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ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline)

Mode D’action

Le mode d'action du chlorhydrate de sertraline serait lié à sa capacité d'inhiber le recaptage de la sérotonine par les neurones. Il n'agit que faiblement sur le recaptage neuronal de la noradrénaline et de la dopamine. Chez l'humain, les doses thérapeutiques du chlorhydrate de sertraline inhibent le recaptage de la sérotonine dans les plaquettes.

Comme la plupart des antidépresseurs efficaces, le chlorhydrate de sertraline régularise à la baisse les récepteurs cérébraux de la noradrénaline et de la sérotonine chez l'animal. À l'issue des études portant sur la fixation aux récepteurs, le chlorhydrate de sertraline n'a pas révélé d'affinité notable pour les points de fixation adrénergiques (alpha1, alpha2 et bêta), cholinergiques, dopaminergiques, histaminergiques, sérotoninergiques (5-HT1A, 5-HT1B et 5‑HT2) et enfin, pour ceux du GABA et de la benzodiazépine.

Au cours des études comparatives avec placebo menées chez des volontaires sains, ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) n'a pas entraîné de somnolence et il n'a pas altéré les capacités psychomotrices.

Pharmacocinétique : On a observé qu'après l'administration répétée d'une seule dose quotidienne de 200 mg, par voie orale, la concentration plasmatique maximale (Cmax) de la sertraline est atteinte en l'espace de 6 à 8 heures, qu'elle se chiffre à 0,19 µg/mL et que l'aire sous la courbe de la concentration en fonction du temps (ASC) est de 2,8 mg·h/L. Pour la déméthylsertraline, la Cmax est de 0,14 µg/mL, la demi-vie de 65 heures et l'ASC de 2,3 mg·h/L. Après l'administration orale simple ou répétée d'une dose quotidienne variant entre 50 et 400 mg/jour, la demi-vie d'élimination terminale est de 26 heures en moyenne. Dans la gamme posologique thérapeutique de la sertraline, soit de 50 à 200 mg/jour on a mis en évidence une pharmacocinétique linéaire en fonction de la dose.

Il semble que les aliments entraînent une hausse de la biodisponibilité d'environ 40 %; on recommande donc d'administrer ZOLOFT aux repas.

La sertraline est largement métabolisée en N-déméthylsertraline, laquelle n'exerce qu'un effet thérapeutique négligeable. La sertraline et la N-déméthylsertraline subissent toutes deux une désamination oxydative suivie d'une réduction, d'une hydroxylation et d'une glucuronoconjugaison. L'excrétion biliaire des métabolites est importante.

La sertraline se lie aux protéines plasmatiques dans une proportion de 98 % environ. On n'a pas encore entièrement évalué les interactions entre la sertraline et les autres médicaments comportant un taux élevé de fixation aux protéines (voir PRÉCAUTIONS).

La pharmacocinétique de la sertraline ne semble pas varier, quel que soit l'âge du patient. Après l'administration de doses multiples chez des personnes âgées, on a constaté que la concentration plasmatique de la N-déméthylsertraline avait triplé; cependant, on ignore la portée clinique de cette observation.

Les analyses effectuées pour vérifier si la réponse au traitement pouvait varier en fonction du sexe ont été négatives.

Maladies hépatiques et rénales : La pharmacocinétique de la sertraline chez les patients souffrant d'un dysfonctionnement hépatique ou rénal important a été évaluée (voir PRÉCAUTIONS et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Essais cliniques

Trouble panique : On a mené quatre essais cliniques comparatifs avec placebo – deux à doses fixes et deux à doses variables – pour évaluer l'efficacité de ZOLOFT pour le traitement du trouble panique. On a noté dans la dernière semaine du traitement, lors des deux essais à doses variables et de l'un des essais à doses fixes (soit, la 10e ou la 12e semaine, selon l'étude), une différence statistiquement significative en faveur de ZOLOFT entre les groupes-sertraline et les groupes témoins sur le plan de la diminution moyenne du nombre d'attaques de panique avérées depuis le début du traitement (analyse avec report en aval de la dernière observation). Étant donné que les deux essais à doses variables avaient été menés à partir du même protocole, il a été possible d'en regrouper les données. Au début de l'essai, le nombre hebdomadaire moyen d'attaques de panique avérées était de 6,2 (N = 167) chez le groupe traité par ZOLOFT et de 5,4 (N = 175) chez le groupe témoin. La 10e semaine (analyse avec report en aval de la dernière observation), le nombre hebdomadaire d'attaques de panique avait diminué de 4,9 par rapport au début de l'essai chez le groupe-sertraline et de 2,5 chez le groupe témoin. Lors de l'évaluation finale, 69 % des patients du groupe-sertraline contre 57 % des patients du groupe témoin n'avaient plus d'attaques de panique. La dose quotidienne moyenne administrée durant la dernière semaine des essais à doses variables était de 120 mg (min.-max. : 25-200 mg). En ce qui concerne les études à doses fixes, la corrélation entre les effets du médicament et la dose administrée (de 50 à 200 mg/j) n'a pas été clairement établie.

Trouble obsessionnel-compulsif : On a mené cinq essais cliniques comparatifs avec placebo chez des adultes – quatre à doses variables (50 à 200 mg/j) et un à doses fixes (50, 100 ou 200 mg/j) – d’une durée de 8 à 16 semaines, afin d’évaluer l’efficacité de ZOLOFT pour le traitement du trouble obsessionnel-compulsif. Dans trois des études à doses variables et chez deux groupes (50 et 200 mg) de l’étude à doses fixes, ZOLOFT s’est révélé supérieur au placebo quant à la variation moyenne des scores, entre le début et la fin des essais, aux échelles d’évaluation des obsessions et des compulsions de Yale-Brown ou du National Institute of Mental Health (analyse avec report en aval de la dernière observation). Lors des études à doses fixes, la corrélation entre l’effet du médicament et la dose administrée (de 50 à 200 mg/j) n'a pas été clairement établie. Durant la dernière semaine des essais à doses variables, la dose quotidienne moyenne administrée a varié, selon l’essai, entre 124 et 180 mg.

Indications Et Usage Clinique

Adultes

Dépression

ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) est indiqué pour soulager les symptômes de la dépression. Cependant, l'effet antidépresseur de la sertraline chez les malades déprimés hospitalisés n'a pas encore fait l'objet d'études suffisantes.

Selon une étude comparative avec placebo d'une durée de plus de 44 semaines, menée en Europe chez des sujets ayant répondu favorablement à la sertraline, ce médicament pourrait être utile pour un traitement d'entretien permettant de prévenir la réapparition des symptômes dépressifs.

Cependant, à cause de certaines restrictions méthodologiques, on doit se garder de tirer des conclusions sur la prolongation du traitement à partir des résultats de cette étude.

Trouble panique

ZOLOFT est indiqué pour le soulagement symptomatique du trouble panique avec ou sans agoraphobie. On a démontré l'efficacité de ZOLOFT par des essais comparatifs d'une durée de 10 à 12 semaines chez des patients souffrant du trouble panique selon les critères diagnostiques du DSM-III-R.

On n'a pas mené d'essais comparatifs avec placebo pour évaluer systématiquement l'efficacité à long terme de ZOLOFT (c’est-à-dire pendant plus de 12 semaines) pour le soulagement symptomatique du trouble panique. Par conséquent, les médecins qui décident de prescrire ZOLOFT pour une période prolongée devraient réévaluer l'efficacité du traitement à intervalles réguliers.

Trouble obsessionnel-compulsif

ZOLOFT est indiqué pour le soulagement symptomatique du trouble obsessionnel-compulsif (TOC). Les obsessions ou les compulsions doivent causer une détresse marquée, être perçues comme étant irrépressibles, occasionner une perte de temps considérable ou entraver de façon notable les activités sociales ou professionnelles du sujet.

On n'a pas mené d'essais comparatifs avec placebo pour évaluer systématiquement l'efficacité à long terme de ZOLOFT (c’est-à-dire pendant plus de 12 semaines) pour le soulagement symptomatique du TOC. Par conséquent, les médecins qui décident de prescrire ZOLOFT pour une période prolongée devraient réévaluer l'efficacité du traitement à intervalles réguliers.

Enfants (moins de 18 ans)

ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) n’est pas indiqué chez les enfants de moins de 18 ans (voir MISE EN GARDE : LIEN POTENTIEL AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIONNELS, COMPRENANT DES COMPORTEMENTS D’AUTODESTRUCTION et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Contre-indications

ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) est contre-indiqué chez les patients hypersensibles à ce médicament.

Avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase

On a rapporté des réactions graves, dont certaines ont été fatales, chez des patients ayant reçu ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) en association avec un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO), y compris avec la sélégiline, un IMAO sélectif, le moclobémide, un IMAO réversible ou IRMAO (inhibiteur réversible de la monoamine oxydase), le linézolide, un antibiotique et un IRMAO non sélectif, et le chlorure de méthylthioninium (bleu de méthylène), un IMAO. Certains cas ont présenté des caractéristiques rappelant le syndrome sérotoninergique. On a rapporté des cas semblables avec d'autres antidépresseurs administrés en concomitance avec un IMAO, ainsi que chez des patients ayant amorcé un traitement par un IMAO peu de temps après l'arrêt d'un autre antidépresseur. Parmi les symptômes d'interaction médicamenteuse entre un ISRS et un IMAO, on compte  l'hyperthermie, la rigidité, la myoclonie, l'instabilité du système nerveux autonome pouvant s'accompagner de fluctuations rapides des signes vitaux, une altération de l'état mental pouvant se manifester par de la confusion, de l'irritabilité et une très grande agitation évoluant vers le délire et le coma. Par conséquent, il est déconseillé d'administrer ZOLOFT en concomitance avec un IMAO. On doit attendre 14 jours au moins après l'arrêt du traitement par un IMAO avant d'amorcer un traitement par ZOLOFT et vice versa.

Avec le pimozide

L'emploi concomitant de ZOLOFT et du pimozide est contre-indiqué parce qu’on a constaté que ZOLOFT augmentait la concentration plasmatique de pimozide. Or, une élévation de la concentration de pimozide dans le sang peut provoquer un allongement de l'intervalle QT et des arythmies sévères, y compris des torsades de pointes (voir PRÉCAUTIONS et PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR).

Mises En Garde Et Précautions

LIEN POTENTIEL AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIONNELS, COMPRENANT DES COMPORTEMENTS D’AUTODESTRUCTION.

