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XELJANZ / XELJANZ XR (tofacitinib)

Renseignements Pour Le Professionnel De La Santé

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie d’administration

Présentation et teneur

Ingrédients non médicamenteux d’importance clinique

Orale

Comprimés de tofacitinib renfermant 5 mg et 10 mg de tofacitinib (sous forme de citrate de tofacitinib)

Comprimés de tofacitinib à libération prolongée renfermant 11 mg de tofacitinib (sous forme de citrate de tofacitinib)

Voir Présentation, composition et conditionnement pour connaître la liste complète des ingrédients.

Indications Et Usage Cinique

Polyarthrite rhumatoïde

XELJANZ/XELJANZ XR (tofacitinib), pris en association avec du méthotrexate (MTX), est indiqué pour atténuer les signes et les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez les adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde évolutive modérée ou sévère qui ont eu une réponse insatisfaisante au MTX.

En cas d’intolérance au MTX, les médecins peuvent envisager l’utilisation de XELJANZ/XELJANZ XR (tofacitinib) en monothérapie.

Limites de l’utilisation : Il n’est pas recommandé d’utiliser XELJANZ/XELJANZ XR en association avec des antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM) biologiques ou des immunosuppresseurs puissants comme l’azathioprine et la cyclosporine.

Arthrite psoriasique

XELJANZ (tofacitinib), pris en association avec du méthotrexate (MTX) ou un autre antirhumatismal modificateur de la maladie (ARMM) synthétique classique, est indiqué pour atténuer les signes et les symptômes de l’arthrite psoriasique chez les adultes atteints d’arthrite psoriasique évolutive qui ont eu une réponse insatisfaisante à un traitement antérieur par un ARMM.

Limites de l’utilisation : Il n’est pas recommandé d’utiliser XELJANZ en association avec des ARMM biologiques ou des immunosuppresseurs puissants comme l’azathioprine et la cyclosporine.

Colite ulcéreuse

XELJANZ (tofacitinib) est indiqué pour le traitement de la colite ulcéreuse évolutive modérée ou sévère chez les adultes qui ont eu une réponse insatisfaisante, une perte de la réponse ou une intolérance au traitement classique de la colite ulcéreuse ou à un inhibiteur du TNF-α.

Limites de l’utilisation : Il n’est pas recommandé d’utiliser XELJANZ en association avec des traitements biologiques contre la colite ulcéreuse ni avec des immunosuppresseurs puissants, comme l’azathioprine et la cyclosporine.

Enfants (< 18 ans)

L’innocuité et l’efficacité de XELJANZ/XELJANZ XR n’ont pas été établies chez les enfants. Par conséquent, XELJANZ/XELJANZ XR ne doit pas être administré à cette population de patients (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Personnes âgées (> 65 ans)

La fréquence des infections graves chez les sujets âgés de 65 ans ou plus traités par XELJANZ a été supérieure à celle notée chez les personnes de moins de 65 ans. Par conséquent, il faut faire preuve de prudence lorsqu’on traite des personnes âgées (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Contre-Indications

XELJANZ/XELJANZ XR (tofacitinib) est contre-indiqué :

  • chez les patients présentant une hypersensibilité connue au tofacitinib ou à l’un de ses composants. Pour la liste complète des ingrédients, voir PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT;
  • chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère;
  • pendant la grossesse et l’allaitement.

Mises En Garde Et Précautions

MISE EN GARDE : RISQUE D’INFECTIONS GRAVES

Les patients traités par XELJANZ/XELJANZ XR (tofacitinib) sont exposés à un risque accru de contracter une infection grave qui peut nécessiter une hospitalisation ou même causer la mort. La plupart des patients qui ont contracté une telle infection prenaient un immunosuppresseur comme le méthotrexate ou un corticostéroïde en même temps que XELJANZ.

En cas d’infection grave, il faut interrompre le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR jusqu’à ce que l’infection soit maîtrisée.

Les infections signalées comprennent :

  • Une tuberculose évolutive, pouvant se présenter sous forme disséminée ou extrapulmonaire. Les patients doivent subir un test de dépistage de la tuberculose latente avant et pendant le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR. En cas d’infection latente, il faut la traiter avant d’amorcer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR.
  • Des infections fongiques envahissantes, incluant la cryptococcose et la pneumocystose. Chez les patients ayant contracté une infection fongique envahissante, l’infection peut se présenter sous forme disséminée plutôt que localisée.
  • Des infections bactériennes ou virales et d’autres infections provoquées par des agents pathogènes opportunistes.

Le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR ne doit pas être entrepris en présence d’une infection évolutive, qu’elle soit chronique ou localisée.

Pendant et après le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite visant à détecter tout signe ou symptôme d’infection, notamment en vue de déceler la présence d’une tuberculose chez les patients dont les résultats aux épreuves de dépistage de la tuberculose latente effectuées avant le traitement se sont révélés négatifs (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

CANCERS
Des cas de lymphome et d’autres cancers ont été observés chez des patients traités par XELJANZ. Des cas de trouble lymphoprolifératif consécutif à une transplantation et associé au virus Epstein-Barr ont été observés à une fréquence plus élevée chez les greffés rénaux traités par XELJANZ qui prenaient en concomitance des médicaments immunosuppresseurs (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Généralités

Généralités concernant uniquement XELJANZ XR :

Comme dans le cas de tout médicament en préparation non déformable, il faut faire preuve de prudence lors de l’administration de XELJANZ XR à des patients présentant une sténose digestive sévère préexistante (de nature pathologique ou iatrogène). Dans de rares cas, on a signalé chez des patients présentant des sténoses connues des symptômes d’occlusion associés à l’ingestion d’autres médicaments en préparation non déformable à libération prolongée.

Troubles cardiovasculaires

Réduction de la fréquence cardiaque et prolongation de l’intervalle PR : XELJANZ a entraîné une réduction de la fréquence cardiaque et une prolongation de l’intervalle PR (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire, et EFFETS INDÉSIRABLES). La prudence est de mise chez les patients qui présentent au départ une faible fréquence cardiaque (< 60 battements par minute), des antécédents de syncope ou d’arythmies, une maladie du sinus, un bloc sino-auriculaire, un bloc auriculoventriculaire (AV), une cardiopathie ischémique ou une insuffisance cardiaque congestive. L’administration concomitante de médicaments qui entraînent une réduction de la fréquence cardiaque et/ou une prolongation de l’intervalle PR doit être évitée dans la mesure du possible pendant le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Perforations du tube digestif

Des cas de perforation du tube digestif ont été signalés chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par XELJANZ, bien que le rôle de l’inhibition de la protéine JAK (Janus-associated kinase) dans ces cas soit inconnu. De nombreux patients qui ont eu des perforations du tube digestif prenaient en concomitance des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et/ou des corticostéroïdes. Toutefois, on ignore la contribution relative de ces médicaments pris en concomitance par rapport à celle de XELJANZ quant à l’apparition des perforations du tube digestif.

Il n’y a pas eu de différence notable dans la fréquence de perforation du tube digestif entre les groupes placebo et XELJANZ dans les études cliniques réalisées auprès de patients atteints de colite ulcéreuse, dont bon nombre suivaient un traitement de fond par un corticostéroïde.

XELJANZ/XELJANZ XR doit être utilisé avec prudence chez les patients qui peuvent être exposés à un risque accru de perforation du tube digestif (p. ex., prise concomitante d’AINS et/ou de corticostéroïdes, patients ayant des antécédents de diverticulite). Les patients qui présentent de nouveaux symptômes abdominaux doivent être évalués rapidement afin de déceler le plus tôt possible la présence d’une perforation du tube digestif (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Troubles hépatiques/biliaires/pancréatiques

XELJANZ/XELJANZ XR est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère.

Le traitement par XELJANZ a été associé à une fréquence accrue d’élévations du taux d’enzymes hépatiques par rapport au placebo (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Résultats d’épreuves de laboratoire et EFFETS INDÉSIRABLES).

Les taux d’enzymes hépatiques doivent être mesurés avant le traitement par XELJANZ et, par la suite, dans le cadre de la prise en charge normale du patient (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire). Il est recommandé de chercher sans tarder les causes d’élévation des taux d’enzymes hépatiques pour repérer les cas possibles de lésion hépatique d’origine médicamenteuse. Advenant qu’une élévation des taux d’alanine aminotransférase (ALAT) ou d’aspartate aminotransférase (ASAT) soit constatée et qu’on soupçonne qu’elle soit causée par une lésion hépatique d’origine médicamenteuse, il faudra interrompre le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR jusqu’à ce que ce diagnostic soit écarté.

Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et d’arthrite psoriasique, la plupart des anomalies dans les taux d’enzymes hépatiques se sont produites au cours des études sur les ARMM en traitement de fond (en particulier le méthotrexate).

Un cas de lésion hépatique d’origine médicamenteuse a été signalé chez un patient atteint de polyarthrite rhumatoïde traité par le tofacitinib à une dose de 10 mg, 2 fois par jour (f.p.j.), pendant environ 2,5 mois. Le patient a présenté des élévations symptomatiques des taux d’ASAT et d’ALAT (valeurs dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale [LSN]) ainsi qu’une élévation concomitante du taux de bilirubine totale (valeur dépassant 2 fois la LSN), qui ont dicté l’hospitalisation du patient et une biopsie du foie.

Chez les patients atteints de colite ulcéreuse, le traitement par XELJANZ à 5 et à 10 mg, 2 f.p.j., a également été associé à une fréquence accrue d’élévations du taux d’enzymes hépatiques comparativement au placebo; la fréquence avait tendance à être plus élevée avec la dose de 10 mg, 2 f.p.j., qu’avec celle de 5 mg, 2 f.p.j. (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Résultats d’épreuves de laboratoire et EFFETS INDÉSIRABLES).

On ignore l’effet de XELJANZ/XELJANZ XR sur la réactivation de l’hépatite virale chronique. XELJANZ/XELJANZ XR n’a pas été étudié chez les patients porteurs du virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C (résultat positif au dosage sérologique); il ne doit donc pas être administré à ces populations.

XELJANZ/XELJANZ XR n’a pas fait l’objet d’études auprès de patients atteints d’insuffisance hépatique sévère; il faut donc éviter de l’utiliser chez ces patients. XELJANZ XR ne doit pas être administré aux patients atteints d’insuffisance hépatique modérée ou sévère. Il est recommandé de régler la posologie chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Troubles liés au système immunitaire

Réactions d’hypersensibilité : Des réactions telles que l’œdème angioneurotique et l’urticaire, qui peuvent dénoter une hypersensibilité au médicament, ont été observées chez des patients traités par XELJANZ/XELJANZ XR. Certaines de ces manifestations étaient graves. Si une réaction d’hypersensibilité est soupçonnée, il faut mettre fin sans tarder au traitement par le tofacitinib tout en recherchant la cause possible ou les causes possibles de la réaction (voir CONTRE-INDICATIONS et EFFETS INDÉSIRABLES).

Patients immunodéprimés : XELJANZ/XELJANZ XR peut accroître le risque d’infection et d’immunosuppression lorsqu’il est administré en concomitance avec des immunosuppresseurs puissants tels que la cyclosporine, l’azathioprine et le tacrolimus. L’utilisation combinée de XELJANZ/XELJANZ XR et de puissants médicaments immunosuppresseurs n’ayant pas fait l’objet d’études, elle n’est donc pas recommandée (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Immunisations

On ne dispose pas de données sur la transmission secondaire d’une infection par un vaccin vivant chez les patients traités par XELJANZ/XELJANZ XR. Les patients devraient recevoir tous les vaccins recommandés, conformément aux directives d’immunisation en vigueur, avant de commencer un traitement par XELJANZ/XELJANZ XR, et il faut éviter d’administrer un vaccin vivant pendant le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR. L’intervalle entre l’administration d’un vaccin vivant et la mise en route du traitement par le tofacitinib doit être conforme aux lignes directrices en vigueur sur la vaccination en ce qui a trait aux agents immunomodulateurs.

Chez les candidats au traitement par XELJANZ/XELJANZ XR, le vaccin vivant contre le zona ne doit être administré qu’aux patients ayant des antécédents connus de varicelle ou qui sont séropositifs pour le virus varicelle-zona. Le vaccin doit être administré au moins 2 semaines, mais de préférence 4 semaines avant l’instauration du traitement par un agent immunomodulateur tel que XELJANZ/XELJANZ XR.

Dans une étude clinique, un patient n’ayant jamais contracté la varicelle et qui était traité par XELJANZ et le méthotrexate a subi une infection disséminée causée par la souche du virus varicelle-zona contenue dans le vaccin, 16 jours après avoir reçu le vaccin. Une réponse immunitaire satisfaisante au vaccin a été obtenue 6 semaines après la vaccination.

Dans le cadre d’une étude à double insu, à répartition aléatoire avec placebo, menée auprès de 200 patients adultes atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant XELJANZ à raison de 10 mg, 2 f.p.j., ou un placebo, les réponses humorales aux vaccins antipneumococciques et antigrippaux ont été évaluées. Le pourcentage de patients ayant obtenu une réponse humorale satisfaisante aux vaccins antipneumococciques était plus faible dans le groupe traité par XELJANZ que dans le groupe recevant le placebo. Cet effet était plus marqué chez les patients recevant le méthotrexate en traitement de fond. Le titre d’anticorps dirigés contre au moins 6 des 12 antigènes pneumococciques du vaccin avait au moins doublé chez 31,6 % des patients traités par XELJANZ et 61,8 % des sujets sous placebo qui recevaient le méthotrexate en traitement de fond.

Au cours de la même étude, la proportion de patients ayant obtenu un titre d’anticorps protecteurs contre les antigènes grippaux était plus faible dans le groupe traité par XELJANZ (64,9 %) que dans le groupe sous placebo (92,7 %) chez les patients qui recevaient le méthotrexate en traitement de fond. Toutefois, la différence quant à la réponse humorale au vaccin antigrippal était faible; en effet, le titre d’anticorps dirigés contre au moins 2 des 3 antigènes du vaccin antigrippal avait au moins quadruplé chez 50,9 % des patients du groupe traité par XELJANZ et 58,2 % du groupe sous placebo qui recevaient le méthotrexate en traitement de fond.

Infections

Des cas graves, parfois mortels, d’infections bactériennes, mycobactériennes, fongiques envahissantes ou virales, ou d’autres infections opportunistes ont été observés chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde recevant des agents immunomodulateurs, y compris les ARMM biologiques et XELJANZ. Les infections graves les plus fréquentes signalées au cours du traitement par XELJANZ comprenaient la pneumonie, la cellulite, le zona, les infections des voies urinaires, la diverticulite et l’appendicite. Les infections opportunistes suivantes ont été signalées chez des patients traités par XELJANZ : tuberculose et autres infections mycobactériennes, cryptococcose, histoplasmose, candidose œsophagienne, pneumocystose, zona multimétamérique, infection à cytomégalovirus, infection à virus BK et listériose (voir EFFETS INDÉSIRABLES). Chez certains patients, l’infection se présentait sous forme disséminée plutôt que localisée et ils prenaient souvent un immunosuppresseur comme le méthotrexate ou un corticostéroïde en même temps que XELJANZ. D’autres infections graves qui n’ont pas été signalées au cours d’études cliniques peuvent également survenir (p. ex., coccidioïdomycose).