  • Enfants : Données obtenues lors d’essais cliniques comparatifs avec placebo
    Des analyses récentes des bases de données sur l’innocuité provenant d’essais cliniques comparatifs avec placebo sur les ISRS et d’autres antidépresseurs récents laissent croire que l’emploi de ces médicaments chez des patients de moins de 18 ans peut être associé à des changements comportementaux et émotionnels, notamment une augmentation du risque d’idées et de comportements suicidaires par rapport au placebo.
  • Le faible nombre de sujets par groupe dans la base de données provenant d’essais cliniques, de même que la variabilité des taux obtenus dans les groupes placebo, ne permettent pas de tirer de conclusions définitives sur les marges d’innocuité relatives de ces médicaments.
  • Adultes et enfants : données additionnelles
    On a signalé, relativement aux ISRS et à d’autres antidépresseurs récents, au cours des essais cliniques et depuis leur mise sur le marché, des cas de réactions indésirables sévères de type agitation au cours desquels les sujets, enfants ou adultes, se sont infligé du mal ou en ont infligé à d’autres. Les effets indésirables de type agitation comprennent l’acathisie, l’agitation, la désinhibition, la labilité émotionnelle, l’hostilité, l’agressivité et la dépersonnalisation. Dans certains cas, ces réactions sont apparues plusieurs semaines après le début du traitement.

Une surveillance clinique rigoureuse doit être exercée afin de déceler les signes d’idées ou de comportements suicidaires chez tous les patients, peu importe leur âge. Il faut surveiller, entre autres, l’apparition de changements émotionnels ou comportementaux de type agitation.

Dans une méta-analyse d’essais cliniques comparatifs avec placebo dirigée par la FDA et portant sur des adultes de 18 à 24 ans atteints de troubles psychiatriques, le risque de comportement suicidaire s’est révélé plus élevé chez les sujets sous antidépresseur que chez les sujets sous placebo.

Les familles et les aidants des patients sous ZOLOFT doivent être avisés de la nécessité de surveiller l’apparition d’agitation, d’anxiété, d’attaques de panique, d’hostilité, d’irritabilité, d’hypomanie, de manie, de changements inhabituels du comportement ou d’autres symptômes, de même que la survenue de tendances suicidaires surtout dans les premières semaines suivant le début du traitement ou un changement de dose. On devrait signaler ces symptômes sans délai à l’équipe soignante. La surveillance doit comprendre une observation quotidienne par les familles et les aidants.

Symptômes de sevrage

Les patients qui suivent un traitement par ZOLOFT NE doivent PAS l’interrompre brusquement, en raison du risque de symptômes de sevrage. On recommande donc, lorsque le médecin décide de cesser le traitement par un ISRS ou un autre antidépresseur récent, de réduire graduellement la dose, au lieu d’arrêter le traitement brusquement.

Inhibiteurs de la monoamine oxydase :

voir CONTRE-INDICATIONS.

Risque de fracture

Selon les études épidémiologiques, le risque de fracture augmenterait après l’administration de certains antidépresseurs, y compris les ISRS/les IRSN. Ce risque serait plus élevé au début du traitement; on a également observé un risque accru de fracture à des stades plus avancés du traitement. On doit envisager la possibilité d’une fracture lorsqu’on prend en charge des patients traités par ZOLOFT. Il faut donc informer les personnes âgées et les patients présentant des risques importants de fracture que des effets indésirables augmentant l’éventualité d’une chute, comme des étourdissements et une hypotension orthostatique, peuvent survenir surtout au début du traitement, mais aussi peu de temps après la fin de l’administration du médicament. Selon les données préliminaires d’études d’observation, il y aurait une corrélation entre l’administration d’ISRS/d’IRSN et une perte de densité osseuse chez les femmes et les hommes âgés. En attendant que l’on dispose d’autres données, on ne peut exclure la possibilité qu’un traitement à long terme avec un ISRS/un IRSN, y compris ZOLOFT, ait un effet sur la densité osseuse, ce qui devrait être pris sérieusement en considération chez les patients atteints d’ostéoporose ou présentant d’autres facteurs de risque important de fracture.

Saignements anormaux

La prise d’un ISRS ou d’un IRSN, y compris ZOLOFT, peut augmenter le risque d’hémorragie en entravant l’agrégation plaquettaire. La prise concomitante d’acide acétylsalicylique (AAS), d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), de warfarine et d’autres anticoagulants peut accroître ce risque encore davantage. Des comptes rendus de cas et des résultats d’études épidémiologiques (de cohortes ou cas-témoins) ont mis en évidence une corrélation entre la prise de médicaments qui interfèrent avec le recaptage de la sérotonine et la survenue d'hémorragies digestives. Les réactions hémorragiques associées à l’emploi d’un ISRS ou d’un IRSN allaient des ecchymoses, hématomes, épistaxis et pétéchies aux hémorragies mettant la vie du patient en danger.

Il faut mettre les patients en garde contre le risque d’hémorragie lié à la prise concomitante de ZOLOFT et d’AINS, d’AAS ou d’autres médicaments ayant un effet sur la coagulation (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Avec les médicaments ayant un effet sur la fonction plaquettaire). La prudence s’impose aussi chez les patients ayant des antécédents de trouble hémorragique ou une affection les prédisposant aux hémorragies (p. ex., thrombopénie).

Accès maniaques et hypomaniaques

Au cours des essais cliniques menés auprès de patients déprimés, on a observé des accès maniaques ou hypomaniaques chez environ 0,6 % des patients traités par ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline). On a également rapporté de tels accès chez une petite fraction des patients souffrant d'un trouble affectif majeur, qui prenaient un des antidépresseurs déjà sur le marché.

Acathisie

L’utilisation de sertraline a été associée à l’apparition d’une acathisie (agitation psychomotrice), un trouble caractérisé par un besoin subjectivement déplaisant ou angoissant de bouger, souvent accompagné d’une incapacité à rester immobile ou assis. Ces symptômes sont plus susceptibles d’apparaître pendant les premières semaines du traitement. Chez les patients qui présentent ces symptômes, une augmentation de la dose peut être nocive.

Cancérogenèse

À l'issue des études de cancérogenèse effectuées chez la souris de souche CD-1, l'administration de doses de sertraline allant jusqu'à 40 mg/kg a entraîné une hausse proportionnelle à la dose de la fréquence des adénomes hépatiques chez les souris mâles. Or, le taux d'apparition spontanée de l'adénome hépatique chez la souris CD-1 est très variable. On ne connaît pas l'importance clinique de cette observation.

Atteinte cardiovasculaire

ZOLOFT n'a pas été administré à grande échelle ni évalué systématiquement chez les patients venant de faire un infarctus du myocarde ou souffrant d'une cardiopathie instable. Cependant, on a évalué les électrocardiogrammes de 1006 patients à qui on avait administré ZOLOFT au cours d'essais à double insu; selon ces données, ZOLOFT n'entraînerait pas d'altérations d'importance clinique de l'ECG.

À l'issue des études comparatives avec placebo, la fréquence des variations d'importance clinique (± 15‑20 mmHg) de la tension artérielle était similaire entre les patients traités par ZOLOFT et les témoins.

Allongement de l’intervalle QTc et torsade de pointes

La sertraline a entraîné un allongement proportionnel à sa concentration de l’intervalle QTc (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Électrophysiologie cardiaque). Des cas d’allongement de l’intervalle QTc et de torsade de pointes ont été signalés après la commercialisation de la sertraline, y compris aux doses thérapeutiques.

Les torsades de pointes sont une forme de tachyarythmie ventriculaire polymorphe. En général, le risque de torsade de pointes augmente avec l’ampleur de l’allongement de l’intervalle QTc qu’entraîne le médicament. Une torsade de pointes peut être asymptomatique ou encore, le sujet peut avoir des étourdissements ou des palpitations, faire une syncope ou des convulsions. Des torsades de pointes soutenues peuvent évoluer vers la fibrillation ventriculaire pour aboutir à la mort subite par arrêt cardiaque.

Pour la plupart, ces événements se sont produits en présence d’autres facteurs de risque, comme des affections concomitantes, la prise de médicaments réputés perturber l’équilibre électrolytique ou allonger l’intervalle QT, et le surdosage.

Il convient de prescrire avec prudence la sertraline aux patients exposés à un plus grand risque d’allongement de l’intervalle QT, y compris, mais sans s’y limiter, aux patients chez qui l’on soupçonne que le risque de torsades de pointes est plus élevé que la normale sous l’effet de médicaments pouvant prolonger l’intervalle QTc, aux patients atteints d’une affection cardiovasculaire ou présentant des antécédents familiaux d’allongement de l’intervalle QT, ou encore à ceux qui prennent des agents réputés allonger l’intervalle QT, surtout s’ils sont exposés à un tel risque (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES et SURDOSAGE).

Dans la population générale, les facteurs de risque de torsades de pointes comprennent, sans s’y limiter : le fait d’être une femme, l’âge avancé (≥ 65 ans); un intervalle QT/QTc déjà plus long que la normale; la présence de variantes génétiques ayant un effet sur les canaux ioniques cardiaques ou les protéines régulatrices, particulièrement le phénotype du syndrome du QT long congénital; les antécédents familiaux de mort subite d’origine cardiaque survenue avant l’âge de 50 ans; les cardiopathies (p. ex., ischémie ou infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive, hypertrophie ventriculaire gauche, cardiomyopathie, trouble de la conduction); les antécédents d’arythmie (surtout les arythmies ventriculaires, la fibrillation auriculaire ou le rétablissement récent du rythme normal à la suite d’un épisode de fibrillation auriculaire); les déséquilibres électrolytiques (p. ex., hypokaliémie, hypomagnésémie, hypocalcémie) ou des troubles qui risquent de causer des déséquilibres électrolytiques (p. ex., troubles alimentaires); la bradycardie (moins de 50 battements par minute); les accidents neurologiques aigus (p. ex., hémorragie cérébrale ou sous-arachnoïdienne, accident vasculaire cérébral, traumatisme intracrânien); le diabète; et les atteintes du système nerveux autonome.

Les professionnels de la santé qui prescrivent des médicaments allongeant l’intervalle QTc doivent informer les patients de la nature des variations électrocardiographiques que ces médicaments peuvent causer et de leurs conséquences, des maladies et des troubles sous-jacents qui sont considérés comme des facteurs de risque, des interactions médicamenteuses établies ou prévisibles, des symptômes évocateurs d’une arythmie, des mesures de prise en charge du risque et de toute autre considération pertinente concernant l’utilisation du médicament.

Diabète ou déséquilibre glycémique

Des nouveaux cas de diabète ont été signalés chez des patients prenant un ISRS, y compris ZOLOFT. Un déséquilibre glycémique, dont l’hypoglycémie et l’hyperglycémie, a également été rapporté chez des patients atteints ou non de diabète. On doit donc surveiller les patients pour détecter la survenue d’éventuels signes et symptômes de fluctuation de la glycémie. Les patients diabétiques doivent faire l’objet d’un suivi particulier quant à leur glycémie; une modification de la dose d’insuline ou de l’hypoglycémiant oral pris en concomitance pourrait s’avérer nécessaire.

Arrêt du traitement par ZOLOFT

Lorsqu'un traitement par ZOLOFT est arrêté, il faut exercer une surveillance étroite des patients pour déceler tout symptôme qui pourrait être associé à l’arrêt du traitement (p.ex., étourdissements, rêves anormaux, troubles sensoriels – incluant les paresthésies et une sensation de chocs électriques – agitation, anxiété, fatigue, confusion, céphalées, tremblements, nausées, vomissements et sudation, ou d’autres symptômes qui pourraient être d’importance clinique) (voir EFFETS INDÉSIRABLES). On recommande de réduire graduellement la dose sur plusieurs semaines, au lieu d’arrêter brusquement le traitement, si possible. Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou à l’arrêt complet du traitement, il faut ajuster la dose en fonction de la réponse clinique du patient (voir EFFETS INDÉSIRABLES et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Électroconvulsivothérapie

On n'a pas effectué d'études cliniques sur l'association des électrochocs avec ZOLOFT.

Atteinte hépatique

ZOLOFT est largement métabolisé par le foie. On a effectué une étude pharmacocinétique portant sur l'administration d'une dose unique chez des patients atteints d'une cirrhose bénigne et stable. L'étude a mis en évidence une prolongation de la demi-vie d'élimination de ZOLOFT et une augmentation de l'ASC comparativement aux sujets sains. Les effets de ZOLOFT n’ont pas été étudiés dans les cas de dysfonctionnement hépatique modéré ou sévère. Par conséquent, on doit faire preuve de prudence quand on administre ZOLOFT à des patients atteints d'une hépatopathie. Le cas échéant, on devrait songer à administrer une dose plus faible ou à espacer les doses (voir MODE D’ACTION et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Hyponatrémie

L’hyponatrémie peut résulter de l’emploi d’un ISRS ou d’un IRSN, y compris la sertraline. De nombreux cas d’hyponatrémie semblent être attribuables à un syndrome de Schwartz-Bartter (sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique). Des cas de patients dont le taux sérique de sodium était inférieur à 110 mmol/L ont été signalés. Les personnes âgées sont plus exposées au risque d’hyponatrémie associé à l’emploi d’un ISRS ou d’un IRSN. Les personnes qui prennent des diurétiques et les patients présentant une déplétion volumique pourraient également être exposées à un risque plus élevé (voir Administration aux personnes âgées). On a rapporté plusieurs cas d’hyponatrémie, qui ont semblé se résorber à l’arrêt du traitement par la sertraline. Il faut envisager l’arrêt du traitement par la sertraline chez les patients qui présentent des signes ou des symptômes d’hyponatrémie et instaurer le traitement médical approprié.

Parmi les signes et les symptômes d’hyponatrémie, on compte : les céphalées, les difficultés de concentration, les troubles de la mémoire, la confusion, des faiblesses et un manque d’équilibre pouvant occasionner des chutes. Dans les cas les plus sévères ou aigus, on note : les hallucinations, la syncope, les crises convulsives, le coma, l’arrêt respiratoire et la mort.

Induction des enzymes microsomiques

On a démontré que ZOLOFT entraîne une induction des enzymes hépatiques d'après la baisse de la demi-vie de la phénazone. Le degré d'induction reflète cependant une modification du métabolisme hépatique dénuée d'importance clinique.

Risques professionnels

Tout psychotrope peut altérer le jugement, la pensée et les capacités motrices; par conséquent, on doit recommander au patient d'éviter de conduire ou de faire fonctionner des machines qui peuvent être dangereuses jusqu'à ce qu'il soit en mesure de juger si le médicament altère ou non ses facultés.

Fonction visuelle

Glaucome à angle fermé

Comme les autres antidépresseurs, ZOLOFT peut causer une mydriase pouvant entraîner l’apparition d’un glaucome à angle fermé chez les patients dont les angles oculaires sont étroits sur le plan anatomique. Les professionnels de la santé doivent recommander aux patients d’obtenir une aide médicale d’urgence en présence de douleur oculaire, de modifications de la vision d’enflure ou de rougeur touchant l’intérieur ou le contour de l’œil.

Dépendance physique ou psychique

Lors d’une étude comparative avec placebo, en double insu et avec répartition aléatoire visant à comparer le risque d’usage abusif de ZOLOFT à celui de l’alprazolam et de la d‑amphétamine chez l’humain, ZOLOFT n’a pas entraîné les signes subjectifs d’abus potentiel déjà observés dans le cas des deux autres médicaments (p. ex., euphorie, attrait pour la substance). L’expérience clinique acquise avant la commercialisation de ZOLOFT n’a pas occasionné de comportements témoignant d’une quête du médicament. Chez les animaux de laboratoire, ZOLOFT n’a pas de potentiel d’abus lié à des effets stimulants ou à des effets dépresseurs (analogues à ceux des barbituriques) du SNC. Cependant, comme avec tout médicament agissant sur le SNC, les médecins doivent évaluer les patients avec soin pour connaître tout antécédent d’abus de drogues et, le cas échéant, les observer de près, afin de déceler tout signe d’emploi abusif de ZOLOFT (p. ex. : apparition d’une tolérance, augmentation de la dose ou quête du médicament).

Fonction plaquettaire

On a rapporté de rares cas d'altération de la fonction plaquettaire et d'anomalies des résultats de laboratoire chez des patients qui prenaient ZOLOFT. Bien qu'on ait rapporté des cas de saignements anormaux ou de purpura chez plusieurs patients traités par ZOLOFT, on n'a pu établir avec certitude s'il existait un lien de cause à effet entre ces anomalies et la prise de ZOLOFT (voir PRÉCAUTIONS, Saignements anormaux).

Atteinte rénale

Étant donné que ZOLOFT est largement métabolisé, l'excrétion du médicament dans l'urine sous forme inchangée constitue une voie d'élimination de peu d'importance. Chez des patients souffrant d’un dysfonctionnement rénal léger à modéré (clairance de la créatinine de 30 à 60 mL/min) ou modéré à sévère (clairance de la créatinine de 10 à 29 mL/min) ayant reçu des doses multiples de sertraline, les paramètres pharmacocinétiques (AUC0-24 ou Cmax) n’ont pas varié de façon significative par rapport à ceux des témoins. Les demi-vies se sont révélées comparables et on n’a noté aucune différence en ce qui a trait au taux de fixation aux protéines plasmatiques entre les groupes étudiés. Cette étude confirme qu’étant donné le faible taux d’excrétion rénale de la sertraline, il n’est pas nécessaire d’adapter la posologie en fonction du degré de l’atteinte rénale.

Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques

Il est arrivé, quoique rarement, que des manifestations s'apparentant au syndrome sérotoninergique ou au syndrome malin des neuroleptiques soient signalées durant le traitement par ZOLOFT, en particulier lorsque celui-ci était administré en concomitance avec d'autres médicaments sérotoninergiques et/ou des neuroleptiques et d’autres antagonistes de la dopamine. Comme ces syndromes peuvent entraîner des troubles qui risquent de mettre en danger la vie du patient, il faut interrompre le traitement par ZOLOFT à l’apparition d’un ensemble de symptômes évocateurs (tels que hyperthermie, rigidité, myoclonie, instabilité neurovégétative accompagnée parfois de fluctuations rapides des signes vitaux et changements de l'état mental, notamment confusion, irritabilité et agitation extrême évoluant vers le délire et le coma) et instaurer un traitement symptomatique de soutien. À cause du risque de syndrome sérotoninergique ou de syndrome malin des neuroleptiques, il ne faut pas administrer ZOLOFT en association avec un inhibiteur de la MAO (y compris le linézolide, un antibiotique, et le chlorure de méthylthioninium ou bleu de méthylène) ou un précurseur de la sérotonine (comme le L-tryptophane et l’oxitriptan); il faut l’administrer avec prudence ou l’éviter lorsque c’est possible chez les patients qui prennent d’autres médicaments sérotoninergiques (amphétamines, triptans, fenfluramine, lithium, tramadol, millepertuis, la plupart des antidépresseurs tricycliques, autres antidépresseurs et fentanyl), des neuroleptiques/des antipsychotiques ou d’autres agents antidopaminergiques (voir CONTRE‑INDICATIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Crises épileptiques

On n'a pas étudié l'effet de ZOLOFT chez les sujets souffrant de crises épileptiques. En effet, on a exclu ces patients des essais cliniques effectués avant la mise sur le marché de ZOLOFT. Par ailleurs, on n’a signalé aucune crise épileptique parmi les quelque 3 000 patients traités par ZOLOFT durant les essais cliniques sur le traitement de la dépression. Cependant, durant les essais cliniques sur le traitement du trouble obsessionnel-compulsif, 4 patients, sur les quelque 1800 qui ont pris de la sertraline (parmi lesquels 220 étaient âgés de moins de 18 ans), ont eu des crises épileptiques, ce qui équivaut, grosso modo, à une fréquence de 0,2 %. Trois de ces patients étaient des adolescents; deux d’entre eux souffraient déjà de crises épileptiques et le troisième avait des antécédents familiaux de crises épileptiques, mais aucun ne prenait d’anticonvulsivant. Par conséquent, chez les patients souffrant d’épilepsie, un traitement par ZOLOFT doit être amorcé avec prudence. On doit l’éviter chez les patients épileptiques dont l’état est instable; les patients dont l’épilepsie est maîtrisée et qui prennent ZOLOFT doivent être suivis de près. Par ailleurs, l’administration de ZOLOFT devrait être immédiatement interrompue chez tout patient présentant des convulsions.

Suicide

Le risque de suicide qui est inhérent à la dépression peut persister jusqu'à la venue d'une phase notable de rémission. Par conséquent, les patients très vulnérables doivent faire l'objet d'une surveillance attentive tout au long du traitement. Il est même recommandé de songer à la possibilité d'hospitaliser le malade au besoin. Il faut souligner qu’aucun lien de causalité n’a été établi entre l’administration d’ISRS et d’autres antidépresseurs de la nouvelle génération et les comportements d’autodestruction ou de destruction envers les autres. Afin de réduire les risques de surdose, il est recommandé de prescrire la plus petite quantité possible de ZOLOFT qui soit compatible avec une démarche thérapeutique adéquate (voir MISE EN GARDE : LIEN POTENTIEL AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIONNELS, COMPRENANT DES COMPORTEMENTS D’AUTODESTRUCTION).

Ces mêmes précautions s’imposent également dans le cas du trouble obsessionnel-compulsif et du trouble panique puisqu’il a été démontré que ces deux affections s’accompagnent souvent de dépression.

POPULATIONS PARTICULIÈRES

Fertilité chez l’homme

Les données concernant les animaux indiquent que certains ISRS peuvent altérer la qualité du sperme. Des rapports font état de modifications réversibles de la qualité du sperme chez l’humain avec certains ISRS. Les conséquences de ces observations sur la fertilité humaine n’ont pas été élucidées.

Administration à la femme enceinte ou qui allaite

On n'a pas encore établi l'innocuité de ZOLOFT durant la grossesse et l'allaitement. Par conséquent, on déconseille de l'administrer aux femmes en âge de procréer et aux mères qui allaitent sauf si, de l'avis du médecin, les bienfaits escomptés pour la mère l'emportent sur les risques auxquels le fœtus pourrait être exposé.