Les patients traités par XELJANZ à 10 mg, 2 f.p.j., sont exposés à un risque plus élevé d’infections graves et de zona comparativement à ceux prenant la dose de 5 mg 2 f.p.j. Le taux d’incidence par 100 années-personnes d’infections opportunistes par le virus varicelle-zona dans l’étude sur le traitement d’entretien de 52 semaines de la colite ulcéreuse a été plus élevé chez les patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. (6,64) que chez les patients traités par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. (2,05) ou recevant le placebo (0,97). (Voir EFFETS INDÉSIRABLES).

XELJANZ/XELJANZ XR ne doit pas être administré aux patients qui présentent une infection évolutive, y compris une infection localisée. Il faut soupeser les risques et les bienfaits avant d’entreprendre le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients :

  • atteints d’une infection chronique ou récurrente;
  • ayant été exposés à la tuberculose;
  • présentant des antécédents d’infection grave ou opportuniste;
  • ayant résidé ou voyagé dans des régions où sévit une endémie de tuberculose ou de mycose; ou
  • atteints d’une affection sous-jacente susceptible de les prédisposer aux infections.

Pendant et après le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR, les patients doivent faire l’objet d’une étroite surveillance visant à détecter tout signe ou symptôme d’infection. En présence d’une infection grave, d’une infection opportuniste ou d’une septicémie, il faut interrompre l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR. Si un patient contracte une nouvelle infection pendant le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR, il doit se soumettre rapidement à des examens diagnostiques complets adaptés à son état immunodéprimé et commencer le traitement antimicrobien qui s’impose. De plus, il devra faire l’objet d’une étroite surveillance.

Étant donné que la fréquence des infections est plus élevée dans les populations de patients âgés et de patients diabétiques en général, il faut faire preuve de prudence lorsqu’on administre XELJANZ à ces deux types de patients. La prudence est également de mise chez les patients ayant des antécédents de maladie pulmonaire chronique, car ils peuvent être plus vulnérables aux infections. Des cas de pneumopathie interstitielle (dont certains mortels) ont été signalés chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par XELJANZ au cours d’essais cliniques et après la mise sur le marché du produit.

Le risque d’infection peut être plus élevé en fonction de la gravité de la lymphopénie, et il faut tenir compte du nombre de lymphocytes lors de l’évaluation du risque d’infection chez chaque patient.

Pour connaître les critères relatifs à l’abandon du traitement et à la surveillance dans les cas de lymphopénie, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire.

Le traitement par XELJANZ a été associé à des taux accrus d’infections chez les patients d’origine asiatique comparativement aux autres races (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières et EFFETS INDÉSIRABLES). XELJANZ/XELJANZ XR doit être utilisé avec prudence chez cette population.

Tuberculose
Il est recommandé d’évaluer le risque d’infection auquel sont exposés les patients en les soumettant à un test de dépistage de la tuberculose latente ou évolutive avant d’entreprendre le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR et de façon périodique (p. ex., annuellement) pendant la prise de XELJANZ/XELJANZ XR.

Avant d’entreprendre le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR, les patients doivent faire l’objet d’une étroite surveillance visant à détecter tout signe ou symptôme de tuberculose, y compris les patients dont les résultats aux épreuves de dépistage de la tuberculose latente se sont révélés négatifs.

Il faut également envisager d’administrer un traitement antituberculeux avant l’instauration du traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients ayant des antécédents de tuberculose latente ou évolutive et pour lesquels on ne peut confirmer qu’un traitement adéquat a été administré, ainsi que chez les patients ayant obtenu un résultat négatif à l’épreuve de dépistage de la tuberculose latente, mais qui présentent des facteurs de risque de tuberculose.

Les patients présentant une tuberculose latente doivent recevoir un traitement antimycobactérien standard avant de prendre XELJANZ/XELJANZ XR.

Réactivation virale
Des cas de réactivation virale, comme la réactivation de l’herpèsvirus (p. ex., le virus responsable du zona), ont été observés lors des études cliniques sur XELJANZ. Des cas de réactivation du virus de l’hépatite B ont été signalés chez des patients traités par XELJANZ après sa commercialisation (voir EFFETS INDÉSIRABLES). On ignore l’effet de XELJANZ/XELJANZ XR sur la réactivation de l’hépatite virale chronique. Lors des études cliniques sur XELJANZ, les patients ayant obtenu un résultat positif au test de dépistage de l’hépatite B ou de l’hépatite C étaient exclus. Par conséquent, il faut effectuer un dépistage de l’hépatite virale conformément aux lignes directrices cliniques avant d’instaurer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR.

Résultats d’épreuves de laboratoire

Lymphopénie : Le traitement par XELJANZ a été associé à une lymphocytose initiale après un mois d’exposition et, par la suite, à une diminution graduelle du nombre moyen de lymphocytes en deçà de la valeur initiale d’environ 10 % pendant 12 mois de traitement. Les numérations lymphocytaires inférieures à 500 cellules/mm3 ont été associées à une fréquence accrue d’infections traitées et graves.

Il faut éviter d’instaurer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients présentant une faible numération lymphocytaire (c.-à-d., inférieure à 500 cellules/mm3). Chez les patients présentant un nombre absolu de lymphocytes confirmé inférieur à 500 cellules/mm3, le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR doit être arrêté.

Pour connaître les recommandations relatives à la surveillance et aux modifications posologiques en fonction du nombre de lymphocytes, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION.

Neutropénie : Comparativement au placebo, le traitement par XELJANZ a été associé à une fréquence accrue de neutropénie (< 2000 cellules/mm3).

Il faut éviter d’instaurer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients présentant un faible nombre absolu de polynucléaires neutrophiles ou NAN (c.-à-d., NAN < 1000/mm3). Chez les patients présentant un NAN persistant de 500 à 1000/mm3, l’administration de la dose de XELJANZ doit être interrompue jusqu’à ce que le NAN soit > 1000 cellules/mm3. Chez les patients qui présentent un NAN < 500 cellules/mm3, il faut arrêter le traitement. Pour connaître les recommandations relatives à la surveillance et aux modifications posologiques en fonction du NAN, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION.

Anémie : Le traitement par le tofacitinib a été associé à des diminutions des taux d’hémoglobine. Il faut éviter d’instaurer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients présentant de faibles taux d’hémoglobine (c.-à-d., < 9 g/dL). Chez les patients dont le taux d’hémoglobine atteint des valeurs en deçà de 8 g/dL ou diminue de plus de 2 g/dL pendant le traitement, il faut interrompre l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR.

Pour connaître les recommandations relatives à la surveillance et aux modifications posologiques en fonction des taux d’hémoglobine, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION.

Élévations des taux d’enzymes hépatiques :Le traitement par XELJANZ a été associé à une fréquence accrue des élévations des taux d’enzymes hépatiques comparativement au placebo (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Troubles hépatiques/biliaires/pancréatiques et EFFETS INDÉSIRABLES). La plupart de ces anomalies chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et d’arthrite psoriasique se sont produites au cours des études sur les ARMM administrés en traitement de fond (principalement le méthotrexate).

Chez les patients atteints de colite ulcéreuse, le traitement par XELJANZ à 5 et à 10 mg 2 f.p.j. a également été associé à une fréquence accrue d’élévations du taux d’enzymes hépatiques comparativement au placebo; la fréquence avait tendance à être plus élevée avec la dose de 10 mg 2 f.p.j. qu’avec celle de 5 mg 2 f.p.j.

Un patient traité par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. dans l’étude sur le traitement d’entretien de la colite ulcéreuse a présenté une élévation du taux d’enzymes hépatiques; ce taux a par la suite diminué après l’arrêt du traitement. Le cas a été jugé comme une possible lésion hépatique d’origine médicamenteuse, et les résultats de l’échographie ont indiqué une stéatose hépatique.

Une surveillance systématique des taux d’enzymes hépatiques et une analyse rapide pour déterminer la cause des élévations de ces enzymes sont recommandées afin de repérer les cas possibles de lésion hépatique d’origine médicamenteuse (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire).

Élévations des taux lipidiques : Le traitement par XELJANZ a été associé à une augmentation des taux de certains paramètres lipidiques, notamment le cholestérol total, le cholestérol LDL (lipoprotéines de basse densité) et le cholestérol HDL (lipoprotéines de haute densité) (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Les hausses les plus marquées ont été observées au cours des 6 premières semaines de traitement. L’effet de ces augmentations sur la morbidité et la mortalité cardiovasculaires n’a pas été déterminé.

L’évaluation des paramètres lipidiques doit être effectuée au début du traitement, après 4 à 8 semaines environ de traitement par XELJANZ/XELJANZ XR et tous les 6 mois par la suite (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance et épreuves de laboratoire). La prise en charge des patients doit suivre les lignes directrices de pratique clinique locale relatives au traitement de l’hyperlipidémie.

Cancers et troubles lymphoprolifératifs

Des cancers ont été observés chez des patients traités par XELJANZ. Chez les patients traités par XELJANZ, des cas de cancer ont été observés au cours d’études cliniques et dans le contexte de la pharmacovigilance dont, entre autres, des cas de lymphome, de cancer du poumon, de cancer du sein, de cancer colorectal, de cancer gastrique, de mélanome, de cancer de la prostate, de cancer du pancréas et d’adénocarcinome rénal.

Il convient d’évaluer les risques et les bienfaits du traitement par XELJANZ/XELJANZ XR avant sa mise en route chez les patients ayant déjà souffert ou atteints d’un cancer autre qu’un cancer de la peau non mélanique traité avec succès, ou lorsqu’on envisage de poursuivre le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients qui développent un cancer. Les recommandations en présence de cancer de la peau non mélanique sont présentées ci-dessous.

Polyarthrite rhumatoïde

Lors des cinq études cliniques comparatives, 5 cas de cancer (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) ont été diagnostiqués chez les patients traités par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. et 8 cas de cancer (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) ont été diagnostiqués chez les patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., comparativement à aucun cas (à l’exclusion du cancer non mélanique) chez les patients recevant le placebo ou le placebo et un ARMM, pendant les 12 premiers mois. Des lymphomes et des tumeurs solides ont également été notés au cours d’une étude de prolongation de longue durée chez des patients traités par XELJANZ (voir EFFETS INDÉSIRABLES). Les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde, particulièrement ceux présentant de fortes poussées évolutives de la maladie, risquent davantage d’être atteints de lymphomes (risque pouvant être multiplié plusieurs fois) que la population générale.

Dans le cadre d’essais contrôlés de phase IIB avec administration de doses variables à des receveurs d’une première transplantation rénale, parmi tous les greffés qui avaient reçu un traitement d’induction par le basiliximab, de fortes doses de corticostéroïdes et des produits à base d’acide mycophénolique, on a observé un trouble lymphoprolifératif post-transplantation associé au virus Epstein-Barr chez 5 des 218 patients traités par XELJANZ (2,3 %) par rapport à aucun des 111 patients traités par la cyclosporine.

Arthrite psoriasique

Au cours des deux études cliniques comparatives portant sur l’arthrite psoriasique, 3 cas de cancer (à l’exception du cancer de la peau non mélanique) ont été recensés chez les 474 patients traités par XELJANZ et un ARMM synthétique classique (exposition d’une durée de 6 à 12 mois), par comparaison à aucun cas de cancer chez les 236 patients qui ont reçu un placebo et un ARMM synthétique classique (exposition d’une durée de 3 mois) et à aucun cas chez les 106 patients traités par l’adalimumab et un ARMM synthétique classique (exposition d’une durée de 12 mois). Des cancers ont également été notés au cours de l’étude de prolongation de longue durée chez des patients atteints d’arthrite psoriasique traités par XELJANZ.

Colite ulcéreuse

Lors des quatre études cliniques comparatives sur la colite ulcéreuse (jusqu’à 52 semaines de traitement), aucun cancer (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) n’a été signalé chez les patients traités par XELJANZ. Dans l’étude de prolongation de longue durée sans insu, des cancers (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) ont été signalés chez des patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., y compris des tumeurs solides et des lymphomes.

Cancers de la peau non mélaniques

Des cancers de la peau non mélaniques ont été signalés chez des patients traités par XELJANZ. Le cancer de la peau non mélanique est un effet indésirable lié à la dose, et le risque est plus élevé chez les patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. que chez les patients traités par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. Il est recommandé d’effectuer des examens de la peau à intervalles réguliers.

Dans l’étude de 52 semaines sur le traitement d’entretien de la colite ulcéreuse, un cancer de la peau non mélanique a été signalé chez 3 patients (1,5 %) qui recevaient 10 mg 2 f.p.j. par rapport à aucun cancer de ce type signalé chez les patients qui recevaient 5 mg 2 f.p.j. et à un cas chez 1 patient (0,5 %) qui recevait le placebo. Dans l’étude de prolongation de longue durée sans insu, un cancer de la peau non mélanique a été signalé chez 6 patients du groupe à 10 mg 2 f.p.j. et 2 patients du groupe à 5 mg 2 f.p.j.

Surveillance et épreuves de laboratoire

Les dosages lipidiques doivent être effectués au début du traitement, après 4 à 8 semaines environ de traitement par XELJANZ/XELJANZ XR et tous les 6 mois par la suite.

Des dosages des enzymes hépatiques sont recommandés. Si la présence d’une lésion hépatique d’origine médicamenteuse est soupçonnée, l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR doit être interrompue tant que ce diagnostic n’a pas été exclu.

Une évaluation de la fonction rénale est recommandée avant d’instaurer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).

Les épreuves visant à déterminer le nombre de lymphocytes et de polynucléaires neutrophiles et le taux d’hémoglobine doivent être effectuées au début du traitement, après 4 à 8 semaines environ de traitement par XELJANZ/XELJANZ XR et tous les 3 mois par la suite (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION pour connaître les réglages posologiques recommandés en fonction des résultats de ces épreuves de laboratoire).