L’exposition à un ISRS durant le dernier trimestre de grossesse pourrait s’accompagner d’un risque accru d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) persistante chez le nouveau-né. Dans la population générale, l’HTAP persistante touche de 1 à 2 naissances vivantes sur 1 000 et elle s’associe à une morbidité et une mortalité fœtales et néonatales importantes. Selon une étude cas-témoin rétrospective menée auprès de 377 femmes dont les nourrissons étaient nés avec une HTAP persistante et de 836 femmes dont les nourrissons étaient nés en bonne santé, le risque d’HTAP persistante était environ six fois plus élevé chez les nourrissons ayant été exposés à un ISRS après la 20e semaine de grossesse que chez les nourrissons qui n’avaient pas été exposés à un antidépresseur pendant la grossesse. Une étude menée chez 831 324 nourrissons nés en Suède entre 1997 et 2005 a révélé un rapport des risques instantanés d’HTAP persistante de 2,4 (IC à 95 % : 1,2-4,3) chez les nourrissons dont la mère disait avoir pris un ISRS « au début de la grossesse » et de 3,6 (IC à 95 % : 1,2-8,3) chez ceux dont la mère disait avoir pris un ISRS n’importe quand durant la grossesse, c’est-à-dire soit « au début de la grossesse », soit « à la fin de la grossesse ».

Dans le cadre du programme de pharmacovigilance, on a rapporté quelques cas de nouveau-nés qui, exposés à ZOLOFT, à des ISRS (inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine) ou à d’autres antidépresseurs récents à la fin du troisième trimestre de la grossesse, ont eu des complications nécessitant une hospitalisation prolongée, une assistance respiratoire et une alimentation par sonde. De telles complications peuvent survenir dès la naissance. Les signes observés sont : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, instabilité de la température corporelle, difficulté à s’alimenter, vomissements, hypoglycémie, hypotonie, hypertonie, hyperréflectivité, tremblements, anxiété, irritabilité et pleurs constants. Ils correspondent soit à ceux d’un effet toxique direct des ISRS ou des autres antidépresseurs récents soit, peut-être, à ceux d’un syndrome de sevrage. Il est important de noter que, dans certains cas, le tableau clinique concorde avec un syndrome sérotoninergique (voir PRÉCAUTIONS – inhibiteurs de la monoamine oxydase). Lorsque ZOLOFT est prescrit à une femme à la fin du troisième trimestre de la grossesse, le médecin doit évaluer soigneusement les risques potentiels et les bienfaits du traitement (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Effet sur le travail et l'accouchement

On ne connaît pas l'effet de ZOLOFT sur le travail et l'accouchement chez la femme.

Administration chez l'enfant

On n'a pas encore établi l'innocuité et l'efficacité de ZOLOFT chez les moins de 18 ans. ZOLOFT n’est pas recommandé chez cette population.

Il existe peu de données sur l’innocuité du traitement de longue durée chez les enfants et les adolescents, y compris en ce qui concerne la croissance, la maturation sexuelle et le développement cognitif et comportemental (voir TOXICOLOGIE, Toxicité à long terme et cancérogenèse, Étude chez le jeune rat).

Administration aux personnes âgées

On a fait l'essai thérapeutique de ZOLOFT, administré de façon répétée à 462 personnes âgées ( ≥ 65 ans) souffrant d'un trouble dépressif. L'expression des effets indésirables chez ces dernières s'est révélée comparable à celle observée chez des personnes plus jeunes.

Les ISRS et les IRSN, y compris ZOLOFT, ont été associés à des cas d’hyponatrémie d’importance clinique chez des patients âgés, qui risquent peut-être davantage de présenter cet effet indésirable (voir PRÉCAUTIONS, Hyponatrémie).

Administration aux patients souffrant d'une affection concomitante

En présence d'une affection générale : Les données cliniques sur l'administration de ZOLOFT en présence de certaines affections générales sont limitées. Par conséquent, il vaut mieux faire preuve de prudence quand on administre ZOLOFT à des patients souffrant d'une maladie qui peut altérer le métabolisme ou la mécanique circulatoire.

Effets Indésirables

Dépression

Au cours des essais cliniques menés durant la phase de mise au point, on a évalué l'effet de ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) chez 1902 personnes souffrant de dépression. Les effets indésirables le plus souvent associés à l'administration de ZOLOFT ont été les suivants : malaises digestifs, y compris des nausées, de la diarrhée ou des selles molles et de la dyspepsie; troubles sexuels chez l'homme (un retard de l'éjaculation surtout); insomnie ou somnolence; tremblements; diaphorèse et sécheresse de la bouche et enfin, étourdissements. Au cours d'une étude comparative avec placebo, à dose fixe, on a observé une hausse proportionnelle à la dose de la fréquence globale des effets indésirables lesquels, pour une large part, se sont manifestés chez les patients ayant reçu une dose de 200 mg.

Le taux d'abandon dû aux effets indésirables s'est chiffré à 15 % chez 2710 sujets traités avec ZOLOFT au cours des essais cliniques à doses multiples menés avant la mise en marché du produit. Les effets le plus souvent associés aux cas d'abandon (rapportés par au moins 1 % des sujets) sont les suivants : agitation, insomnie, troubles sexuels chez l'homme (principalement un retard de l'éjaculation), somnolence, étourdissements, céphalée, tremblements, anorexie, diarrhée ou selles molles, nausées et fatigue. Le tableau 1 énumère les effets indésirables qui sont survenus à une fréquence > 1 % chez les patients adultes atteints de dépression, traités avec ZOLOFT au cours des essais comparatifs, avec placebo et réglage posologique.

TABLEAU 1
FRÉQUENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES ASSOCIÉS AU TRAITEMENT
DANS LES ESSAIS CLINIQUES COMPARATIFS AVEC PLACEBO CHEZ L’ADULTE ATTEINT DE DÉPRESSION*
*
Effets signalés par au moins 1% des patients traités par ZOLOFT.
1.
Taux calculé chez les hommes seulement : 271 sujets ont reçu ZOLOFT et 271 autres, un placebo. On peut diviser les troubles sexuels chez l'homme en 3 catégories : baisse de la libido, impuissance et retard de l'éjaculation. À partir des données accumulées, le taux des troubles de cet ordre chez les hommes traités par ZOLOFT s'est chiffré respectivement à 4,8%, 4,8% et 8,9%. Soulignons que certains patients traités par ZOLOFT ont présenté plus d'un type de troubles sexuels; la somme des fréquences de chaque catégorie est donc supérieure à la fréquence globale des troubles sexuels qui représente le total des sujets affectés.
2.
Taux calculé chez les femmes seulement : 590 sujets ont reçu ZOLOFT et 582, un placebo.
 

Pourcentage de cas signalés

EFFETS INDÉSIRABLES

ZOLOFT
(N = 861)

PLACEBO
(N = 853)

Troubles du système nerveux autonome

Sécheresse de la bouche

16,3

9,3

Diaphorèse

8,4

2,9

Appareil cardiovasculaire

Palpitations

3,5

1,6

Douleurs dans la poitrine

1,0

1,6

Troubles des syst. nerv. central et périph.

Céphalées

20,3

19,0

Étourdissements

11,7

6,7

Tremblements

10,7

2,7

Paresthésies

2,0

1,8

Hypoesthésie

1,7

0,6

Fasciculations

1,4

0,1

Hypertonie

1,3

0,4

Troubles de la peau et des phanères

Éruption cutanée

2,1

1,5

Troubles digestifs

Nausées

26,1

11,8

Diarrhée ou selles molles

17,7

9,3

Constipation

8,4

6,3

Dyspepsie

6,0

2,8

Vomissements

3,8

1,8

Flatulence

3,3

2,5

Anorexie

2,8

1,6

Douleurs abdominales

2,4

2,2

Stimulation de l'appétit

1,3

0,9

Troubles d'ordre général

Fatigue

10,6

8,1

Bouffées vasomotrices

2,2

0,5

Fièvre

1,6

0,6

Lombalgie

1,5

0,9

Troubles métaboliques et nutritionnels

Soif

1,4

0,9

Troubles de l'appareil locomoteur

Myalgie

1,7

1,5

Troubles psychiatriques

Insomnie

16,4

8,8

Troubles sexuels (chez l'homme1)

15,5

2,2

Somnolence

13,4

5,9

Agitation

5,6

4,0

Nervosité

3,4

1,9

Anxiété

2,6

1,3

Bâillements

1,9

0,2

Troubles sexuels (chez la femme2)

1,7

0,2

Troubles de la concentration

1,3

0,5

Troubles de l'appareil reproducteur

Troubles menstruels2

1,0

0,5

Troubles de l'appareil respiratoire

Rhinite

2,0

1,5

Pharyngite

1,2

0,9

Troubles des organes sensoriels

Troubles de la vision

4,2

2,1

Acouphène

1,4

1,1

Dysgueusie

1,2

0,7

Troubles de l'appareil urinaire

Fréquence des mictions

2,0

1,2

Troubles de la miction

1,4

0,5

Trouble panique

Au cours d'essais cliniques comparatifs avec placebo, 430 patients souffrant du trouble panique ont été traités par ZOLOFT, à raison de doses de 25 à 200 mg par jour. Durant le traitement, la plupart des patients ont reçu des doses de 50 à 200 mg par jour. Parmi les effets indésirables dont la fréquence a été d'au moins 5 %, tout en étant au moins deux fois plus élevée que chez les patients du groupe témoin, on compte la diarrhée, des troubles de l'éjaculation (surtout un retard de l'éjaculation), de l'anorexie, de la constipation, une baisse de la libido, de l'agitation et des tremblements.

Dans l'ensemble des patients dont les résultats font partie de la base de données sur l'innocuité de ZOLOFT pour le traitement du trouble panique, 14 % ont abandonné le traitement à cause d'un effet indésirable. Voici les effets qui ont le plus souvent conduit à un arrêt du traitement : les nausées (2,6 %), l'insomnie (2,3 %), la somnolence (2,3 %) et l'agitation (2,1 %).

Trouble obsessionnel-compulsif (TOC)

Au cours d’essais comparatifs avec placebo sur le traitement du TOC, les effets indésirables suivants sont survenus à une fréquence d'au moins 5 % chez les patients traités par ZOLOFT et ils ont été au moins deux fois plus fréquents que chez les patients du groupe placebo : nausées, insomnie, diarrhée, baisse de la libido, anorexie, dyspepsie, troubles de l’éjaculation (retard de l’éjaculation surtout), tremblements et diaphorèse.

Au cours d’essais comparatifs avec placebo sur le traitement du TOC, 10 % des patients traités par ZOLOFT ont cessé le traitement en raison d’un effet indésirable; les nausées (2,8 %), l’insomnie (2,6 %) et la diarrhée (2,1 %) étaient les effets indésirables le plus souvent en cause.

Fréquence des effets indésirables au cours des essais comparatifs chez les adultes atteints de trouble panique ou de TOC

Le tableau 2 énumère les effets indésirables qui sont survenus à une fréquence d'au moins 2 % chez les patients traités par ZOLOFT, au cours d'essais comparatifs avec placebo sur le traitement du trouble panique et du trouble obsessionnel-compulsif. Seuls sont inclus ceux qui sont survenus à une fréquence plus élevée durant la prise de ZOLOFT que durant la prise du placebo.

TABLEAU 2
FRÉQUENCE DES RÉACTIONS INDÉSIRABLES DURANT LE TRAITEMENT DU TROUBLE PANIQUE ET DU TOC AU COURS DES ESSAIS CLINIQUES COMPARATIFS AVEC PLACEBO CHEZ L’ADULTE*
*

Sont inclus dans ce tableau les effets signalés par au moins 2 % des patients traités par ZOLOFT, sauf ceux dont la fréquence était égale ou plus élevée chez les témoins, soit : [trouble panique] céphalées, étourdissements, malaise, douleurs abdominales, troubles de l'appareil respiratoire, pharyngite, flatulence, troubles de la vision, douleur, infection des voies respiratoires supérieures et rêves morbides; [TOC] douleurs abdominales, troubles respiratoires, dépression et amnésie.

1.
Retard de l'éjaculation, surtout; taux calculé chez les hommes seulement; trouble panique : 216 ont reçu ZOLOFT et 134, un placebo; TOC : 296 ont reçu ZOLOFT et 219, un placebo.
2.
Taux calculé chez les hommes seulement; trouble panique : 216 ont reçu ZOLOFT et 134, un placebo; TOC : 296 ont reçu ZOLOFT et 219, un placebo.
 

Pourcentage de cas signalés

Réactions indésirables

TROUBLE PANIQUE

Trouble Obsessionnel-Compulsif

 

ZOLOFT
(N = 430)

PLACEBO
(N = 275)

ZOLOFT
(N = 533)

PLACEBO
(N = 373)

Troubles du SNA

       

Sécheresse de la bouche

15

10

14

9

Diaphorèse

5

1

6

1

Troubles cardiovasculaires

       

Palpitations

-

-

3

2

Douleurs thoraciques

-

-

3

2

Troubles des syst. nerv. central et périph.

       

Tremblements

5

1

8

1

Paresthésies

4

3

3

1

Céphalées

-

-

30

24

Étourdissements

-

-

17

9

Hypertonie

-

-

2

1

Troubles de la peau et des phanères

       

Éruption cutanée

4

3

2

1

Troubles digestifs

       

Nausées

29

18

30

11

Diarrhée

20

9

24

10

Dyspepsie

10

8

10

4

Constipation

7

3

6

4

Anorexie

7

2

11

2

Vomissements

6

3

3

1

Flatulence

-

-

4

1

Augmentation de l’appétit

-

-

3

1

Troubles d'ordre général

       

Fatigue

11

6

14

10

Bouffées vasomotrices

3

1

2

1

Douleurs

-

-

3

1

Douleurs dorsales

-

-

2

1

Troubles métaboliques et nutritionnels

       

Augmentation de poids

-

-

3

0

Troubles de l'appareil locomoteur

       

Arthralgie

2

1

-

-

Troubles psychiatriques

       

Insomnie

25

18

28

12

Somnolence

15

9

15

8

Nervosité

9

5

7

6

Diminution de la libido

7

1

11

2

Agitation

6

2

6

3

Anxiété

4

3

8

6

Troubles de la concentration

3

0

-

-

Dépersonnalisation

2

1

3

1

Rêves morbides

-

-

2

1

Troubles de l’appareil respiratoire

       

Pharyngite

-

-

4

2

Troubles des organes sensoriels

       

Acouphène

4

3

-

-

Vision anormale

-

-

4

2

Dysgueusie

-

-

3

1

Troubles de l'appareil génito-urinaire

       

Troubles de l'éjaculation1

19

1

17

2

Impuissance2

2

1

5

1

Effets indésirables de nature suicidaire signalés durant les essais cliniques portant sur la dépression majeure chez les enfants

D’après une analyse d’innocuité des essais cliniques menés chez des enfants et des adolescents de 6 à 17 ans atteints de troubles dépressifs majeurs, le nombre et le pourcentage de patients chez qui on a signalé des tentatives de suicide ont été les mêmes dans le groupe sertraline (2/189; 1,1 %) et dans le groupe placebo (2/184; 1,1 %), alors que les taux de tentative de suicide correspondants ont été de 1,1 % (2 tentatives chez 2/189 patients) dans le groupe sertraline, et de 1,6 % (3 tentatives chez 2/184 patients) dans le groupe placebo. En ce qui a trait à la catégorie « autres manifestations probablement reliées à des comportements d’autodestruction », qui comprend les idées suicidaires et les comportements d’automutilation comme le fait de s’infliger des coupures, ils sont survenus à une fréquence de 2,1 % (4 cas chez 189 patients) dans le groupe sertraline, et de 0 % dans le groupe placebo.

Dans l’ensemble, le total des tentatives de suicide et autres manifestations probablement reliées à des comportements d’autodestruction s’établit comme suit : 3,2 % ou 6/189 dans le groupe sertraline par rapport à 1,6 % ou 3/184 dans le groupe placebo (voir LIEN POTENTIEL AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIONNELS, COMPRENANT DES COMPORTEMENTS D’AUTODESTRUCTION).

Électrophysiologie cardiaque

Dans une étude comparative avec placebo et agent actif, menée avec répartition aléatoire, permutation en trois périodes et double insu dans le but d’évaluer les effets sur les paramètres de l’ECG, des sujets en bonne santé (N =50) ont reçu des doses croissantes de sertraline durant 6 jours jusqu’à la dose cible de 200 mg 2 f.p.j., qui a été administrée aux jours 7 à 13, et une dose unique de 200 mg au jour 14. Les données d’ECG en série recueillies sur une période de 24 heures au jour 14 ont montré un allongement moyen de l’intervalle QTcF (QTcF = QT/RR0,33) d’environ 6 à 10 ms. La différence maximale par rapport au placebo dans la variation moyenne de l’intervalle QTcF depuis le début de l’étude a été de 9,7 ms (IC à 90 % : 7,6-11,7) à l’évaluation ponctuelle effectuée après 4 heures. L’analyse de la réponse en fonction de l’exposition a révélé une relation positive statistiquement significative entre la variation de l’intervalle QTcF depuis le début de l’étude et la concentration plasmatique de sertraline. La Cmax moyenne (234 ng/mL) observée à la dose suprathérapeutique de 200 mg 2 f.p.j. dans cette étude est légèrement supérieure à la Cmax moyenne de 190 ng/mL relevée à la dose thérapeutique maximale recommandée de 200 mg administrée 1 f.p.j.

Autres faits relevés à l'issue de l'évaluation de ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) avant la mise en marché

Au cours de l'évaluation faite avant la mise en marché, on a administré ZOLOFT de façon répétée à 2710 sujets. L'évaluation a englobé des conditions et des durées d'administration très diverses, car elle incluait divers modes d'étude (avec chevauchement des groupes) : pharmacologie clinique, études en mode libre ou à double insu, études comparatives avec placebo ou non comparatives, études menées chez des patients hospitalisés ou ambulatoires, études à doses fixes ou avec réglage posologique et enfin, études portant sur d'autres indications que la dépression. Les effets indésirables associés au médicament ont été consignés par les expérimentateurs selon leur terminologie propre. Par conséquent, il est impossible d'estimer rationnellement le taux des sujets ayant subi des effets indésirables sans regrouper d'abord les effets indésirables similaires dans des catégories normalisées.

Tous les faits rapportés sont mentionnés, à l'exception de ceux qui figurent dans le tableau 2 ou à la rubrique PRÉCAUTIONS, ainsi que ceux décrits en des termes trop généraux ne permettant pas de les classer.

Il faut souligner que même si ces faits ont été rapportés au cours d'un traitement par ZOLOFT, ce dernier n'en est pas nécessairement la cause.

Troubles du système nerveux autonome – peu fréquents : bouffées vasomotrices, mydriase, ptyalisme, moiteur de la peau; rares : pâleur.

Troubles cardiovasculaires – peu fréquents : étourdissements orthostatiques, hypertension, hypotension, hypotension orthostatique, œdème, œdème déclive, œdème périorbitaire, œdème périphérique, ischémie périphérique, syncope, tachycardie; rares : douleur précordiale, douleur sous-sternale, aggravation de l'hypertension, infarctus du myocarde et varices.

Troubles des systèmes nerveux central et périphérique – fréquents : confusion; peu fréquents : ataxie, troubles de la coordination, troubles de la marche, hyperesthésie, hypercinésie, hypocinésie, migraine, nystagmus et vertige; rares : anesthésie locale, coma, convulsions, dyskinésie, dysphonie, hyporéflexie, hypotonie et ptosis.

Atteintes de la peau et des phanères – peu fréquentes : acné, alopécie, prurit, éruption érythémateuse, éruption maculopapuleuse, sécheresse de la peau; rares : éruption vésiculeuse, dermatite, érythème polymorphe, texture anormale des cheveux, hypertrichose, réaction de photosensibilité, éruption folliculaire, décoloration de la peau, odeur anormale de la peau et urticaire.

Troubles de l'appareil endocrinien – rares : exophtalmie et gynécomastie.

Troubles de l'appareil digestif – peu fréquents : dysphagie et éructations; rares : diverticulite, incontinence fécale, gastrite, gastro-entérite, glossite, hyperplasie des gencives, hémorroïdes, hoquet, hémorragie gastro-intestinale. méléna, ulcère gastro-duodénal hémorragique, proctite, stomatite, stomatite ulcéreuse, ténesme, œdème de la langue et ulcération de la langue.

Troubles d'ordre général – fréquents : réaction allergique, allergie, asthénie; peu fréquents : malaise, œdème généralisé, frissons, amaigrissement, gain de poids; rares : augmentation du volume de l'abdomen, haleine fétide, otite moyenne et aphte buccal.

Troubles hématopoïétiques et lymphatiques – peu fréquents : lymphadénopathie et purpura; rares : anémie, hémorragie de la chambre antérieure de l'œil.

Troubles métaboliques et nutritionnels – rares : déshydratation, hypercholestérolémie et hypoglycémie.

Troubles de l'appareil locomoteur – peu fréquents : arthralgie, arthrose, dystonie, crampes et faiblesses musculaires; rares : hernie.

Troubles psychiatriques – peu fréquents : rêves inhabituels, agressivité, amnésie, apathie, délire, dépersonnalisation, dépression, aggravation de la dépression, instabilité émotive, euphorie, hallucinations, névrose, réaction paranoïde, tentative de suicide (y compris les pensées suicidaires), bruxisme, idéation anormale; rares : hystérie, somnambulisme et réactions de sevrage.