Signes vitaux : Le pouls et la tension artérielle doivent être surveillés au début du traitement et à intervalles réguliers pendant toute la durée du traitement par XELJANZ/XELJANZ XR (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Troubles cardiovasculaires; EFFETS INDÉSIRABLES et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Troubles musculosquelettiques

Le traitement par XELJANZ a été associé à une hausse des taux de créatine kinase. L’effet maximum a généralement été observé au cours des 6 premiers mois. Un cas de rhabdomyolyse a été signalé chez un patient traité par XELJANZ. Les taux de créatine kinase doivent être vérifiés chez les patients qui présentent des symptômes de faiblesse musculaire et/ou de douleurs musculaires afin de détecter les signes manifestes de rhabdomyolyse. Des hausses du taux de créatine kinase ont été signalées plus fréquemment chez les patients traités par XELJANZ à 10 mg que chez ceux traités par la dose de 5 mg 2 f.p.j. (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Insuffisance rénale

L’administration de XELJANZ XR n’est pas recommandée chez les patients atteints d’une insuffisance rénale modérée (ClCr ≥ 30 mL/min et < 60 mL/min) ou sévère (ClCr ≥ 15 mL/min et < 30 mL/min), y compris les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, qu’ils soient hémodialysés ou non.

Un réglage de la posologie de XELJANZ est recommandé chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée ou sévère (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières, POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE). Au cours des essais cliniques, XELJANZ n’a pas été évalué chez les patients dont les valeurs initiales de la clairance de la créatinine (estimées par l’équation Cockcroft-Gault) étaient inférieures à 40 mL/min.

Troubles respiratoires

Pneumopathie interstitielle : Des cas de pneumopathie interstitielle ont été signalés au cours d’essais cliniques sur XELJANZ menés auprès de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, bien que le rôle de l’inhibition de la protéine JAK soit inconnu dans ces cas. Tous les patients qui ont présenté une pneumopathie interstitielle avaient pris en concomitance du méthotrexate, des corticostéroïdes et/ou de la sulfasalazine; ces agents ont tous été associés à cette maladie. Les patients d’origine asiatique présentaient un risque accru de pneumopathie interstitielle (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

XELJANZ/XELJANZ XR doit être utilisé avec prudence chez les patients qui ont des antécédents de pneumopathie interstitielle ou qui y sont plus à risque.

Populations particulières

Femmes enceintes: XELJANZ/XELJANZ XR est contre-indiqué pendant la grossesse (voir CONTRE-INDICATIONS). Aucune étude clinique comparative adéquate et rigoureusement contrôlée n’a été menée sur l’utilisation de XELJANZ/XELJANZ XR chez les femmes enceintes. XELJANZ a montré des effets tératogènes chez les rats et les lapins et a eu, chez les rates, des effets sur la fertilité, la parturition et le développement périnatal et postnatal (voir TOXICOLOGIE).

Il faut conseiller aux femmes en âge de procréer d’utiliser une méthode de contraception efficace durant le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR et pendant 4 à 6 semaines après la prise de la dernière dose.

Femmes qui allaitent : XELJANZ est passé dans le lait de rates en lactation. On ignore si XELJANZ/XELJANZ XR est excrété dans le lait maternel. XELJANZ/XELJANZ XR est contre-indiqué chez les femmes qui allaitent (voir CONTRE-INDICATIONS et TOXICOLOGIE).

Enfants (< 18 ans) : L’innocuité et l’efficacité de XELJANZ/XELJANZ XR n’ont pas été établies chez l’enfant. Par conséquent, XELJANZ/XELJANZ XR ne doit pas être administré à cette population de patients (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Personnes âgées (> 65 ans) : La fréquence des infections graves chez les sujets de 65 ans ou plus traités par XELJANZ était plus élevée que chez les sujets âgés de moins de 65 ans. Il faut donc administrer XELJANZ/XELJANZ XR avec prudence aux personnes âgées (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Patients d’origine asiatique : Les patients d’origine asiatique sont exposés à un risque accru de zona et d’infections opportunistes. Les patients d’origine asiatique atteints de polyarthrite rhumatoïde sont également exposés à un risque accru de pneumopathie interstitielle. Une fréquence accrue de certains effets indésirables comme une hausse des taux de transaminases (ALAT, ASAT) et une diminution du nombre de leucocytes a également été observée. Par conséquent, XELJANZ/XELJANZ XR doit être administré avec prudence aux patients d’origine asiatique (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Effets Indésirables

Aperçu des effets indésirables du médicament

Polyarthrite rhumatoïde

Au cours d’essais cliniques contrôlés, 8,0 % des patients (11,0 événements/100 années-patients) du groupe traité par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., ont été hospitalisés en raison de réactions indésirables graves comparativement à 7,8 % des patients 9,1 événements /100 années-patients) du groupe recevant l’adalimumab et à 3,8 % des patients (13,0 événements/100 années-patients) du groupe sous placebo.

Les effets indésirables graves les plus fréquents étaient l’arthrose et les infections graves, notamment la pneumonie, la cellulite, le zona et les infections des voies urinaires. Au cours des 3 premiers mois, des infections graves (celles dictant l’administration d’antibiotiques par voie parentérale ou l’hospitalisation) ont été signalées chez 0,7 % des patients (2,8 événements/100 années-patients) traités par XELJANZ et chez 0,2 % des patients (0,6 événement/100 années-patients) recevant le placebo. Pendant les mois 0 à 12, des infections graves ont été signalées chez 2 % des patients (3,2 événements/100 années-patients) traités par XELJANZ (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Dans le groupe recevant XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j., le taux de décès a été de 0,4 % (0,6 événement/100 années-patients) par rapport à 0,5 % (0,6 événement/100 années-patients) dans le groupe adalimumab et à 0,2 % (0,5 événement/100 années-patients) dans le groupe placebo.

Dans le cadre d’essais cliniques contrôlés, les effets indésirables le plus souvent signalés au cours des 3 premiers mois (survenant chez ≥ 2 % des patients traités par XELJANZ en monothérapie ou en association avec des ARMM) ont été les infections des voies respiratoires supérieures, les céphalées, la rhinopharyngite et la diarrhée. Par ailleurs, des cas de bronchite, d’infection des voies urinaires, de zona, de polyarthrite rhumatoïde, de dorsalgie et d’hypertension ont été signalés dans le groupe qui a reçu XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., lors de l’étude de prolongation de longue durée.

La proportion de patients ayant arrêté leur traitement en raison d’un effet indésirable, quel qu’il soit, au cours des 3 premiers mois des études à double insu, contrôlées par placebo, était de 7,8 % dans le groupe recevant 5 mg de XELJANZ, 2 f.p.j., et de 3,7 % dans le groupe sous placebo. Dans l’étude de prolongation de longue durée, la proportion de patients ayant arrêté leur traitement en raison d’un effet indésirable, quel qu’il soit, était de 24,8 % (6,78 événements/100 années-patients) pour l’ensemble des patients, de 27,9 % (6,67 événements/100 années-patients) dans le groupe recevant 5 mg de XELJANZ, 2 f.p.j., et de 23,8 % (6,83 événements/100 années-patients) dans le groupe recevant 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j. Les effets indésirables les plus fréquents ayant mené à l’abandon du traitement par XELJANZ étaient les infections; la pneumonie a été l’effet indésirable le plus fréquent ayant mené à l’abandon du traitement, suivie par l’élévation de la créatininémie et le zona.

Au terme d’une étude non comparative sans insu de phase II/III de suivi de longue durée (période maximale de 114 mois) réalisée dans le cadre du programme d’études cliniques de phases II et III, 4040 sujets avaient reçu du tofacitinib (ce qui représente 16 113 années-patients d’exposition). Le protocole des études de l’innocuité à long terme autorisait la modification de la dose de XELJANZ si le tableau clinique l’exigeait. L’interprétation des données qui en sont issues est donc restreinte en ce qui concerne la dose. L’emploi du tofacitinib à raison de 10 mg 2 f.p.j. est déconseillé chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Dans l’ensemble, la marge d’innocuité de XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. lors de l’étude de prolongation de longue durée était comparable à celle qui avait été observée dans les études cliniques comparatives.

Patients d’origine asiatique : Les patients d’origine asiatique présentaient des fréquences plus élevées de zona, d’infections opportunistes, d’élévations des taux de transaminases (ALAT, ASAT) et de diminution du nombre de leucocytes. Les patients d’origine asiatique atteints de polyarthrite rhumatoïde sont également exposés à un risque accru de pneumopathie interstitielle. Par conséquent, XELJANZ/XELJANZ XR doit être administré avec prudence aux patients d’origine asiatique.

Arthrite psoriasique

Les données relatives à l’innocuité proviennent de deux études multicentriques comparatives à double insu : l’étude de 12 mois PsA-I (A3921091) et l’étude de 6 mois PsA-II (A3921125); le protocole des deux études incluait une comparaison contre placebo de trois mois. Tous les sujets devaient être traités par une dose stable d’un ARMM synthétique classique. Une autre étude clinique, sans insu et de longue durée, portait sur des patients atteints d’arthrite psoriasique qui avaient participé à l’une des deux études cliniques précitées.

En tout, 783 patients ont été traités par diverses doses de XELJANZ au cours d’études cliniques sur l’arthrite psoriasique, d’où une exposition correspondant à 1238 années-patients. De ce nombre, 635 ont été exposés à XELJANZ pendant au moins 1 an.

Les effets indésirables graves les plus fréquents étaient les infections graves. Dans le cadre d’études cliniques comparatives avec placebo, les effets indésirables signalés le plus souvent (≥ 2 %) chez les patients traités par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. au cours des 3 premiers mois étaient la bronchite, la diarrhée, la dyspepsie, les céphalées, la rhinopharyngite et les nausées.

La proportion de patients ayant arrêté le traitement en raison d’un effet indésirable, quel qu’il soit, au cours des 3 premiers mois des études à double insu, comparatives avec placebo, était de 3,2 % dans le groupe XELJANZ et de 2,5 % dans le groupe placebo.

Dans l’ensemble, la marge d’innocuité observée chez les patients atteints d’arthrite psoriasique évolutive qui ont reçu XELJANZ concordait avec celle observée chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde qui ont été traités par XELJANZ.

Colite ulcéreuse

Quatre études comparatives avec placebo, à double insu et à répartition aléatoire ainsi qu’une étude sans insu ont été menées chez des patients atteints de colite ulcéreuse évolutive modérée ou sévère : deux études déterminantes de phase III semblables de 8 semaines sur le traitement d’induction (OCTAVE Induction 1 et 2), une étude déterminante de phase III de 52 semaines sur le traitement d’entretien (OCTAVE Sustain) et une étude de phase II de détermination de la dose dans le traitement d’induction (A3921063). Une étude de prolongation de longue durée non comparative et sans insu a également été menée (voir ESSAIS CLINIQUES). Dans l’étude OCTAVE Sustain de 52 semaines, 99 patients ont été traités avec la dose de 5 mg 2 f.p.j. et 113 patients ont été traités avec la dose de 10 mg 2 f.p.j. pendant 52 semaines.

Dans les études sur le traitement d’induction, les catégories d’effets indésirables graves les plus fréquentes ont été les troubles gastro-intestinaux et les infections. Les effets indésirables graves les plus fréquents (à l’exclusion des manifestations signalées comme étant une colite ulcéreuse) ont été la douleur abdominale, les abcès anaux et une hypersensibilité au médicament. Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 5 %) ont été les céphalées et la rhinopharyngite.

Dans l’étude sur le traitement d’entretien, les catégories d’effets indésirables graves les plus fréquentes ont été les troubles gastro-intestinaux, les infections, les lésions et les troubles du système nerveux. Tous les effets indésirables graves ont été signalés une fois (à l’exclusion des manifestations signalées comme étant une colite ulcéreuse). Les effets indésirables les plus fréquents (≥ 5 %) (à l’exclusion des manifestations signalées comme étant une colite ulcéreuse) chez les patients recevant 5 mg 2 f.p.j. ont été la rhinopharyngite, l’arthralgie, les céphalées et les infections des voies respiratoires supérieures. Chez les patients recevant 10 mg 2 f.p.j., les effets indésirables les plus fréquents ont été la rhinopharyngite, l’arthralgie, les hausses du taux sanguin de créatine kinase, les infections des voies respiratoires supérieures, les éruptions cutanées, l’hypercholestérolémie et le zona.

Dans les études sur le traitement d’induction, des effets indésirables ont été signalés chez 515 patients (54,9 %) recevant 10 mg 2 f.p.j. et chez 155 patients (55,0 %) recevant le placebo. Dans l’étude sur le traitement d’entretien, des effets indésirables ont été signalés chez 143 patients (72,2 %) recevant 5 mg 2 f.p.j., chez 156 patients (79,6 %) recevant 10 mg 2 f.p.j. et chez 149 patients (75,3 %) recevant le placebo.

Dans les études sur le traitement d’induction et le traitement d’entretien, la raison la plus fréquente d’abandon était l’aggravation de la colite ulcéreuse. À l’exclusion des abandons en raison de l’aggravation de la colite ulcéreuse, la proportion de patients ayant abandonné le traitement en raison d’effets indésirables était de moins de 5 % dans tous les groupes de traitement par XELJANZ ou le placebo.

Quatre cas d’embolie pulmonaire ont été signalés chez des patients prenant XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j.

Dans l’ensemble, la marge d’innocuité observée chez les patients atteints de colite ulcéreuse qui ont reçu XELJANZ concordait avec celle qui a été observée pour toutes les indications de XELJANZ. Les risques liés à la dose constatés chez les patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. par rapport à ceux traités par la dose de 5 mg 2 f.p.j. comprennent le zona, les infections graves et le cancer de la peau non mélanique.

Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des effets indésirables qui sont observés ne reflètent pas nécessairement ceux qui ont été observés en pratique et ne doivent pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les effets indésirables d’un médicament qui sont tirés d’essais cliniques s’avèrent utiles pour la détermination des manifestations indésirables liées aux médicaments et pour l’estimation des taux.

Polyarthrite rhumatoïde

Le tableau 1 ci-après présente les manifestations indésirables (sans égard au lien de causalité) qui se sont produites chez ≥ 1 % des patients traités par XELJANZ au cours de la période à double insu et contrôlée par placebo des études sur la polyarthrite rhumatoïde.

Tableau 1 : Sommaire des manifestations indésirables signalées chez ≥ 1 % des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde traités par XELJANZ (toutes causes confondues) – dans l’ensemble des études de phase III (durée maximale de 3 mois)

Appareil ou système/manifestation indésirable

XELJANZ

à 5 mg 2 f.p.j.

(n = 1216)

Placebo

(n = 681)

Adalimumab

à 40 mg toutes les 2 sem. par voie s.-c.