Troubles de l'appareil reproducteur – peu fréquents : dysménorrhée2, saignements intermenstruels2; rares : aménorrhée2, balanoposthite1, hypertrophie des seins2, douleurs mammaires2, leucorrhée2, ménorragie2 et vaginite atrophiante2.

  1. Taux relevé chez 1005 hommes
  2. Taux relevés chez 1705 femmes

Troubles de l'appareil respiratoire – peu fréquents : bronchospasmes, toux, dyspnée et épistaxis; rares : bradypnée, hyperventilation, sinusite et stridor.

Troubles des organes sensoriels – peu fréquents : troubles de l'accommodation, conjonctivite, diplopie, otalgie, douleur oculaire et xérophtalmie; rares : troubles de la sécrétion lacrymale, photophobie et déficit du champ visuel.

Troubles de l'appareil urinaire – peu fréquents : dysurie, œdème de la face, nycturie, polyurie et incontinence urinaire; rares : oligurie, douleur rénale et rétention urinaire.

Analyses de laboratoire – Chez l'humain, l'administration de ZOLOFT a été associée occasionnellement à une élévation asymptomatique de la concentration sérique des transaminases hépatiques (ASAT [SGOT] et ALAT [SGPT]) à ≥ 3 fois la limite supérieure de la normale (respectivement 0,6 % et 1,1 % environ). Le taux de patients présentant une telle élévation a été supérieur dans le groupe ayant reçu ZOLOFT par rapport au groupe ayant reçu un placebo. Ces hausses de concentration des enzymes hépatiques se sont produites généralement entre la première et la neuvième semaine de traitement; elles ont rapidement diminué après l'arrêt du traitement.

Chez des patients prenant de la sertraline, la recherche de benzodiazépines dans l’urine par immunodosage a parfois donné des résultats faussement positifs. Ce phénomène s’explique par le manque de spécificité de cette méthode. L’obtention de résultats faussement positifs peut persister plusieurs jours après l’arrêt du traitement par la sertraline. D’autres méthodes telles que la chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse permettent cependant de distinguer la sertraline des benzodiazépines.

L'administration de ZOLOFT a été associée à une faible augmentation moyenne de la cholestérolémie totale (environ 3 %) et de la triglycéridémie (environ 5 %).

Effet uricosurique –ZOLOFT s'associe à une légère diminution moyenne (environ 7 %) de la concentration plasmatique d'acide urique, qui semble dénuée d'importance clinique.

Autres observations au cours de l'évaluation de ZOLOFT après sa mise sur le marché

Les effets indésirables suivants qui n'ont pas été énumérés ci-dessus, et dont la survenue dans le temps a été associée à la prise de ZOLOFT, ont été rapportés après la mise sur le marché de ZOLOFT :

Troubles hématopoïétiques et lymphatiques : agranulocytose, anémie aplasique, pancytopénie, leucopénie, thrombopénie

Troubles cardiovasculaires : bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire (AV), arythmies auriculaires, tachycardie ventriculaire (y compris l’arythmie de type torsade de pointes)

Troubles endocriniens : hypothyroïdie, syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique, hyperprolactinémie

Troubles oculaires : cécité, cataractes, crise oculogyre

Troubles gastro-intestinaux : pancréatite

Troubles hépatobiliaires : épisodes hépatiques

Troubles du système immunitaire : réactions anaphylactoïdes, maladie du sérum

Examens : prolongation du temps de coagulation, allongement de l’intervalle QT

Troubles métaboliques et nutritionnels : diabète, hyperglycémie, hypoglycémie

Troubles de l’appareil locomoteur : contractions musculaires involontaires, syndrome pseudolupique, trismus, fractures osseuses, rhabdomyolyse

Troubles du système nerveux : spasme cérébrovasculaire (notamment le syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible, ou syndrome de Call et Fleming), névrite optique, syndrome malin des neuroleptiques, symptômes extrapyramidaux, syndrome sérotoninergique

Troubles psychiatriques : psychose

Troubles de l’appareil reproducteur : priapisme, galactorrhée

Troubles respiratoires : hypertension pulmonaire

Troubles de la peau : angio-œdème, réactions cutanées sévères telles que le syndrome de Stevens-Johnson, nécrose épidermique, photosensibilité et autres affections cutanées sévères

Troubles de l’appareil urinaire : insuffisance rénale aiguë, hématurie

Troubles vasculaires : vasculite

On n'a pas établi de lien de causalité entre ces effets et la prise de ZOLOFT. Les troubles de la fonction hépatique (lesquels, dans la plupart des cas, auraient disparu avec l'interruption du traitement par ZOLOFT) se sont manifestés par les signes suivants, chez au moins un patient : hausse de la concentration des enzymes hépatiques ou de la bilirubinémie, hépatomégalie, hépatite, ictère, douleurs abdominales, vomissements, insuffisance hépatique et mort. Divers symptômes – étourdissements, paresthésies, nausées, céphalées, anxiété, fatigue et agitation – ont été signalés après l’arrêt du traitement par ZOLOFT.

Effets indésirables survenus à l’arrêt du traitement (ou après une réduction de la dose)

Certains symptômes ont été signalés après l’arrêt du traitement par ZOLOFT (particulièrement lors d’un arrêt brusque), notamment des étourdissements, des rêves anormaux, des troubles sensoriels – incluant paresthésies et sensation de chocs électriques – agitation, anxiété, fatigue, confusion, céphalées, tremblements, nausées, vomissements et sudation, ou d’autres symptômes qui pourraient être d’importance clinique (voir PRÉCAUTIONS et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Il faut exercer une surveillance étroite des patients pour déceler les symptômes susmentionnés ou tout autre symptôme. On recommande de réduire graduellement la dose sur plusieurs semaines, au lieu d’arrêter brusquement le traitement, si possible. Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou à l’arrêt complet du traitement, il faut ajuster la dose en fonction de la réponse clinique du patient. Ces effets sont généralement transitoires. Des symptômes associés à l’arrêt du traitement ont également été signalés avec d’autres inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (voir PRÉCAUTIONS et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Interactions Médicamenteuses

Avec d’autres médicaments agissant sur le SNC

ZOLOFT (200 mg/jour) n'a pas potentialisé les effets de la carbamazépine, de l'halopéridol ni de la phénytoïne sur la fonction cognitive et la psychomotricité de sujets sains; cependant, on n'a pas encore évalué de façon systématique les risques associés à l'administration de ZOLOFT en concomitance avec d'autres médicaments du SNC. Par conséquent, on recommande de faire preuve de prudence quand on doit administrer ZOLOFT en concomitance avec un médicament de ce type.

Avec le pimozide 

Lors d'un essai comparatif, l'ajout d'une dose unique de pimozide (2 mg) au traitement de sujets recevant quotidiennement 200 mg de sertraline à l'état d'équilibre a été associé à une hausse moyenne d'environ 40 % de l'ASC et de la Cmax du pimozide. Cette hausse n'a pas été associée à des effets d'importance clinique sur l'intervalle QT; toutefois, l'essai n'était pas conçu pour étudier les effets pharmacodynamiques de façon optimale en milieu clinique. Pour des raisons d'ordre éthique, il n’est pas possible de mener des essais au cours desquels les doses administrées seraient plus élevées. Étant donné qu'aucun essai n'a porté sur la dose maximale recommandée de pimozide (12 mg), les effets de l'administration concomitante de sertraline et d'une dose de pimozide > 2 mg sur l'intervalle QT et les paramètres pharmacocinétiques demeurent inconnus.

On ne connaît pas le mécanisme de cette interaction, mais, étant donné qu'elle est survenue avec une faible dose de pimozide et que ce dernier a un indice thérapeutique étroit, l'administration concomitante de ZOLOFT et de pimozide est contre-indiquée(voir CONTRE-INDICATIONS et PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR).

Avec d'autres médicaments sérotoninergiques

On ne dispose que d'un nombre limité de données rigoureuses sur le moment optimal pour substituer la sertraline à un autre antidépresseur ou à un autre agent antipanique. Le médecin doit donc se montrer circonspect au moment de faire une telle substitution, particulièrement quand il s'agit d'un médicament à longue durée d'action. On n'a pas déterminé la durée de la période de repos thérapeutique qui devrait séparer la substitution d'un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS), d’un antidépresseur tricyclique, etc. à un autre.

L'administration concomitante de tryptophane, d’un antidépresseur tricyclique ou de tout autre antidépresseur peut entraîner une augmentation de la fréquence des effets indésirables de nature sérotoninergique.

Dans des rapports de pharmacovigilance, on a signalé, à de rares occasions, de la faiblesse, de l’hyperréflexie et de l’incoordination après la prise concomitante d’un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) et d’agonistes des récepteurs de la 5-HT1 (triptans). S’il est justifié d’un point de vue clinique d’administrer un triptan (p. ex., almotriptan, sumatriptan, rizatriptan, naratriptan ou zolmitriptan), des antidépresseurs tricycliques ou d’autres médicaments exerçant une action sérotoninergique – y compris, mais sans s’y limiter, les amphétamines, le fentanyl (et ses analogues, le dextrométhorphane, le tramadol, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone et la pentazocine), la fenfluramine et le tryptophane – en concomitance avec ZOLOFT, il faut exercer une surveillance étroite des patients afin de déceler toute manifestation indésirable immédiate ou à long terme.

Avec des médicaments susceptibles d’allonger l’intervalle QT

L’effet de la prise concomitante de sertraline et d’autres produits médicinaux susceptibles d’allonger l’intervalle QT sur les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques n’a pas été étudié. On ne peut donc pas exclure la possibilité d’un effet additif. Par conséquent, il est déconseillé de prendre de la sertraline avec des agents dont l’effet d’allongement de l’intervalle QT a été nettement démontré. Les médicaments dont l’emploi a été lié à un allongement de l’intervalle QTc et/ou à l’apparition de torsades de pointes sont énumérés ci-dessous, mais la liste n’est pas exhaustive. Les classes chimiques ou pharmacologiques sont citées quand certains médicaments de ces classes, mais pas nécessairement tous, ont été mis en cause dans l’allongement de l’intervalle QTc et/ou l’apparition de torsades de pointes :

  • antiarythmiques de classe IA (p. ex., quinidine, procaïnamide, disopyramide);
  • antiarythmiques de classe III (p. ex., amiodarone, sotalol, ibutilide, dronédarone);
  • antiarythmiques de classe 1C (p. ex., flécaïnide, propafénone);
  • antipsychotiques (chlorpromazine, pimozide, halopéridol, dropéridol, ziprasidone);
  • antidépresseurs (p. ex., citalopram, fluoxétine, sertraline, antidépresseurs tricycliques/tétracycliques [amitriptyline, imipramine, maprotiline]);
  • opiacés (méthadone);
  • antibiotiques de la famille des macrolides et analogues (p. ex., érythromycine, clarithromycine, télithromycine, tacrolimus);
  • quinolones (p. ex., moxifloxacine, lévofloxacine, ciprofloxacine);
  • antipaludéens (quinine, chloroquine);
  • antifongiques azolés (kétoconazole, fluconazole, voriconazole);
  • dompéridone;
  • antagonistes du récepteur de la 5-hydroxytryptamine (5-HT3) (p. ex., dolasétron, ondansétron);
  • inhibiteurs de la tyrosine kinase (p. ex., vandétanib, sunitinib, nilotinib, lapatinib);
  • inhibiteurs de l’histone déacétylase (vorinostat);
  • agonistes des récepteurs bêta-2-adrénergiques (salmétérol, formotérol).