(n = 204)

Infections et infestations

Infection des voies respiratoires supérieures

53 (4,4)

23 (3,4)

7 (3,4)

Rhinopharyngite

48 (3,9)

19 (2,8)

7 (3,4)

Infection des voies urinaires

25 (2,1)

12 (1,8)

7 (3,4)

Bronchite

14 (1,2)

10 (1,5)

4 (2,0)

Troubles sanguins et lymphatiques

Anémie

15 (1,2)

8 (1,2)

0

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hypercholestérolémie

12 (1,0)

3 (0,4)

1 (0,5)

Troubles du système nerveux

Céphalées

54 (4,4)

15 (2,2)

5 (2,5)

Étourdissements

13 (1,1)

8 (1,2)

3 (1,5)

Troubles vasculaires

Hypertension

20 (1,6)

7 (1,0)

0

Troubles gastro-intestinaux

Diarrhée

45 (3,7)

16 (2,3)

2 (1,0)

Nausées

32 (2,6)

18 (2,6)

3 (1,5)

Dyspepsie

19 (1,6)

11 (1,6)

3 (1,5)

Douleur épigastrique

23 (1,9)

5 (0,7)

3 (1,5)

Vomissements

21 (1,7)

10 (1,5)

0

Constipation

16 (1,3)

6 (0,9)

2 (1,0)

Gastrite

12 (1,0)

7 (1,0)

0

Gastro-entérite

12 (1,0)

5 (0,7)

0

Troubles hépatobiliaires

Hausse du taux d’alanine aminotransférase

14 (1,2)

7 (1,0)

1 (0,5)

Atteintes des tissus musculosquelettiques ou conjonctifs

Polyarthrite rhumatoïde

17 (1,4)

17 (2,5)

1 (0,5)

Dorsalgie

18 (1,5)

5 (0,7)

1 (0,5)

Arthralgie

13 (1,1)

16 (2,3)

4 (2,0)

Effets généraux ou réaction au point d’administration

Œdème périphérique

17 (1,4)

16 (2,3)

3 (1,5)

Pyrexie

13 (1,1)

5 (0,7)

1 (0,5)

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence et la nature des effets indésirables du médicament observés dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Colite ulcéreuse

Le tableau 2 ci-après présente les manifestations indésirables signalées chez ≥ 1 % des patients traités par XELJANZ dans les études de phases II et III sur le traitement d’induction de la colite ulcéreuse.

Tableau 2 : Sommaire des manifestations indésirables (pour lesquelles il existe un lien de causalité) signalées chez ≥ 1 % des patients traités par XELJANZ dans les études de phases II et III sur le traitement d’induction de la colite ulcéreuse (jusqu’à 8 semaines)
*
Comprend : hypercholestérolémie, hyperlipidémie, hausse du taux de cholestérol, dyslipidémie, hausse du taux de triglycérides, hausse du taux de lipoprotéines de basse densité, taux anormal de lipoprotéines de basse densité et hausse du taux de lipides.
±
Le nombre total de patients ayant présenté une manifestation indésirable et le nombre total de patients ayant présenté une manifestation indésirable pour chaque appareil ou système comprennent toutes les manifestations indésirables liées au médicament (celles qui ont été signalées chez ≥ 1 % des patients traités par XELJANZ et celles qui ont été signalées chez < 1 % des patients traités par XELJANZ); le nombre total comprend également certains patients pour lesquels on a signalé plus d’une manifestation indésirable liée au médicament (ce qui gonfle le pourcentage).

Appareil ou système±/

manifestation indésirable

XELJANZ

à 10 mg 2 f.p.j.

(N = 938)

Placebo

(N = 282)

Patients présentant au moins une manifestation indésirable (%)

494 (52,7)

130 (46,1)

Troubles sanguins et lymphatiques 26 (2,8) 10 (3,5)

Anémie

22 (2,3)

9 (3,2)

Troubles gastro-intestinaux 82 (8,7) 26 (9,2)

Nausées

28 (3,0)

11 (3,9)

Douleur abdominale

25 (2,7)

11 (3,9)

Vomissements

9 (1,0)

3 (1,1)

Dyspepsie

12 (1,3)

1 (0,4)

Effets généraux ou réaction au point d’administration 48 (5,1) 13 (4,6)

Fatigue

17 (1,8)

5 (1,8)

Pyrexie

24 (2,6)

4 (1,4)

Infections et infestations 111 (11,8) 24 (8,5)

Rhinopharyngite

56 (6,0)

14 (5,0)

Grippe

9 (1,0)

3 (1,1)

Infection des voies urinaires

11 (1,2)

1 (0,4)

Pharyngite

10 (1,1)

1 (0,4)

Épreuves de laboratoire

65 (6,9)

4 (1,4)

Hausse du taux sanguin de créatine kinase

25 (2,7)

3 (1,1)

Hausse des taux de cholestérol*

31 (3,3)

0

Atteintes des tissus musculosquelettiques ou conjonctifs 33 (3,5) 12 (4,3)

Arthralgie

27 (2,9)

12 (4,3)

Troubles du système nerveux 77 (8,2) 20 (7,1)

Céphalées

73 (7,8)

19 (6,7)

Troubles respiratoires 14 (1,5) 8 (2,8)

Toux

13 (1,4)

7 (2,5)

Troubles cutanés et sous-cutanés 18 (1,9) 9 (3,2)

Éruptions cutanées

12 (1,3)

2 (0,7)

Troubles vasculaires 9 (1,0) 1 (0,4)

Hypertension

9 (1,0)

1 (0,4)

Tableau 3 : Sommaire des manifestations indésirables (pour lesquelles il existe un lien de causalité) signalées chez ≥ 1 % des patients traités par XELJANZ dans l’étude de phase III sur le traitement d’entretien de la colite ulcéreuse (jusqu’à 12 mois)
*
Comprend : hypercholestérolémie, hyperlipidémie, hausse du taux de cholestérol, dyslipidémie, hausse du taux de triglycérides, hausse du taux de lipoprotéines de basse densité, taux anormal de lipoprotéines de basse densité et hausse du taux de lipides.
±
Le nombre total de patients ayant présenté une manifestation indésirable et le nombre total de patients ayant présenté une manifestation indésirable pour chaque appareil ou système comprennent toutes les manifestations indésirables liées au médicament (celles qui ont été signalées chez ≥ 1 % des patients traités par XELJANZ et celles qui ont été signalées chez < 1 % des patients traités par XELJANZ); le nombre total comprend également certains patients pour lesquels on a signalé plus d’une manifestation indésirable liée au médicament (ce qui gonfle le pourcentage).

Appareil ou système±/

manifestation indésirable

XELJANZ

à 5 mg 2 f.p.j.

(N = 198)

XELJANZ

à 10 mg 2 f.p.j.

(N = 196)

Placebo

(N = 198)

Patients présentant au moins une manifestation indésirable (%)

166 (83,8)

207 (100)

153 (77,3)

Troubles sanguins et lymphatiques

9 (4,5)

5 (2,6)

3 (1,5)

Anémie

8 (4,0)

4 (2,0)

3 (1,5)

Troubles gastro-intestinaux 16 (8,1) 32 (16,3) 26 (13,1)

Diarrhée

3 (1,5)

9 (4,6)

5 (2,5)

Nausées

1 (0,5)

8 (4,1)

5 (2,5)

Douleur abdominale

5 (2,5)

7 (3,6)

11 (5,6)

Vomissements

3 (1,5)

6 (3,1)

2 (1,0)

Dyspepsie

4 (2,0)

1 (0,5)

2 (1,0)

Effets généraux ou réaction au point d’administration 12 (6,1) 11 (5,6) 17 (8,6)

Fatigue

8 (4,0)

4 (2,0)

11 (5,6)

Pyrexie

3 (1,5)

6 (3,1)

5 (2,5)

Infections et infestations 51 (25,8) 65 (33,2) 37 (18,7)

Rhinopharyngite

19 (9,6)

27 (13,8)

11 (5,6)

Zona

3 (1,5)

10 (5,1)

1 (0,5)

Grippe

4 (2,0)

7 (3,6)

7 (3,5)

Infections des voies urinaires

5 (2,5)

6 (3,1)

4 (2,0)

Bronchite

5 (2,5)

6 (3,1)

3 (1,5)

Sinusite

6 (3,0)

2 (1,0)

2 (1,0)

Pharyngite

6 (3,0)

1 (0,5)

3 (1,5)

Gastro-entérite virale

0

3 (1,5)

2 (1,0)

Infection virale

2 (1,0)

1 (0,5)

1 (0,5)

Lésion, intoxication et complications liées à une intervention 2 (1,0) 2 (1,0) 0

Entorse

1 (0,5)

2 (1,0)

0

Épreuves de laboratoire 19 (9,6) 38 (19,4) 7 (3,5)

Hausse des taux de cholestérol*

9 (4,5)

18 (9,2)

3 (1,5)

Hausse du taux sanguin de créatine kinase

6 (3,0)

13 (6,6)

4 (2,0)

Gain pondéral

3 (1,5)

4 (2,0)

0

Hausse du taux de gamma-glutamyl-transférase

1 (0,5)

3 (1,5)

0

Atteintes des tissus musculosquelettiques ou conjonctifs 19 (9,6) 19 (9,7) 25 (12,6)

Arthralgie

17 (8,6)

17 (8,7)

19 (9,6)

Douleur musculosquelettique

1 (0,5)

2 (1,0)

5 (2,5)

Néoplasmes bénins, malins ou non précisés (y compris kystes et polypes) 0 2 (1,0) 1 (0,5)

Cancer de la peau non mélanique

0

2 (1,0)

1 (0,5)

Troubles du système nerveux 18 (9,1) 7 (3,6) 12 (6,1)

Céphalées

17 (8,6)

6 (3,1)

12 (6,1)

Troubles psychiatriques 3 (1,5) 1 (0,5) 1 (0,5)

Insomnie

3 (1,5)

1 (0,5)

1 (0,5)

Troubles respiratoires 6 (3,0) 8 (4,1) 6 (3,0)

Toux

6 (3,0)

5 (2,6)

5 (2,5)

Dyspnée

0

2 (1,0)

1 (0,5)

Troubles cutanés et sous-cutanés 7 (3,5) 12 (6,1) 17 (8,6)

Éruptions cutanées

6 (3,0)

11 (5,6)

8 (4,0)

Troubles vasculaires 4 (2,0) 4 (2,0) 1 (0,5)

Hypertension

4 (2,0)

4 (2,0)

1 (0,5)

Fréquence globale des infections

Polyarthrite rhumatoïde

Dans le cadre des cinq études contrôlées, pendant la période d’exposition de 0 à 3 mois, la fréquence globale d’infections était de 20 % dans le groupe traité par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., et de 18 % dans le groupe sous placebo.

Lors de l’étude de prolongation de longue durée, la fréquence globale des infections était de 67,7 % (39,63 événements/100 années-patients) chez l’ensemble des patients traités par XELJANZ, de 65,5 % (33,22 événements/100 années-patients) chez les sujets traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., et de 68,4 % (42,24 événements/100 années-patients) chez les sujets traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j.

Les infections le plus souvent signalées étaient les infections des voies respiratoires supérieures, la rhinopharyngite, la bronchite, le zona et les infections des voies urinaires.

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence et la nature des infections survenues dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Colite ulcéreuse

Dans les études de phases II et III à répartition aléatoire d’une durée de 8 semaines sur le traitement d’induction, la proportion de patients présentant une infection a été de 21,1 % (198 patients) dans le groupe XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. par comparaison à 15,2 % (43 patients) dans le groupe placebo. Dans l’étude de phase III à répartition aléatoire d’une durée de 52 semaines sur le traitement d’entretien, la proportion de patients présentant une infection a été de 35,9 % (71 patients) dans le groupe XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. et de 39,8 % (78 patients) dans le groupe XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. par comparaison à 24,2 % (48 patients) dans le groupe placebo.

Dans l’étude sur le traitement d’entretien, les résultats portaient à croire que le risque d’infection opportuniste était possiblement lié à la dose : XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. (2,0 %), XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. (1,0 %) et placebo (0,5 %). Toutes les infections opportunistes étaient des cas de zona. Le zona a été signalé plus fréquemment avec XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. (5,1 %) qu’avec XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. (1,5 %) ou le placebo (0,5 %), ce qui indique que le risque de zona est lié à la dose.

Dans l’ensemble des études sur le traitement par XELJANZ, l’infection signalée le plus fréquemment a été la rhinopharyngite, survenue chez 18,2 % (211) des patients.

Infections graves

Polyarthrite rhumatoïde

Dans le cadre des cinq études contrôlées, pendant la période d’exposition de 0 à 3 mois, des infections graves ont été signalées chez 1 patient (0,6 événement/100 années-patients) qui avait reçu le placebo et chez 8 patients (2,8 événements/100 années-patients) qui avaient reçu XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Au cours de la période d’exposition de 0 à 12 mois, la fréquence globale d’infections graves était de 2,4 % (3,2 événements/100 années-patients) dans le groupe traité par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Dans l’étude de prolongation de longue durée, les infections graves le plus fréquemment signalées chez les sujets traités par XELJANZ comprenaient la pneumonie, la cellulite, l’appendicite, la diverticulite, la gastro-entérite, l’infection des voies urinaires et le zona (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence et la nature des infections graves survenues dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Colite ulcéreuse

Les taux d’incidence et les types d’infections graves dans les essais cliniques sur la colite ulcéreuse ont été généralement similaires à ceux ayant été signalés dans les essais cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde avec XELJANZ.

Le taux d’infections graves chez les patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. a été plus élevé que celui des patients traités par la dose de 5 mg 2 f.p.j.

Tuberculose

Des cas de tuberculose ont été signalés au cours du traitement par XELJANZ.

Polyarthrite rhumatoïde

Lors des cinq études contrôlées, pendant la période d’exposition de 0 à 3 mois, aucun cas de tuberculose n’a été signalé chez les patients qui ont reçu XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., ou le placebo.

Au cours de la période d’exposition de 0 à 12 mois, aucun cas de tuberculose n’a été relevé chez les patients qui ont reçu XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Dans l’étude de prolongation de longue durée, des cas de tuberculose confirmés par des évaluateurs ont été signalés chez 0,6 % des patients (0,15 événement/100 années-patients) traités par XELJANZ, chez 0,4 % des patients (0,10 événement/100 années-patients) traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., et chez 0,6 % des patients (0,17 événement/100 années-patients) traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j.

Des cas de tuberculose disséminée ont été signalés. La période médiane d’exposition à XELJANZ avant le diagnostic de tuberculose a été de 10 mois (min. et max. : 152 et 960 jours) (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence des cas de tuberculose survenus dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Infections opportunistes (excluant la tuberculose)

Polyarthrite rhumatoïde

Dans le cadre des cinq études contrôlées, pendant la période d’exposition de 0 à 3 mois, aucun patient qui recevait le placebo n’a contracté d’infections opportunistes, alors que 2 patients (0,2 %) (0,7 événement/100 années-patients) du groupe traité par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., en ont manifestées.

Au cours de la période d’exposition de 0 à 12 mois, des infections opportunistes ont été signalées chez 3 patients (0,3 %) (0,3 événement/100 années-patients) du groupe traité par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

La période médiane d’exposition à XELJANZ avant le diagnostic d’une infection opportuniste a été de 8 mois (min. et max. : 41 et 698 jours).