Avec les médicaments agissant sur les électrolytes

Le traitement par ZOLOFT est à proscrire chez les patients qui prennent des médicaments pouvant perturber l’équilibre électrolytique. Exemples de tels médicaments : diurétiques de l’anse, thiazidiques et apparentés; laxatifs et lavements; amphotéricine B; et corticostéroïdes à fortes doses.

Les listes ci-dessus de médicaments pouvant interagir avec ZOLOFT ne sont pas complètes (voir aussi MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS – Atteinte cardiovasculaire).

Avec le millepertuis

Comme pour d’autres ISRS, l’administration en concomitance de ZOLOFT et de millepertuis (plante médicinale) peut provoquer des interactions sur le plan pharmacodynamique pouvant résulter en une augmentation des effets indésirables.

Avec le lithium

Selon des essais comparatifs avec placebo menés chez des volontaires sains, l'association du lithium à la sertraline n'a pas altéré la pharmacocinétique du lithium de façon significative; toutefois, on a observé une plus grande fréquence de tremblements que chez le groupe témoin, ce qui laisse présumer la possibilité d'une interaction pharmacodynamique. On recommande d’exercer une surveillance adéquate lorsqu'on administre la sertraline en association avec des médicaments comme le lithium, qui agissent par l'intermédiaire de mécanismes sérotoninergiques.

Avec la phénytoïne

On recommande de surveiller de près les concentrations plasmatiques de phénytoïne à la suite d’un traitement par la sertraline, et d’adapter la posologie de la phénytoïne en conséquence, car on n’a pas complètement cerné les effets pharmacocinétiques et pharmacodynamiques d’une telle association.

Avec un inhibiteur de la monoamine oxydase : Voir CONTRE-INDICATIONS.

Avec un médicament métabolisé par le cytochrome P450

Avec un médicament métabolisé par l'isozyme P450 3A4 
Au cours de deux études distinctes menées in vivo sur les interactions médicamenteuses, on a administré de la sertraline en concomitance avec un substrat de l'isozyme 3A4 du cytochrome P450 à l'état d'équilibre, soit de la terfénadine ou de la carbamazépine. La sertraline n'a pas entraîné d'augmentation de la concentration plasmatique de ces deux substances. Il semble donc peu probable, d'après ces résultats, que la sertraline exerce une inhibition d'importance clinique sur l'isozyme 3A4 du cytochrome P450.

Avec un médicament métabolisé par l'isozyme P450 2D6 
De nombreux antidépresseurs, par ex., les ISRS, y compris la sertraline et la plupart des antidépresseurs tricycliques, inhibent l'isozyme 2D6 du cytochrome P450 (débrisoquine-hydroxylase). Or, cette enzyme catalyse la biotransformation de certains médicaments; par conséquent, son inhibition peut entraîner une hausse de la concentration plasmatique des médicaments administrés en concomitance dont la biotransformation se fait en grande partie sous la médiation de 2D6 et dont l'index thérapeutique est faible, soit les antidépresseurs tricycliques, ainsi que la propafénone et le flécaïnide, deux anti-arythmiques de la classe Ic. Par ailleurs, le degré d'inhibition de P450 2D6 varie d'un antidépresseur à l'autre quant à son importance clinique. Au cours de deux essais cliniques portant sur les interactions médicamenteuses où l'on a administré de la désipramine et un ISRS à la dose initiale recommandée à des volontaires sains, on a comparé l'effet de ZOLOFT à celui de deux autres ISRS. Au cours de la première étude, on a observé une hausse de l'ASC24 moyenne de la désipramine à l'état d'équilibre qui s'est chiffrée à 23 % quand ZOLOFT a été administré en concomitance et à 380 % quand l'autre ISRS a été administré. Dans la seconde étude comparant ZOLOFT à un deuxième ISRS, l'ASC24 moyenne de la désipramine à l'état d'équilibre a augmenté de 37 % durant l'administration concomitante avec ZOLOFT et de 421 % avec l'autre ISRS. Ces résultats nous montrent que l'effet de ZOLOFT est nettement moins marqué que celui des deux autres ISRS auxquels on l'a comparé. Néanmoins, l'administration concomitante de ZOLOFT et d'un médicament métabolisé sous la médiation de P450 2D6 peut nécessiter l'administration de doses plus faibles du médicament administré en concomitance. En outre, quand on interrompt l'administration de ZOLOFT, il peut être nécessaire d'augmenter la dose du médicament pris en concomitance.

Avec l'alcool

ZOLOFT n'a pas potentialisé les effets de l'alcool sur la capacité cognitive et sur la psychomotricité lors des essais chez des sujets sains. Cependant, on n'a pas encore étudié l'effet de l'administration concomitante de ZOLOFT et d'alcool chez des sujets déprimés ou atteints du trouble panique ou du TOC; cette association n'est donc pas recommandée.

Avec les hypoglycémiants

On n'a pas effectué d'essais cliniques comparatifs sur l'administration de ZOLOFT à des diabétiques qui prennent de l'insuline ou un hypoglycémiant oral.

Au cours d'un essai comparatif avec placebo mené chez des volontaires sains, l'administration de ZOLOFT pendant 22 jours (pour les 13 derniers jours, la dose de ZOLOFT était de 200 mg par jour) a entraîné une baisse statistiquement significative de 16 % de la clairance du tolbutamide après l'administration i.v. d'une dose de 1000 mg. Au cours d'une étude comparative avec placebo menée chez des volontaires sains, on a administré aux patients soit un placebo, soit 5 mg de glibenclamide avant et après l'administration de la sertraline (dose finale : 200 mg/jour) jusqu'à l'obtention de l'état d'équilibre. On n'a observé aucune variation d'importance de la concentration plasmatique totale du glibenclamide. On a observé un cas d'hypoglycémie nécessitant la perfusion de dextrose chez un patient traité par ZOLOFT, du glibenclamide, de l'halopéridol, du bisacodyl, de l'acide acétylsalicylique et de la flucloxacilline. La relation de cause à effet avec l'administration de ZOLOFT n'a pas été clairement établie. Néanmoins, on recommande de surveiller étroitement la glycémie des patients qui prennent ZOLOFT en concomitance avec un hypoglycémiant oral ou de l'insuline; une modification de la dose d’insuline ou de l’hypoglycémiant oral pourrait s’avérer nécessaire (voir PRÉCAUTIONS, Diabète ou déséquilibre glycémique).

Avec la digoxine

Dans un essai comparatif avec placebo, mené en mode parallèle chez des volontaires sains (10 sujets par groupe), l'administration de ZOLOFT durant 17 jours (à raison de 200 mg par jour durant les 10 derniers jours de traitement) n'a pas modifié la concentration plasmatique totale de digoxine; cependant, on a observé une baisse du Tmax par rapport aux valeurs initiales.

Avec les bêtabloquants

On n'a pas fait l'essai de ZOLOFT chez des hypertendus traités par un bêtabloquant. On a évalué l'effet de ZOLOFT sur l'action β-adrénolytique de l'aténolol au cours d'une étude croisée comparative avec placebo, menée chez des volontaires sains. La DC25 moyenne (dose d'isoprotérénol nécessaire pour augmenter la fréquence cardiaque de 25 battements par minute, c'est-à-dire la dose chronotrope 25) et la baisse moyenne de la fréquence cardiaque causée par l'aténolol au cours d'une épreuve d'effort ne se sont pas révélées significativement différentes entre les sujets traités par ZOLOFT et les sujets ayant reçu un placebo. Ces résultats laissent présumer que ZOLOFT n'altère pas l'effet β-bloquant de l'aténolol.

Avec la cimétidine

Au cours d'une étude croisée, comparative avec placebo, menée chez des volontaires sains, on a évalué la possibilité pour la cimétidine d'entraver l'élimination d'une seule dose de 100 mg de ZOLOFT. La Cmax et l'ASC moyennes de la sertraline se sont révélées significativement plus élevées chez les sujets ayant reçu de la cimétidine, de même que le Tmax et l'ASC moyens de la déméthylsertraline. D'après ces résultats, il semble que l'administration concomitante de cimétidine puisse inhiber la biotransformation de la sertraline et de son métabolite, la déméthylsertraline, ce qui peut entraîner une baisse de la clairance et de la biotransformation au premier passage de la sertraline avec une hausse possible des effets indésirables associés au médicament.

Avec le diazépam

Au cours d'une étude comparative avec placebo, menée en mode à double insu chez des volontaires sains, on a comparé le devenir d'une dose de diazépam administré par la voie intraveineuse, avant et après l'administration de sertraline (dose finale : 200 mg/jour) jusqu'à l'obtention de l'état d'équilibre. On a observé une baisse de 13 %, significative sur le plan statistique par rapport à la valeur initiale, de la clairance du diazépam chez les sujets ayant reçu de la sertraline, comparativement aux sujets témoins. On ne connaît pas la portée clinique de ces observations.

Avec les médicaments ayant un effet sur la fonction plaquettaire (ex. : AINS, AAS et autres anticoagulants)

La libération plaquettaire de sérotonine joue un rôle important dans l’hémostase. Des études épidémiologiques de cohortes ou cas-témoins ont mis en évidence une association entre la prise de psychotropes qui interfèrent avec le recaptage de la sérotonine et la survenue d’une hémorragie digestive haute. Ces études ont aussi démontré que la prise concomitante d’un AINS, d’AAS ou d’autres anticoagulants peut potentialiser ce risque d’hémorragie.

Des effets anticoagulants différents, y compris plus de saignement, ont été rapportés quand un ISRS ou un IRSN était administré avec la warfarine. Quand le traitement par ZOLOFT est amorcé ou cessé, il faut suivre de près les patients sous warfarine (voir PRÉCAUTIONS, Saignements anormaux).

Warfarine

Des effets anticoagulants différents, y compris plus de saignement, ont été rapportés quand un ISRS ou un IRSN était administré avec la warfarine. Quand le traitement par ZOLOFT est amorcé ou cessé, il faut suivre de près les patients sous warfarine.