Une fréquence similaire d’infections opportunistes a été observée dans l’étude de prolongation de longue durée, où la durée du traitement par XELJANZ pouvait aller jusqu’à 114 mois.

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence et la nature des infections opportunistes survenues dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Colite ulcéreuse

Dans l’étude sur le traitement d’entretien, le zona a été signalé plus fréquemment avec XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. (5,1 %) qu’avec XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. (1,5 %) ou le placebo (0,5 %), ce qui indique que le risque de zona est lié à la dose.

Des cas de zona opportuniste (y compris des cas graves, tels que des cas disséminés, méningo-encéphaliques et ophtalmologiques) ont également été signalés chez des patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j.

Cancers (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique)

Polyarthrite rhumatoïde

Dans le cadre des cinq études contrôlées, pendant la période d’exposition de 0 à 3 mois, des cas de cancer (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) ont été signalés chez 2 patients (0,2 %) (0,7 événement/100 années-patients) traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., mais chez aucun des patients ayant reçu le placebo.

Au cours de la période d’exposition de 0 à 12 mois, des cas de cancer (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) ont été signalés chez 5 patients (0,4 %) (0,6 événement/100 années-patients) traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Dans l’étude de prolongation de longue durée, la fréquence globale de cancer de la peau non mélanique était de 2,6 % (0,71 événement/100 années-patients) chez l’ensemble des patients traités par XELJANZ, de 2,5 % (0,6 événement/100 années-patients) chez les patients traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., et de 2,6 % (0,75 événement/100 années-patients) chez les patients traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j.

Les types de cancer les plus fréquents (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique), incluant les cancers observés au cours de l’étude de prolongation de longue durée, étaient les cancers du poumon et du sein, le cancer gastrique, le cancer colorectal, le cancer des cellules rénales, le cancer de la prostate, les lymphomes et les mélanomes malins (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence des cancers (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) survenus dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Colite ulcéreuse

Dans les études cliniques contrôlées (jusqu’à 52 semaines de traitement), aucun cancer (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) n’a été signalé avec XELJANZ.

Dans l’étude de prolongation de longue durée sans insu, des cancers (à l’exclusion du cancer de la peau non mélanique) ont été observés chez des patients traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., y compris des tumeurs solides et des lymphomes.

Cancer de la peau non mélanique

Le cancer de la peau non mélanique est un effet indésirable lié à la dose dont le risque est plus élevé chez les patients recevant XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., que chez ceux recevant 5 mg 2 f.p.j.

Polyarthrite rhumatoïde

Dans le cadre des cinq études contrôlées, pendant la période d’exposition de 0 à 3 mois, des cas de cancer de la peau non mélanique ont été signalés chez 1 patient (0,2 %) (0,6 événement/100 années-patients) ayant reçu le placebo et chez 2 patients (0,2 %) (0,7 événement/100 années-patients) traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Au cours de la période d’exposition de 0 à 12 mois, des cas de cancer de la peau non mélanique ont été signalés chez 3 patients (0,3 %) (0,3 événement/100 années-patients) traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Dans l’étude de prolongation de longue durée, la fréquence globale de cancer de la peau non mélanique était de 2,6 % (0,71 événement/100 années-patients) chez l’ensemble des patients traités par XELJANZ, de 2,5 % (0,6 événement/100 années-patients) chez les patients traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., et de 2,6 % (0,75 événement/100 années-patients) chez les patients traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j.

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence des cancers de la peau non mélaniques survenus dans les deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Effets indésirables du médicament observés moins fréquemment lors des essais cliniques (< 1 %)

Polyarthrite rhumatoïde

Troubles sanguins et lymphatiques : neutropénie, leucopénie, lymphopénie

Troubles cardiovasculaires : insuffisance cardiaque et infarctus du myocarde

Troubles gastro-intestinaux : douleur abdominale

Effets généraux ou réaction au point d’administration : grippe

Troubles hépatobiliaires : stéatose hépatique

Infections et infestations : septicémie, pneumonie bactérienne, pneumonie pneumococcique, pyélonéphrite, cellulite, gastro-entérite virale, infection virale, herpès simplex, zona, tuberculose du système nerveux central, encéphalite, fasciite nécrosante, méningite cryptococcique, tuberculose disséminée, invasion infectieuse à partir des voies urinaires, pneumonie à Pneumocystis jiroveci, bactériémie staphylococcique, tuberculose, arthrite bactérienne, infection mycobactérienne atypique, infection due au complexe Mycobacterium avium, infection à cytomégalovirus, bactériémie, diverticulite

Lésion, intoxication et complications liées à une intervention : claquage musculaire, chute

Épreuves de laboratoire : hausse des taux de transaminases, hausse des taux sanguins de créatine, hausse des taux de gamma glutamyltransférase, résultats anormaux des évaluations de la fonction hépatique, gain pondéral, hausse du taux sanguin de créatine kinase, hausse des taux d’enzymes hépatiques, hausse du taux de lipoprotéines de basse densité, hausse du taux de cholestérol sanguin

Troubles du métabolisme et de la nutrition : déshydratation, dyslipidémie, hyperlipidémie

Atteintes des tissus musculosquelettiques ou conjonctifs : tendinite, œdème articulaire, douleurs musculosquelettiques, entorse

Néoplasmes bénins, malins ou non précisés (y compris kystes et polypes) : cancers de la peau non mélaniques

Troubles du système nerveux : paresthésie

Troubles psychiatriques : insomnie

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : congestion sinusale, toux

Troubles cutanés et sous-cutanés : érythème, prurit

Arthrite psoriasique

Les taux d’incidence des effets indésirables du médicament observés moins fréquemment (< 1 %) lors des deux études cliniques comparatives de phase III sur l’arthrite psoriasique étaient globalement comparables à ceux qui ont été signalés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Colite ulcéreuse

Troubles sanguins et lymphatiques : neutropénie, lymphopénie, leucopénie

Troubles gastro-intestinaux : gastrite

Effets généraux ou réaction au point d’administration : œdème périphérique

Troubles hépatobiliaires : stéatose hépatique

Infections et infestations : pneumonie, pyélonéphrite, cellulite, herpès, tuberculose, arthrite bactérienne, infection à cytomégalovirus, diverticulite

Lésion, intoxication et complications liées à une intervention : claquage musculaire

Épreuves de laboratoire : hausse des taux d’enzymes hépatiques, hausse des taux de transaminases, hausse de la créatininémie, résultats anormaux des évaluations de la fonction hépatique, hausse du taux de lipoprotéines de basse densité

Troubles du métabolisme et de la nutrition : déshydratation

Atteintes des tissus musculosquelettiques ou conjonctifs : tendinite, œdème articulaire

Néoplasmes bénins, malins ou non précisés (y compris kystes et polypes) : cancers de la peau non mélaniques, tumeurs solides et lymphomes

Troubles du système nerveux : paresthésie

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux : congestion sinusale

Troubles cutanés et sous-cutanés : érythème, prurit

Anomalies des résultats hématologiques et biologiques

Épreuves de laboratoire

Polyarthrite rhumatoïde et colite ulcéreuse

Créatine kinase
Le traitement par XELJANZ a été associé à une hausse des taux de créatine kinase. L’effet maximum a généralement été observé au cours des 6 premiers mois. Un cas de rhabdomyolyse a été signalé chez un patient traité par XELJANZ.

Les taux de créatine kinase doivent être vérifiés chez les patients ayant des symptômes de faiblesse musculaire et/ou de douleurs musculaires afin de détecter les signes manifestes de rhabdomyolyse (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Résultats de l’ECG : Dans le cadre d’essais cliniques de phase II contrôlés par placebo, le traitement à l’état d’équilibre par XELJANZ à raison de 5 à 10 mg, 2 Dans l’étude de prolongation de longue durée, la fréquence globale de cancer de la peau non mélanique était de 2,6 % (0,71 événement/100 années-patients) chez l’ensemble des patients traités par XELJANZ, de 2,5 % (0,6 événement/100 années-patients) chez les patients traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., et de 2,6 % (0,75 événement/100 années-patients) chez les patients traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., a été associé à des réductions de la fréquence cardiaque de 4 à 7 bpm et à des prolongations de l’intervalle PR de 4 à 10 ms, statistiquement significatives comparativement au placebo (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Taux lipidiques
Le traitement par XELJANZ a été associé à une hausse des paramètres lipidiques liée à la dose.

Des élévations des paramètres lipidiques (cholestérol total, cholestérol LDL, cholestérol HDL, triglycérides) ont généralement atteint leur maximum 6 semaines après le début du traitement par XELJANZ au cours des essais cliniques contrôlés à double insu sur la polyarthrite rhumatoïde. Les variations des paramètres lipidiques entre le début et la fin de l’étude (de 6 à 12 mois) notées au cours des études cliniques contrôlées sur la polyarthrite rhumatoïde sont résumées ci-après :

  • Le taux moyen de cholestérol LDL a augmenté de 14 % dans le groupe XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.
  • Le taux moyen de cholestérol HDL a augmenté de 16 % dans le groupe XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.
  • Les rapports moyens LDL/HDL sont demeurés pratiquement inchangés chez les patients traités par XELJANZ.

Dans les cinq études cliniques contrôlées sur la polyarthrite rhumatoïde, 4,4 % des patients traités par la dose de 5 mg, 2 f.p.j. , ont amorcé un traitement hypolipidémiant pendant l’étude.

Dans la population de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ayant participé à l’étude de longue durée sur l’innocuité, les élévations des paramètres lipidiques étaient conformes à ce qui avait été observé dans les études cliniques contrôlées.

Dosages des enzymes hépatiques
Des hausses confirmées des taux d’enzymes hépatiques > 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) ont rarement été observées. Chez les patients présentant de telles élévations des taux d’enzymes hépatiques, des modifications du schéma thérapeutique, telles que la réduction de la dose de l’ARMM administré en concomitance, l’interruption de XELJANZ ou la réduction de la dose de XELJANZ, ont entraîné une diminution ou une normalisation des taux d’enzymes hépatiques.

Dans la portion contrôlée de l’étude de phase III sur la polyarthrite rhumatoïde portant sur l’administration du médicament en monothérapie (durée de 0 à 3 mois), des élévations des taux d’ALAT > 3 fois la LSN ont été observées chez 1,65 % des patients recevant le placebo et chez 0,41 % de ceux recevant 5 mg du médicament , 2 f.p.j. Au cours de cette étude, des élévations des taux d’ASAT > 3 fois la LSN ont été observées chez 1,65 % des patients recevant le placebo et chez 0,41 % de ceux recevant 5 mg du médicament, 2 f.p.j.

Dans la portion contrôlée des études de phase III sur la polyarthrite rhumatoïde portant sur les ARMM administrés en traitement de fond (durée de 0 à 3 mois), des élévations des taux d’ALAT > 3 fois la LSN ont été observées chez 0,9 % des patients recevant le placebo et chez 1,24 % de ceux recevant 5 mg du médicament, 2 , 2 f.p.j. Au cours de ces études, des élévations des taux d’ASAT > 3 fois la LSN ont été observées chez 0,72 % des patients sous placebo et chez 0,52 % de ceux recevant 5 mg du médicament, 2 , 2 f.p.j.

Au cours de l’étude de prolongation de longue durée sur la polyarthrite rhumatoïde, une élévation des taux d’ALAT et d’ASAT à des valeurs dépassant 3 fois la LSN a été observée chez 2,2 % et 1,1 %, respectivement, de l’ensemble des patients traités par XELJANZ. Globalement, des élévations du taux de bilirubine totale à des valeurs dépassant 2 fois la LSN ont été observées chez 3 (0,1 %) des patients. Des hausses donnant lieu à des valeurs égales ou supérieures à 5 fois ou à 10 fois la LSN ont été observées pour le taux d’ALAT (chez 0,5 % et 0,2 % des patients, respectivement) et pour le taux d’ASAT (chez 0,3 % et 0,1 % des patients, respectivement), parmi tous les patients traités par XELJANZ.

Dans la population atteinte de polyarthrite rhumatoïde traitée par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., une élévation des taux d’ALAT et d’ASAT à plus de 3 fois la LSN a été observée chez 2,4 % et 1,3 % des patients, respectivement. Une élévation du taux de bilirubine totale à plus de 2 fois la LSN n’a été observée chez aucun patient. Des hausses donnant lieu à des valeurs égales ou supérieures à 5 fois ou à 10 fois la LSN ont été observées pour le taux d’ALAT (chez 0,4 % et 0,1 % des patients, respectivement) et pour le taux d’ASAT (chez 0,2 % et 0 % des patients, respectivement).

Dans la population atteinte de polyarthrite rhumatoïde traitée par 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j., une élévation des taux d’ALAT et d’ASAT à plus de 3 fois la LSN a été observée chez 2,1 % et 1,1 % des patients, respectivement. Une élévation du taux de bilirubine totale à plus de 2 fois la LSN a été observée chez 3 (0,1 %) des patients. Des hausses donnant lieu à des valeurs égales ou supérieures à 5 fois ou à 10 fois la LSN ont été observées pour le taux d’ALAT (chez 0,5 % et 0,2 % des patients, respectivement) et pour le taux d’ASAT (chez 0,3 % et 0,1 % des patients, respectivement).

Chez deux patients qui avaient reçu du tofacitinib à 10 mg, 2 f.p.j., lors de l’étude de prolongation de longue durée, le comité d’arbitrage a conclu à une lésion hépatique d’origine médicamenteuse probable. La consommation d’alcool et un traitement par le méthotrexate auraient également pu causer la lésion chez l’un des deux patients.

Dans les études cliniques sur la colite ulcéreuse, les variations des taux d’enzymes hépatiques observées avec le traitement par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. ont été similaires à celles qui ont été observées lors des études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Chez les patients atteints de colite ulcéreuse, le traitement par XELJANZ à 5 et à 10 mg 2 f.p.j. a également été associé à une fréquence accrue d’élévations des taux d’enzymes hépatiques comparativement au placebo; la fréquence avait tendance à être plus élevée avec la dose de 10 mg 2 f.p.j. par rapport à celle de 5 mg 2 f.p.j.

Un patient traité par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. dans l’étude sur le traitement d’entretien de la colite ulcéreuse a présenté une élévation des taux d’enzymes hépatiques ayant par la suite diminué après l’arrêt du traitement. Le cas a été jugé comme une possible lésion hépatique d’origine médicamenteuse, et les résultats de l’échographie ont indiqué une stéatose hépatique.

Lymphocytes
Dans les cinq études cliniques contrôlées sur la polyarthrite rhumatoïde, des diminutions confirmées du nombre absolu de lymphocytes en deçà de 500 cellules/mm3 se sont produites chez 0,2 % des patients du groupe traité par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., pendant la période d’exposition de 12 mois.

Un nombre confirmé de lymphocytes inférieur à 500 cellules/mm3 a été associé à une fréquence accrue d’infections traitées et graves (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Dans l’étude de prolongation de longue durée sur la polyarthrite rhumatoïde, des cas de lymphopénie ont été signalés chez 181 (4,0 %) des patients traités par XELJANZ (1,11 événement/100 années-patients), chez 4,5 % des patients traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j. (1,07 événement/100 années-patients), et chez 3,9 % des patients traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j. (1,12 événement/100 années-patients). Des diminutions confirmées du nombre absolu de lymphocytes en deçà de 500 cellules/mm3 se sont produites chez 1,3 % de l’ensemble des patients traités par XELJANZ, chez 1,1 % des patients traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., et chez 1,4 % des patients traités par le tofacitinib à 10 mg, 2 f.p.j.

Dans l’étude de 52 semaines sur le traitement d’entretien de la colite ulcéreuse, une numération unique absolue des lymphocytes de moins de 500 cellules/mm3 a été signalée chez 2,6 % des patients (n = 5) traités par la dose de 10 mg 2 f.p.j.; aucune n’a été signalée dans les groupes à 5 mg 2 f.p.j. et placebo. Aucune numération des lymphocytes de moins de 500 cellules/mm3 n’a été signalée dans quelque groupe de traitement que ce soit selon deux tests séquentiels.

Polynucléaires neutrophiles
Dans les études cliniques contrôlées sur la polyarthrite rhumatoïde, des diminutions confirmées du nombre absolu de polynucléaires neutrophiles (NAN) en deçà de 1000 cellules/mm3 sont survenues chez 0,08 % des patients du groupe recevant XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j, pendant la période d’exposition de 12 mois. Aucun cas de diminution confirmée du NAN en deçà de 500 cellules/mm3 n’a été observé dans quelque groupe de traitement que ce soit.

Il n’y avait pas de lien manifeste entre la neutropénie et la survenue d’infections graves.

Dans l’étude de prolongation de longue durée, des cas de neutropénie ont été signalés chez 86 (1,9 %) des patients traités par XELJANZ (0,52 événement/100 années-patients), chez 4,0 % des patients traités par la dose de 5 mg de tofacitinib, 2 f.p.j. (0,97 événement/100 années-patients), et chez 1,2 % des patients traités par la dose de 10 mg de tofacitinib, 2 f.p.j. (0,35 événement/100 années-patients). Des diminutions confirmées du nombre absolu de polynucléaire neutrophiles en deçà de 1000 cellules/mm3 se sont produites chez 0,2 % de l’ensemble des patients traités par XELJANZ, chez 0,4 % des patients traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., et chez 0,1 % des patients traités par le tofacitinib à 10 mg, 2 f.p.j.

Dans les études cliniques sur la colite ulcéreuse, les changements relatifs aux neutrophiles observés avec le traitement par XELJANZ ont été similaires à ceux observés dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Créatinine sérique
Dans les études cliniques contrôlées sur la polyarthrite rhumatoïde, des élévations liées à la dose des taux de créatinine sérique ont été observées lors du traitement par XELJANZ. La hausse moyenne des taux de créatinine sérique était < 0,1 mg/dL, telle que déterminée par l’analyse des données groupées sur l’innocuité sur 12 mois. Toutefois, au cours de l’étude de prolongation de longue durée où la période d’exposition au médicament était croissante, on a dû arrêter le traitement par XELJANZ chez jusqu’à 6.9 % des patients en raison des critères d’interruption du traitement prévus par le protocole dans les cas de hausses de la créatinine supérieures à 50 % de la valeur initiale. L’importance sur le plan clinique des élévations de créatinine sérique observées est inconnue.

Dans les études sur la colite ulcéreuse, une augmentation de plus de 50 % de la concentration sérique de créatinine a été signalée chez 1,6 % des patients majoritairement traités par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. et chez 3,4 % de ceux majoritairement traités par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j.

Épreuves de laboratoire – Arthrite psoriasique

Dans les études cliniques comparatives sur l’arthrite psoriasique, les variations des résultats hématologiques et biologiques observées chez les patients traités par XELJANZ étaient comparables à celles qui ont été observées dans les études cliniques sur la polyarthrite rhumatoïde.

Effets indésirables observés dans le cadre de la pharmacovigilance

Comme ces réactions ont été signalées volontairement, à partir d’une population dont on ne connaît pas la taille exacte, on ne peut généralement pas estimer leur fréquence avec précision ni déterminer s’il y a une relation causale avec l’exposition au médicament.

Troubles du système immunitaire : réactions d’hypersensibilité au médicament, y compris des cas d’œdème angioneurotique et d’urticaire (voir CONTRE-INDICATIONS et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS)
Infections graves : réactivation virale (réactivation du virus de l’hépatite B) (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS)

Interactions Médicamenteuses

Aperçu

Selon des études in vitro, le tofacitinib n’exerce pas d’effet inhibiteur important sur l’activité des principales isoenzymes du cytochrome P450 responsables de la biotransformation des médicaments chez l’humain (CYP1A2, CYP2B6, CYP2C8, CYP2C9, CYP2C19, CYP2D6 et CYP3A4) à des concentrations supérieures à 80 fois la Cmax à l’état d’équilibre associées aux doses de 5 et de 10 mg, 2 f.p.j., chez les patients traités par le tofacitinib. Les études in vitro ont également indiqué un faible risque d’effet inducteur sur l’activité de la CYP3A4 (2 fois l’ARNm à 6,25 µM), de la CYP2B6 (2 fois l’ARNm à 12,5 µM) et de la CYP1A2 (pas de changement des taux d’enzymes) aux concentrations pertinentes sur le plan clinique (Cmax totale de 0,186 µM).

In vitro, le tofacitinib est un substrat de la MDR1 (multidrug resistance protein), mais n’est pas un substrat de la BCRP (breat cancer resistance protein), des polypeptides de transport d’anions organiques OATP1B1 et OATP1B3, ni des transporteurs de cations organiques OCT1 et OCT2. Les données in vitro révèlent également que le tofacitinib, aux concentrations thérapeutiques, a un faible potentiel d’inhibition des transporteurs tels que la P-glycoprotéine la MDR1, les transporteurs d’anions organiques OATP1B1 et OATP1B3, OCT2, et OAT1 et OAT3, les transporteurs de cations organiques ou la MRP (multidrug resistance-associated protein).

L’exposition au tofacitinib augmente lorsque XELJANZ est administré en même temps qu’un inhibiteur puissant de la CYP3A4 (p. ex., le kétoconazole) ou en concomitance avec au moins un médicament entraînant à la fois une inhibition modérée de la CYP3A4 et une inhibition puissante de la CYP2C19 (p. ex., le fluconazole). L’exposition au tofacitinib diminue lorsque XELJANZ est administré en même temps qu’un inducteur puissant de la CYP3A4 (p. ex., la rifampine). Il est peu probable que les inhibiteurs de la CYP2C19 ou de la P-glycoprotéine modifient la pharmacocinétique du tofacitinib.

Les résultats in vitro ont été confirmés par les données d’une étude sur les interactions médicamenteuses chez l’humain, qui n’ont révélé aucune variation des paramètres pharmacocinétiques du midazolam, un substrat de la CYP3A4 fortement sensible, lorsqu’il est administré en concomitance avec XELJANZ.

Selon des études in vitro, le tofacitinib n’exerce pas d’effet inhibiteur important sur l’activité des principales isoenzymes UGT (uridine 5’‑diphospho‑glucuronyltransférase) (UGT1A1, UGT1A4, UGT1A6, UGT1A9 et UGT2B7) responsables de la biotransformation des médicaments chez l’humain, à des concentrations supérieures à 250 fois la Cmax à l’état d’équilibre associée à aux doses de 5 et de 10 mg, 2 f.p.j., chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, d’arthrite psoriasique ou de colite ulcéreuse.

La clairance orale du tofacitinib ne varie pas au fil du temps, indiquant que le tofacitinib ne normalise pas l’activité enzymatique des CYP chez ces patients. Par conséquent, l’administration concomitante de XELJANZ/XELJANZ XR ne devrait pas entraîner d’augmentation pertinente sur le plan clinique de la biotransformation des substrats des isoenzymes du CYP.

Interactions médicamenteuses

Tableau 4 : Résumé des interactions médicamenteuses
 
Légende : EC = essai clinique

Médicament

Référence

Effet

Commentaire

Méthotrexate

EC

L’administration concomitante du méthotrexate (MTX à 15-25 mg, 1 fois par semaine) n’a eu aucun effet sur la pharmacocinétique du tofacitinib et a diminué l’ASCl’ASC (aire sous la courbe) et la Cmax du méthotrexate de 10 % et de 13 %, respectivement.

Aucune modification de la dose de l’un ou l’autre des médicaments n’est nécessaire.

Kétoconazole

EC

L’administration concomitante du kétoconazole, un inhibiteur puissant de la CYP3A4, et d’une dose unique de XELJANZ a augmenté l’ASC et la Cmax du tofacitinib de 103 % et de 16 %, respectivement.

L’administration de XELJANZ XR n’est pas recommandée chez les patients qui reçoivent en concomitance des inhibiteurs puissants de la CYP3A4.

La dose recommandée est la moitié de la dose quotidienne indiquée pour les patients ne prenant pas d’inhibiteurs puissants de la CYP3A4 en concomitance, c.-à-d. chez les patients prenant déjà :
XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j.;

ou

XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j., réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 1 f.p.j.

Fluconazole

EC

L’administration concomitante du fluconazole, un inhibiteur modéré de la CYP3A4 et un inhibiteur puissant de la CYP2C19, a augmenté l’ASC et la Cmax du tofacitinib de 79 % et de 27 %, respectivement.

L’administration de XELJANZ XR n’est pas recommandée chez les patients qui reçoivent en concomitance des médicaments qui entraînent une inhibition modérée de la CYP3A4 ou une inhibition puissante de la CYP2C19.

La dose recommandée est la moitié de la dose quotidienne indiquée pour les patients ne prenant pas en concomitance un ou plusieurs médicaments qui entraînent une inhibition modérée de la CYP3A4 et une forte inhibition de la CYP2C19, c.‑à‑d. chez les patients prenant déjà :

XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j.;

ou

XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j., réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 1 f.p.j.

Tacrolimus et cyclosporine

EC

L’administration concomitante du tacrolimus, un inhibiteur faible de la CYP3A4, a augmenté l’ASC du tofacitinib de 21 % et a diminué la Cmax du tofacitinib de 9 %.

L’administration concomitante de la cyclosporine, un inhibiteur modéré de la CYP3A4, a augmenté l’ASC du tofacitinib de 73 % et a diminué la Cmax du tofacitinib de 17 %.

Il y a risque d’une immunosuppression additionnelle lorsque XELJANZ/XELJANZ XR est administré en concomitance avec des immunosuppresseurs puissants (p. ex., tacrolimus, cyclosporine, azathioprine). L’utilisation combinée de ces immunosuppresseurs puissants n’ayant pas été étudiée chez les patients, elle n’est donc pas recommandée.

Rifampine

EC

L’administration concomitante de la rifampine, un inducteur puissant de la CYP3A4, a diminué l’ASC et la Cmax du tofacitinib de 84 % et de 74 %, respectivement.

L’administration concomitante de XELJANZ/XELJANZ XR et d’inducteurs puissants de la CYP3A4 peut entraîner une perte ou une diminution de la réponse clinique et de l’efficacité.

Midazolam

EC

L’administration concomitante de XELJANZ et du midazolam, un substrat de la CYP3A4 fortement sensible, n’a eu aucun effet sur la pharmacocinétique du midazolam.

Aucun réglage posologique des substrats de la CYP3A4, tels que le midazolam, n’est nécessaire.

Contraceptifs oraux (éthinylestradiol et lévonorgestrel)

EC

L’administration concomitante de XELJANZ et de contraceptifs oraux n’a eu aucun effet sur la pharmacocinétique de l’un ou l’autre des contraceptifs oraux chez les femmes en santé.

Aucun réglage posologique de l’éthinylestradiol ou du lévonorgestrel n’est nécessaire.

Metformine

EC

L’administration concomitante de XELJANZ et de la metformine, un substrat du transporteur de cations organiques et de l’extrusion des composés toxiques et de plusieurs médicaments, n’a eu aucun effet sur la pharmacocinétique de la metformine.

Aucun réglage posologique de la metformine n’est nécessaire.

Les effets des facteurs extrinsèques sur les paramètres pharmacocinétiques du tofacitinib ainsi que les recommandations relatives au réglage des doses sont résumés aux figures 1 et 2.

Figure 1 : Effets des médicaments administrés en concomitance sur les paramètres pharmacocinétiques du tofacitinib

 
Note : Le groupe de référence est traité par le tofacitinib seul; IC = intervalle de confiance; PC = pharmacocinétique
a. Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. Chez les patients atteints de colite ulcéreuse recevant 10 mg 2 f.p.j., la posologie de XELJANZ doit être réduite à 5 mg 2 f.p.j., et chez les patients atteints de colite ulcéreuse recevant 5 mg 2 f.p.j., la posologie de XELJANZ doit être réduite à 5 mg 1 f.p.j.

Figure 2 : Effets du tofacitinib sur les paramètres pharmacocinétiques des médicaments administrés en concomitance

 
Note : Le groupe de référence est traité par les médicaments en concomitance seulement; IC = intervalle de confiance; PC = pharmacocinétique

Médicaments qui réduisent la fréquence cardiaque et/ou qui prolongent l’intervalle PR : XELJANZ a entraîné une diminution de la fréquence cardiaque et une prolongation de l’intervalle PR (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, et EFFETS INDÉSIRABLES). Il faut faire preuve de prudence lorsque XELJANZ/XELJANZ XR est utilisé en concomitance avec d’autres médicaments qui diminuent la fréquence cardiaque et/ou prolongent l’intervalle PR, comme les antiarythmiques, les bêtabloquants, les agonistes alpha2-adrénergiques, les bloqueurs des canaux calciques non dihydropyridiniques, les glycosides digitaliques, les inhibiteurs de la cholinestérase, les modulateurs des récepteurs de la sphingosine-1-phosphate et certains inhibiteurs de la protéase du VIH.

Association avec d’autres traitements

XELJANZ/XELJANZ XR n’a pas été évalué et n’est pas indiqué en traitement d’association avec des produits biologiques tels que les antagonistes du TNF ou anti-TNF, les antagonistes de l’interleukine (IL)‑1R, les antagonistes de l’IL-6R, les antagonistes de l’IL-17, les antagonistes des IL-12/IL-23, les anticorps monoclonaux anti-CD20, les anti-intégrines, les modulateurs sélectifs de la costimulation et les immunosuppresseurs puissants tels que l’azathioprine, la 6‑mercaptopurine, la cyclosporine et le tacrolimus en raison de la possibilité d’une augmentation de l’immunosuppression et d’un risque accru d’infection.

L’emploi concomitant de XELJANZ/ZELJANZ XR avec des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 4 n’a pas été étudié dans les essais cliniques sur XELJANZ.