Au cours d'une étude comparative avec placebo, menée chez des hommes sains, on a mesuré l'ASC0-120 du temps de prothrombine après l'administration d'une seule dose de warfarine (0,75 mg/kg), avant et après l'administration d'un placebo ou de sertraline (dose finale : 200 mg/jour) jusqu'à l'obtention de l'état d'équilibre. Avec la sertraline, on a observé une hausse moyenne statistiquement significative du temps de prothrombine de 8 % par rapport à la valeur initiale, comparativement à une baisse de 1 % avec le placebo. Comparativement au groupe témoin, le retour à la normale du temps de prothrombine dans le groupe-sertraline a été retardé. On ne connaît pas la portée clinique de ces modifications. Par conséquent, on recommande de surveiller attentivement le temps de prothrombine au moment d'amorcer ou de cesser l'administration de sertraline chez des patients traités par la warfarine (voir PRÉCAUTIONS, Saignements anormaux).

Étant donné que la sertraline se lie fortement aux protéines plasmatiques, la concentration plasmatique d'autres médicaments fortement liés, administrés en concomitance peut être modifiée, ce qui risque d'entraîner des effets indésirables. Réciproquement, le déplacement de la sertraline liée aux protéines par d'autres médicaments à forte affinité peut entraîner des effets indésirables.

Posologie Et Mode D’administration

ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) n’est pas indiqué chez les enfants de moins de 18 ans (voir INDICATIONS : Enfants (moins de 18 ans) et MISE EN GARDE : LIEN POTENTIEL AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIONNELS, COMPRENANT DES COMPORTEMENTS D’AUTODESTRUCTION).

Généralités

On recommande de prendre ZOLOFT (chlorhydrate de sertraline) avec des aliments, une fois par jour, de préférence au souper. Si le patient le désire, il peut prendre le médicament le matin, au déjeuner.

TRAITEMENT INITIAL

Dépression et trouble obsessionnel-compulsif

Étant donné que l'on n'a pas mis en évidence de relation directe entre les doses de 50 à 200 mg/j et l'effet, on recommande d'amorcer le traitement avec une dose de 50 mg par jour.

Trouble panique

On recommande d'amorcer le traitement par une dose de 25 mg, une fois par jour. Au bout d'une semaine, et compte tenu des effets indésirables et de la réponse au traitement, on devrait faire passer la dose à 50 mg une fois par jour. La corrélation entre les effets de ZOLOFT et la dose administrée (entre 50 et 200 mg/j) n’a pas été clairement établie.

AUGMENTATION DE LA DOSE

Que ZOLOFT soit prescrit pour le traitement de la dépression, du TOC ou du trouble panique, on peut songer à en augmenter graduellement la dose si on n’observe aucune amélioration. D'après les paramètres pharmacocinétiques, la concentration plasmatique du médicament atteint l'état d'équilibre après 1 semaine environ de traitement à une dose par jour; pour cette raison, quand il faut augmenter la dose, on recommande de le faire à intervalles d'au moins une semaine. On recommande également de ne pas dépasser la dose quotidienne maximale de 200 mg.

ZOLOFT peut prendre jusqu’à 4 semaines, ou même plus, avant d’exercer son plein effet. En principe, une augmentation rapide de la dose ne permet pas de raccourcir ce délai, mais peut par contre augmenter les effets indésirables.

Dose d'entretien

Pour un traitement à long terme, quelle que soit l'indication, on devrait administrer la dose minimale efficace et réévaluer l’état des patients à intervalles réguliers afin de décider s’il convient de poursuivre le traitement.

Dysfonctionnement hépatique

À l'instar de nombreux autres médicaments, ZOLOFT doit être administré avec prudence chez les patients atteints d'un dysfonctionnement hépatique. (Voir la rubrique PRÉCAUTIONS.) Les effets de ZOLOFT n’ont pas été étudiés dans les cas de dysfonction hépatique modérée ou sévère.

ENFANTS

(Voir INDICATIONS : Enfants (moins de 18 ans) et MISE EN GARDE : LIEN POTENTIEL AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIONNELS, COMPRENANT DES COMPORTEMENTS D’AUTODESTRUCTION.)

TRAITEMENT DE LA FEMME ENCEINTE À LA FIN DU TROISIÈME TRIMESTRE DE LA GROSSESSE

Dans le cadre du programme de pharmacovigilance, on a rapporté quelques cas de nouveau-nés qui, exposés à ZOLOFT, à des ISRS ou à d’autres antidépresseurs récents à la fin du troisième trimestre de la grossesse, ont eu des complications nécessitant une hospitalisation prolongée, une assistance respiratoire et une alimentation par sonde (voir PRÉCAUTIONS). Lorsque ZOLOFT est prescrit à une femme à la fin du troisième trimestre de la grossesse, le médecin doit évaluer soigneusement les risques potentiels et les bienfaits du traitement; il pourrait également envisager de réduire graduellement la dose de ZOLOFT durant le troisième trimestre.

Pour substituer ZOLOFT à un traitement par un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) ou vice versa

On doit attendre au moins 14 jours après l'arrêt d'un traitement par un IMAO avant d'amorcer un traitement par ZOLOFT. De même, on doit attendre au moins 14 jours après l'arrêt d'un traitement par ZOLOFT avant d'amorcer un traitement par un IMAO (voir CONTRE-INDICATIONS).

ARRÊT DU TRAITEMENT PAR ZOLOFT

Des symptômes associés à l’arrêt du traitement ou à une réduction de la dose de ZOLOFT ont été signalés. Il faut exercer une surveillance étroite des patients pour déceler ces symptômes ou tout autre symptôme, lors de l’arrêt du traitement ou de la réduction de la dose (voir PRÉCAUTIONS et EFFETS INDÉSIRABLES).

On recommande de réduire graduellement la dose sur plusieurs semaines, au lieu d’arrêter brusquement le traitement, si possible. Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou à l’arrêt complet du traitement, il faut ajuster la dose en fonction de la réponse clinique du patient (voir PRÉCAUTIONS et EFFETS INDÉSIRABLES).

Surdosage : Symptômes Et Traitement

Sur 2288 cas de surdose rapportés dans le monde, dans lesquels le chlorhydrate de sertraline avait été absorbé seul ou avec d’autres médicaments, 244 se sont soldés par la mort du patient (données compilées en 2012).

Parmi les cas de surdose fatale, certains comportaient la prise de sertraline seule et d’autres, la prise de sertraline avec d’autres médicaments et/ou de l’alcool. Pour cette raison, on doit traiter énergiquement toute surdose comportant la prise de sertraline.

Selon les rapports de surdosage par la sertraline seule, la plus forte dose ingérée, mais non fatale aurait été de 13,5 g et la plus faible dose fatale aurait été de 750 mg.

SYMPTÔMES

Les symptômes d’une surdose de sertraline comprennent des effets secondaires sérotoninergiques tels que somnolence, troubles digestifs (nausées, vomissements, diarrhée), tachycardie, tremblements, agitation et étourdissements, anxiété, mydriase et modifications de l’ECG, y compris un allongement de l’intervalle QT et des torsades de pointes. On a également rapporté, quoique moins fréquemment, des cas de coma.

D’autres manifestations indésirables importantes ont été associées à une surdose de chlorhydrate de sertraline (administré seul ou en association) : alopécie, baisse de la libido, troubles de l’éjaculation, fatigue, insomnie, bradycardie, bloc de branche, coma, convulsions, confusion mentale, hallucinations, hypertension et hypotension, accès maniaques, pancréatite, syndrome sérotoninergique, stupeur et syncope.

TRAITEMENT

Rétablir la perméabilité des voies aériennes supérieures et assurer le maintien d'une ventilation et d'une oxygénation efficaces si nécessaire. Étant donné que l'administration de charbon activé, auquel on peut ajouter du sorbitol, peut être aussi efficace, sinon plus, que le lavage d'estomac, on devrait songer à ce mode de traitement des surdoses. Il n’est pas recommandé de faire vomir.

Le traitement des cas signalés comprenait principalement des mesures d’appoint, soit la surveillance, le lavage gastrique ou encore l’administration de charbon activé ou de purgatifs et l’hydratation.

Le lavage gastrique au moyen d’une sonde gastrique de haut calibre, avec maintien de la perméabilité des voies aériennes, peut être indiqué s’il est pratiqué peu après l’ingestion ou si le patient est symptomatique.

On recommande de surveiller les fonctions vitales, particulièrement le rythme cardiaque, de soulager les symptômes et d'appliquer le traitement d'appoint habituel. Il n'y a aucun antidote spécifique à ZOLOFT.

À cause du fort volume de distribution de ZOLOFT dans l'organisme, les mesures telles que la diurèse forcée, la dialyse, l'hémoperfusion et la transfusion d'échange ne seront probablement d'aucune utilité.

En cas de surdosage, le médecin doit envisager la possibilité que plusieurs médicaments soient en cause et communiquer avec un centre antipoison pour se renseigner sur le traitement approprié.

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Renseignements Pharmaceutiques

Chimie

Marque déposée: ZOLOFT
Dénomination commune : chlorhydrate de sertraline
Nom de code : CP-51,974-01
Dénomination chimique : chlorhydrate de (IS, cis) -4-(3,4-dichlorophényl)-1,2,3,4-tétrahydro-N-méthyl-1-naphtalènamine

Formule développée :

Formule brute : C17H17NCl2HCl
Poids moléculaire : 342,7
Description : Le chlorhydrate de sertraline est une poudre cristalline, blanche ou blanchâtre, qui est légèrement soluble dans l'eau et l'alcool isopropylique, très légèrement soluble dans l'acide chlorhydrique aqueux 0,1 N, presque insoluble dans l'hydroxyde de sodium aqueux 0,1 N, modérément soluble dans l'éthanol et soluble dans le chloroforme.
Composition : Les capsules sont préparées de façon à renfermer une quantité de chlorhydrate de sertraline équivalant à 25, 50 et 100 mg de sertraline.

Les excipients ci-dessous entrent dans la fabrication des capsules de ZOLOFT :
lactose anhydre
amidon de maïs
stéarate de magnésium
laurylsulfate de sodium
gélatine dure (enveloppe des capsules)

Stabilité Et Conservation

Les capsules ZOLOFT sont conditionnées dans des flacons opaques en polyéthylène à haute densité et en plaquettes alvéolées en PVC. On doit les conserver à la température ambiante, entre 15 et 30 °C (50 à 86 °F).

Présentation

Les capsules sont présentées comme suit :

Teneur
(par capsule)

Format

Couleur des cupules

25 mg

no 4

jaune – jaune

50 mg

no 4

blanc – jaune

100 mg

no 2

orange – orange

Les capsules se composent de gélatine, de bioxyde de titane et de jaune no 10 (D.C.). Les capsules de 25 et de 50 mg renferment également du jaune no 6 (F.D.C.); les capsules de 100 mg, du rouge no 40 (F.D.C.). Il n'y a pas de tartrazine. Le médicament est présenté dans des flacons opaques de couleur blanche en polyéthylène à haute densité qui renferment 100 capsules. Les capsules à 50 mg et à 100 mg sont également présentées en flacons de 250 capsules.

 

Numéro de contrôle : 208736
24 janvier 2018

Nouveautés

27 août 2018

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