Interactions médicament-aliment

Comme le jus de pamplemousse modifie la biotransformation sous la médiation de la CYP450 - 3A, il faut donc éviter d’en consommer pendant le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR.

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

Les interactions de cette nature n’ont pas été établies.

Interactions médicament-herbe médicinale

Le millepertuis est un inducteur de la CYP3A4, et son administration concomitante avec XELJANZ/XELJANZ XR peut entraîner la perte ou la réduction de la réponse clinique.

Effets du médicament sur le mode de vie

L’effet du médicament sur la capacité de conduire et de faire fonctionner des machines n’a fait l’objet d’aucune étude en bonne et due forme.

Posologie Et Mode D’administration

Considérations posologiques

Une immunosuppression additionnelle risque de se produire lorsque XELJANZ/XELJANZ XR est administré en concomitance avec des immunosuppresseurs puissants (p. ex., azathioprine, tacrolimus, cyclosporine). On n’a pas étudié l’utilisation combinée de XELJANZ/XELJANZ XR et d’immunosuppresseurs puissants ou d’ARMM biologiques (antagonistes du facteur de nécrose tumorale [TNF], antagonistes du récepteur de l’interleukine 1 [IL-1R], antagonistes de l’IL-6R, anticorps monoclonaux anti-CD20, antagonistes de l’IL-17, antagonistes des IL-12/IL-23 et modulateurs sélectifs de la costimulation) chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, d’arthrite psoriasique ou de colite ulcéreuse; il faut donc éviter d’utiliser ces médicaments en association.

Posologie recommandée et réglage posologique

Posologie de XELJANZ/XELJANZ XR pour la polyarthrite rhumatoïde

Adultes : XELJANZ/XELJANZ XR est destiné à être employé en association avec le méthotrexate.

En cas d’intolérance au méthotrexate, on peut envisager l’utilisation de XELJANZ/XELJANZ XR en monothérapie.

La dose recommandée de XELJANZ est de 5 mg, 2 f.p.j. La dose recommandée de XELJANZ XR est de 11 mg, 1 f.p.j.

XELJANZ/XELJANZ XR se prend par voie orale, avec ou sans nourriture.

Les comprimés XELJANZ XR doivent être avalés entiers. Il ne faut pas les écraser, les couper ou les mâcher.

Passage des comprimés XELJANZ aux comprimés XELJANZ XR :
S’il y a lieu, les patients traités par XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j., peuvent passer à XELJANZ XR à 11 mg, 1 f.p.j., le jour suivant la dernière dose de XELJANZ à 5 mg.

S’il y a lieu, les patients traités par XELJANZ XR à 11 mg, 1 f.p.j., peuvent passer à XELJANZ à 5 mg, 2 fois par jour, 24 heures après la dernière dose de XELJANZ XR à 11 mg.

Chez les patients traités par XELJANZ XR à 11 mg, 1 f.p.j., qui requièrent une réduction posologique en raison d’une insuffisance rénale ou hépatique ou d’interactions médicamenteuses on peut passer à XELJANZ à 5 mg, 1 f.p.j., 24 heures après la dernière dose de XELJANZ XR à 11 mg, 1 f.p.j. (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Posologie de XELJANZ pour l’arthrite psoriasique

Adultes : La posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg, 2 f.p.j., en association avec le MTX ou un autre ARMM synthétique classique.

Posologie de XELJANZ pour la colite ulcéreuse

Adultes : La posologie recommandée est de 10 mg 2 f.p.j. par voie orale pour le traitement d’induction pendant au moins 8 semaines et de 5 mg 2 f.p.j. pour le traitement d’entretien.

Selon la réponse thérapeutique, certains patients peuvent prendre 10 mg 2 f.p.j. pour le traitement d’entretien. Cependant, il convient d’utiliser la dose efficace la plus faible possible pour le traitement d’entretien afin de réduire au minimum les effets indésirables.

Le traitement d’induction par XELJANZ doit être abandonné chez les patients qui ne présentent pas de bienfaits thérapeutiques adéquats à la 16e semaine.

Chez les patients ayant répondu au traitement par XELJANZ, la dose de corticostéroïdes peut être réduite et/ou retirée prudemment conformément au traitement de référence.

Modification de la dose en raison d’infections graves ou de cytopénies (voir les tableaux 5 à 7 ci‑après)

  • Il est recommandé de ne pas amorcer le traitement par XELJANZ/XELJANZ XR chez les patients présentant un nombre absolu de polynucléaires neutrophiles (NAN) inférieur à 1000/mm3, un taux d’hémoglobine (Hb) < 9 g/dL ou un nombre de lymphocytes inférieur à 500 cellules/mm3 (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).
  • L’interruption de la dose est recommandée afin de prendre en charge la lymphopénie, la neutropénie et l’anémie (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et EFFETS INDÉSIRABLES).
  • Si un patient contracte une infection grave, l’utilisation de XELJANZ/XELJANZ XR doit être évitée tant et aussi longtemps que l’infection n’est pas maîtrisée.
Tableau 5 : Réglage de la dose dans les cas de neutropénie

Faible NAN

Valeur de laboratoire

(cellules/mm3)

Recommandation

NAN > 1000

Maintenir la dose.

NAN de 500 à 1000

Dans le cas de diminutions persistantes des valeurs dans ces limites, arrêter ou réduire l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR jusqu’à ce que le NAN soit > 1000 cellules/mm3.

  • Pour les patients recevant XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j., interrompre le traitement par XELJANZ. Lorsque le NAN est > 1000 cellules/mm3, reprendre le traitement par XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j.

Patients atteints de polyarthrite rhumatoïde :

  • Lorsque le NAN est > 1000 cellules/mm3, reprendre le traitement par XELJANZ XR à 11 mg 1 f.p.j.

Patients atteints de colite ulcéreuse :

  • Pour les patients recevant XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j., réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. Lorsque le NAN est > 1000 cellules/mm3, reprendre le traitement par XELJANZ à 10 mg 2 f.p.j. selon la réponse clinique.

NAN < 500

(confirmé par un nouveau test)

Arrêter l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR.

Tableau 6 : Réglage de la dose dans les cas d’anémie

Faible taux d’hémoglobine

Valeur de laboratoire

(g/dL)

Recommandation

Diminution < 2 g/dL et taux ≥ 9,0 g/dL

Maintenir la dose.

Diminution ≥2 g/dL ou taux < 8,0 g/dL

(confirmé par un nouveau test)

Interrompre l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR jusqu’à ce que les valeurs d’hémoglobine se soient normalisées.

Tableau 7 : Réglage de la dose dans les cas de lymphopénie et d’un faible nombre de lymphocytes

Faible nombre de lymphocytes

Valeur de laboratoire

(cellules/mm3)

Recommandation

Nombre de lymphocytes égal ou supérieur à 500

Maintenir la dose.

Nombre de lymphocytes inférieur à 500

(confirmé par un nouveau test)

Arrêter l’administration de XELJANZ/XELJANZ XR.

Modification de la dose chez les patients atteints d’insuffisance rénale ou hépatique

XELJANZ

  • XELJANZ est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère.
  • Chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée (ClCr ≥ 30 mL/min et < 60 mL/min) ou sévère (ClCr ≥ 15 mL/min et < 30 mL/min), (y compris les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, qu’ils soient hémodialysés ou non) :
    • la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction rénale normale est de 5 mg 2 f.p.j.;
    • la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 2 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction rénale normale est de 10 mg 2 f.p.j.;
    • XELJANZ doit être administré avec prudence dans cette population de patients;
    • chez les patients hémodialysés, la dose doit être administrée après chaque séance de dialyse les jours d’hémodialyse. Si une dose a été prise avant la séance de dialyse, il n’est pas recommandé d’administrer des doses supplémentaires après la dialyse;
    • chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère, la dose doit rester réduite même après l’hémodialyse.
  • Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée :
    • la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction hépatique normale est de 5 mg 2 f.p.j.;
    • la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 2 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction hépatique normale est de 10 mg 2 f.p.j.;
    • XELJANZ doit être administré avec prudence dans cette population de patients.

XELJANZ XR

  • XELJANZ XR est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère et ne doit pas être administré aux patients atteints d’insuffisance hépatique modérée.
  • L’administration de XELJANZ XR n’est pas recommandée chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée (ClCr ≥ 30 mL/min et < 60 mL/min) ou sévère (ClCr ≥ 15 mL/min et < 30 mL/min), (y compris les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, qu’ils soient hémodialysés ou non).

Chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée ou d’insuffisance rénale modérée à sévère, l’administration de XELJANZ à 5 mg, 1 f.p.j., peut être envisagée.

Modification de la dose en raison d’interactions médicamenteuses

L’administration concomitante d’inducteurs puissants de la CYP3A4 (p. ex., la rifampine) et de XELJANZ/XELJANZ XR peut entraîner la perte ou la réduction de la réponse clinique à XELJANZ/XELJANZ XR. L’administration concomitante d’inducteurs puissants de la CYP3A4 et de XELJANZ/XELJANZ XR n’est pas recommandée.

XELJANZ

  • Chez les patients qui reçoivent des inhibiteurs puissants de l’isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP3A4) (p. ex., le kétoconazole) ou qui reçoivent en concomitance au moins un médicament entraînant à la fois une inhibition modérée de la CYP3A4 et une inhibition puissante de la CYP2C19 (p. ex., le fluconazole) :
    • réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 2 f.p.j. chez les patients prenant 10 mg 2 f.p.j.;
    • réduire la posologie de XELJANZ à 5 mg 1 f.p.j. chez les patients prenant 5 mg 2 f.p.j.

XELJANZ XR

  • L’administration de XELJANZ XR n’est pas recommandée chez les patients :
    • qui reçoivent des inhibiteurs puissants de l’isoenzyme 3A4 du cytochrome P450 (CYP3A4) (p. ex., le kétoconazole);
    • qui reçoivent en concomitance au moins un médicament entraînant à la fois une inhibition modérée de la CYP3A4 et une inhibition puissante de la CYP2C19 (p. ex., le fluconazole).

Chez les patients faisant l’objet de modifications posologiques en raison d’interactions médicamenteuses, l’administration de XELJANZ à 5 mg, 1 f.p.j., peut être envisagée.

Populations particulières

Personnes âgées (> 65 ans)

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés de 65 ans ou plus (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Enfants (< 18 ans)

L’innocuité et l’efficacité de XELJANZ/XELJANZ XR n’ont pas encore été établies chez les enfants, des nouveau-nés aux adolescents de moins de 18 ans. Par conséquent, XELJANZ/XELJANZ XR ne doit pas être administré à cette population de patients (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Dose oubliée

Dans le cas d’une dose oubliée, prendre la dose suivante à l’heure prévue.

Surdosage

Il n’existe pas de données sur le surdosage de XELJANZ/XELJANZ XR (tofacitinib). On ne connaît aucun antidote spécifique de XELJANZ/XELJANZ XR. Le traitement doit être symptomatique et de soutien. En cas de surdose, il est recommandé de surveiller l’état du patient afin de déceler les signes et les symptômes d’effets indésirables. Les patients qui présentent des réactions indésirables doivent recevoir le traitement approprié.

Les données pharmacocinétiques relatives à l’administration de doses, incluant une dose unique, allant jusqu’à 100 mg chez des volontaires en santé indiquent que plus de 95 % de la dose administrée devrait être éliminée en l’espace de 24 heures.

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Mode D’action Et Pharmacologie Clinique

Mode d’action

Le tofacitinib est un puissant inhibiteur sélectif de la famille des kinases JAK avec une forte sélectivité contre d’autres kinases dans le génome humain. Dans les épreuves sur kinases, le tofacitinib inhibe les JAK1, JAK2 et JAK3 ainsi que, dans une moindre mesure, la TyK2. Dans le milieu cellulaire où les kinases JAK fonctionnent par paires pour transmettre un signal, le tofacitinib inhibe préférentiellement la signalisation par les récepteurs hétérodimériques associés à la JAK3 et/ou à la JAK1, affichant pour eux une sélectivité fonctionnelle par rapport aux récepteurs qui signalent par les paires de JAK2. L’inhibition des JAK1 et JAK3 par le tofacitinib bloque la signalisation par la chaîne gamma commune contenant des récepteurs de plusieurs cytokines, y compris IL-2, IL-4, IL-7, IL-9, IL-15 et IL-21. Ces cytokines sont essentielles à l’activité, à la prolifération et au fonctionnement des lymphocytes, et l’inhibition de la signalisation médiée par ces cytokines peut ainsi entraîner la modulation de multiples aspects de la réponse immunitaire. De plus, l’inhibition de la JAK1 atténue la signalisation par des cytokines pro-inflammatoires additionnelles comme l’IL-6 et les interférons de type 1. À des concentrations plus élevées, une inhibition de la signalisation de l’érythropoïétine peut se produire par suite de l’inhibition de la signalisation de la JAK2.

Pharmacodynamie

Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, le traitement par XELJANZ (tofacitinib) a été associé à des réductions liées à la dose du nombre de cellules tueuses naturelles CD16/56+ circulantes, les réductions ayant été maximales quelque 8 à 10 semaines après l’instauration du traitement et, en général, s’étant résolues dans les 2 à 6 semaines suivant l’arrêt du traitement. Le traitement par XELJANZ a été associé à des augmentations dépendantes de la dose du nombre de lymphocytes B. Les variations des nombres de lymphocytes T circulants et de sous-ensembles de lymphocytes T ont été faibles et irrégulières. L’importance clinique de ces changements demeure inconnue.

Les variations des taux sériques d’IgG, d’IgM et d’IgA totaux pendant une période d’administration de 6 mois à des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ont été faibles, non liées à la dose et comparables à celles observées avec le placebo.

Après le traitement par XELJANZ chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, des diminutions rapides des taux sériques de protéine C réactive (CRP) ont été observées et se sont maintenues pendant toute la période d’administration. Les changements relatifs à la CRP constatés lors du traitement par XELJANZ ne sont pas complètement renversés dans les 2 semaines qui suivent l’arrêt du traitement, indiquant que la durée de l’activité pharmacodynamique est prolongée par rapport à celle de la demi-vie.

Des variations similaires des taux de lymphocytes T, de lymphocytes B et de CRP ont été observées chez les patients atteints d’arthrite psoriasique évolutive, mais leur réversibilité n’a pas été évaluée. Les concentrations sériques totales d’immunoglobulines n’ont pas été évaluées chez les patients atteints d’arthrite psoriasique évolutive.

Aucune étude n’a été menée chez les patients atteints de colite ulcéreuse.

Pharmacocinétique

XELJANZ

Après l’administration de XELJANZ par voie orale, le profil pharmacocinétique de XELJANZ est caractérisé par une absorption rapide (les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 0,5 à 1 heure), une élimination rapide (demi-vie d’environ 3 heures) et des augmentations proportionnelles à la dose de l’exposition générale dans l’ensemble des doses thérapeutiques. Les concentrations atteignent l’état d’équilibre en 24 à 48 heures, et l’accumulation du médicament est négligeable après son administration 2 f.p.j.

Un rapport des moyennes géométriques sur l’accumulation de 1,12 après l’administration 2 f.p.j. indique une légère différence entre les concentrations après l’administration d’une dose unique et après l’atteinte de l’état d’équilibre, ainsi que la prévisibilité de la pharmacocinétique à l’état d’équilibre à partir des données sur l’administration d’une dose unique. Le lien dose-aire sous la courbe (ASC) a été décrit de façon adéquate par un modèle linéaire adapté pour les données transformées par logarithme de façon bilatérale, tandis que le lien dose-concentration maximale (Cmax) a été le mieux décrit par un modèle non linéaire sigmoïdal et hyperbolique adapté pour les données de la Cmax transformées par logarithme. Bien que le modèle non linéaire ait fourni une meilleure description du lien dose-Cmax par rapport au modèle linéaire, lorsqu’on compare à la dose de 5 mg, le modèle des moyennes a prédit des variations relatives de la Cmax normalisée en fonction de la dose qui étaient approximativement de +7 % pour la dose de 10 mg, de +2 % pour la dose de 30 mg et de −10 % pour la dose de 50 mg. Ces petites variations par rapport à la linéarité appuient la conclusion selon laquelle la Cmax de XELJANZ est à peu près proportionnelle à la dose au moins jusqu’à 5 fois la dose de 10 mg.

XELJANZ XR

Après l’administration de XELJANZ XR par voie orale, les concentrations plasmatiques maximales du tofacitinib sont atteintes en 4 heures et la demi‑vie est d’environ 6 heures. Les concentrations à l’état d’équilibre sont atteintes en 48 heures, et l’accumulation est négligeable (rapport d’accumulation de 1,12) après l’administration du médicament 1 fois par jour. À l’état d’équilibre, la concentration minimale (Cmin) de XELJANZ XR à 11 mg, 1 f.p.j. , est d’environ 29 % inférieure à celle de XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j. , et sa concentration résiduelle (Crés), de 26 % inférieure. L’aire sous la courbe (ASC) et la concentration maximale (Cmax) du tofacitinib après l’administration de XELJANZ XR à 11 mg, 1 f.p.j. , sont équivalentes à celles observées après l’administration de XELJANZ à 5 mg, 2 f.p.j.

Pharmacocinétique chez les patients atteints de colite ulcéreuse évolutive modérée ou sévère

Une analyse pharmacocinétique populationnelle menée chez des patients atteints de colite ulcéreuse a révélé que leurs caractéristiques pharmacocinétiques étaient semblables à celles des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde. Il n’y avait pas de différence cliniquement pertinente dans l’exposition au tofacitinib (ASC), selon l’âge, le poids, le sexe et la race, après avoir tenu compte des différences dans la fonction rénale (c.-à-d. la clairance de la créatinine) entre les patients. On estime que la variabilité interindividuelle (coefficient de variation en %) de l’ASC du tofacitinib est d’environ 23 % à 25 % chez les patients atteints de colite ulcéreuse.

Absorption :

XELJANZ

Le tofacitinib est bien absorbé, sa biodisponibilité absolue étant de 74 % après l’administration de XELJANZ par voie orale. L’administration de XELJANZ en même temps qu’un repas riche en matières grasses n’a entraîné aucun changement de l’ASC, mais a diminué la Cmax de 32 %. Dans le cadre des essais cliniques, XELJANZ a été administré sans égard aux repas.

XELJANZ XR

L’administration de XELJANZ XR en même temps qu’un repas riche en matières grasses n’a entraîné aucun changement de l’ASC, mais a augmenté la Cmax de 27 % et a allongé le temps pour atteindre la Cmax (Tmax) d’environ 1 heure.

Distribution :

Après administration par voie intraveineuse, le volume de distribution est de 87 L. La liaison du tofacitinib aux protéines est d’environ 40 %. Le tofacitinib se lie de préférence à l’albumine et ne semble pas se lier à l’alpha-1 glycoprotéine acide. Le tofacitinib se répartit également entre les globules rouges et le plasma.

Biotransformation :

L’élimination du tofacitinib se fait environ à 70 % par biotransformation hépatique et à 30 % par excrétion rénale de la molécule mère. La biotransformation du tofacitinib repose principalement sur la CYP3A4 et, à un degré moindre, sur la CYP2C19. Dans le cadre d’une étude portant sur l’administration de doses radiomarquées de tofacitinib à des sujets humains, plus de 65 % de la dose radiomarquée a été excrétée sous forme inchangée, et le taux restant de 35 % a été excrété sous forme de 8 métabolites, chacun représentant moins de 8 % de la radioactivité totale. L’activité pharmacologique du tofacitinib est attribuable à la molécule mère.

Excrétion :

Environ 94 % d’une dose radioactive de XELJANZ a été récupérée dans l’urine (80 %) et les fèces (14 %), la majorité de la radioactivité excrétée ayant été récupérée dans les 24 heures après l’administration de la dose.

Tableau 8 : Résumé des paramètres pharmacocinétiques du tofacitinib mesurés après l’administration de XELJANZ en doses répétées de 10 mg 2 f.p.j. par voie orale ou d’une dose unique par voie i.v. chez des sujets humains
 
n.d. = non disponible; Cmax = concentration plasmatique maximale; t½ = demi-vie d’élimination terminale; ASC0- 12 = aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps, de 0 à 12 heures après l’administration

Administration par voie orale

Administration par voie intraveineuse

Cmax

(ng/mL)

t½

(h)

ASC(0-12 h)

(ng·h/mL)

Clairance

(L/h)

Volume de distribution (L)

Volontaires en santé

79,4

3,0

311

25

87

Patients atteints de polyarthrite rhumatoïde

116

3,62

507

n.d.

(aucune donnée sur la voie i.v.)

n.d.

(aucune donnée sur la voie i.v.)

Patients atteints d’arthrite psoriasique

88,9

3,74

436

n.d.

(aucune donnée sur la voie i.v.)

n.d.

(aucune donnée sur la voie i.v.)

Patients atteints de colite ulcéreuse

91

3,05

404

n.d.

(aucune donnée sur la voie i.v.)

n.d.

(aucune donnée sur la voie i.v.)

Tableau 9 : Résumé des paramètres pharmacocinétiques du tofacitinib mesurés après l’administration de XELJANZ XR en doses répétées de 11 mg 1 f.p.j. par voie orale chez des sujets humains
 
Cmax = concentration plasmatique maximale; t½ = demi-vie d’élimination terminale; ASC0-24 h = aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps, de 0 à 24 heures après l’administration
 

Cmax

(ng/mL)

t½

(h)

ASC(0-24 h)

(ng·h/mL)

Tmax

(h)

Volontaires en santé

38,23

5,89

269

4,0

Populations particulières et états pathologiques

Polyarthrite rhumatoïde et colite ulcéreuse

Enfants (< 18 ans) :

Les paramètres pharmacocinétiques, l’innocuité et l’efficacité du tofacitinib n’ont pas été établis chez les enfants; en conséquence, XELJANZ/XELJANZ XR ne doit pas être utilisé dans cette population. Les paramètres pharmacocinétiques du tofacitinib ont été caractérisés lors d’une étude de phase I sans insu, multicentrique et réalisée sans répartition aléatoire auprès d’enfants (de 2 à moins de 18 ans) atteints d’arthrite juvénile idiopathique. En tout, 26 patients ont été recrutés pour cette étude et traités selon des posologies déterminées d’après leur âge et leur poids. Le groupe était divisé en trois cohortes d’au moins 8 sujets chacune, établies d’après l’âge. Selon le peu de données dont on dispose, le profil pharmacocinétique du tofacitinib semble être caractérisé par une absorption rapide (les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes en 0,5 à 1 heure) et une élimination rapide. La demi-vie moyenne du tofacitinib a été d’environ 2,6 h, 1,9 h et 1,8 h, respectivement, dans les cohortes 1 (enfants de 12 à moins de 18 ans), 2 (enfants de 6 à moins de 12 ans) et 3 (enfants de 2 à moins de 6 ans), les valeurs individuelles variant entre 1,4 et 3,1 h dans les trois cohortes.

Personnes âgées (> 65 ans) :

Une analyse pharmacocinétique populationnelle réalisée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde a permis d’estimer que l’ASC de XELJANZ d’un patient de 80 ans était moins de 5 % supérieure à celle d’un patient de 55 ans. Des 3315 patients qui ont été inscrits aux études de phase I à V, au total, 505 patients (15 %) atteints de polyarthrite rhumatoïde étaient âgés de 65 ans ou plus, dont 71 patients (2 %) avaient 75 ans ou plus. La fréquence des infections graves chez les sujets de 65 ans ou plus traités par XELJANZ était supérieure à celle notée chez les sujets de moins de 65 ans.

Il n’y a pas eu suffisamment de patients âgés traités par XELJANZ (n = 77) dans le programme sur la colite ulcéreuse pour étudier de façon adéquate les effets de XELJANZ dans cette population. Étant donné que la fréquence des infections est plus élevée dans la population de patients âgés en général, il faut donc faire preuve de prudence lorsqu’il faut traiter des personnes âgées (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Sexe

Selon les données d’une analyse pharmacocinétique populationnelle, on a estimé que les femmes atteintes de polyarthrite rhumatoïde présentaient une ASC de XELJANZ de 7 % inférieure à celle des hommes atteints de polyarthrite rhumatoïde. On a estimé que les femmes atteintes de colite ulcéreuse présentaient une ASC de XELJANZ de 15,2 % supérieure à celle des hommes atteints de colite ulcéreuse.

Race :

Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, aucune différence importante (< 5 %) des ASC de XELJANZ n’a été estimée entre les patients de race blanche, de race noire et d’origine asiatique. Chez les patients atteints de colite ulcéreuse, les données d’une analyse pharmacocinétique populationnelle ont indiqué que les patients d’origine asiatique présentaient une ASC de XELJANZ supérieure de 7,3 % à celle des patients non asiatiques. Une fréquence d’effets indésirables plus élevée a été observée chez les patients d’origine asiatique. Par conséquent, XELJANZ/XELJANZ XR doit être administré avec prudence aux patients d’origine asiatique (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Poids des patients :

Une analyse pharmacocinétique populationnelle réalisée chez des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde a révélé que l’exposition générale (ASC) à XELJANZ chez des patients dont le poids corporel se situe dans les extrêmes (40 kg, 140 kg) était comparable à celle notée chez un patient de 70 kg. Une relation pratiquement linéaire a été observée entre le poids corporel et le volume de distribution, ce qui a entraîné une concentration maximale (Cmax) plus élevée et une concentration minimale (Cmin) plus basse chez les patients de poids plus léger. Toutefois, cette différence n’est pas considérée comme étant cliniquement pertinente. On estime que la variabilité interindividuelle (coefficient de variation en %) de l’ASC de XELJANZ se situe à 27 % environ. Les données d’une analyse pharmacocinétique populationnelle chez des patients atteints de colite ulcéreuse ont également révélé que l’ASC de XELJANZ n’a pas été modifiée de façon significative selon le poids du patient.

Insuffisance hépatique :

XELJANZ/XELJANZ XR est contre-indiqué chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère (voir CONTRE-INDICATIONS). Les sujets ayant une insuffisance hépatique légère ou modérée présentaient des ASC de XELJANZ supérieures de 3 % et de 65 %, respectivement, comparativement aux sujets en santé.

Il n’est pas nécessaire de modifier la dose de XELJANZ/XELJANZ XR en présence d’une insuffisance hépatique légère. XELJANZ XR n’a pas été étudié chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée ou sévère. Par conséquent, XELJANZ XR ne doit pas être administré aux patients atteints d’insuffisance hépatique modérée.

La dose quotidienne totale recommandée chez les patients atteints d’insuffisance hépatique modérée est la moitié de la dose quotidienne totale recommandée chez les patients ayant une fonction hépatique normale. La posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 2 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction hépatique normale est de 10 mg 2 f.p.j.; la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction hépatique normale est de 5 mg 2 f.p.j.(voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).

XELJANZ/XELJANZ XR n’a pas été étudié chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère ou les patients porteurs du virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C (résultat positif au dosage sérologique); il ne doit donc pas être administré à ces populations de patients.

Insuffisance rénale :

Les sujets atteints d’insuffisance rénale légère, modérée ou sévère présentaient des ASC de XELJANZ supérieures de 37 %, de 43 % et de 123 %, respectivement, comparativement aux sujets en santé. Chez les sujets hémodialysés atteints d’insuffisance rénale terminale, la contribution de la dialyse à la clairance totale du tofacitinib était relativement faible.

Chez les sujets hémodialysés atteints d’insuffisance rénale terminale, l’ASC moyenne a été supérieure d’environ 40 % aux valeurs observées chez des témoins historiques en bonne santé, ce qui concorde avec la part de 30 % de la clairance rénale à la clairance totale du tofacitinib. Il est recommandé d’ajuster la dose chez les patients hémodialysés atteints d’insuffisance rénale terminale (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).

Il n’est pas nécessaire de modifier la dose de XELJANZ/XELJANZ XR en présence d’une insuffisance rénale légère. XELJANZ XR n’a pas été étudié chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée ou sévère. Par conséquent, l’administration de XELJANZ XR n’est pas recommandée chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée ou sévère, y compris les patients hémodialysés atteints d’insuffisance rénale terminale.

La dose quotidienne totale recommandée chez les patients atteints d’insuffisance rénale modérée ou sévère, y compris les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, qu’ils soient hémodialysés ou non, est la moitié de la dose quotidienne totale recommandée chez les patients ayant une fonction rénale normale. La posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 2 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction rénale normale est de 10 mg 2 f.p.j.; la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction rénale normale est de 5 mg 2 f.p.j. (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).

Au cours des essais cliniques, XELJANZ/XELJANZ XR n’a pas été évalué chez les patients dont les valeurs initiales de clairance de la créatinine (estimées par l’équation Cockcroft-Gault) étaient inférieures à 40 mL/min.

Polymorphisme génétique :

Les valeurs moyennes de la Cmax et de l’ASC(0-∞) du tofacitinib après l’administration de XELJANZ chez les métaboliseurs lents de la CYP2C19 (porteurs des allèles CYP2C19*2/*2, CYP2C19*2/*3 ou CYP2C19*3/*3) étaient supérieures de 15 % et de 17 % environ, respectivement, à celles des métaboliseurs normaux, indiquant que la CYP2C19 contribue faiblement à la clairance de XELJANZ.

Les effets des facteurs intrinsèques sur la pharmacocinétique du tofacitinib après l’administration de XELJANZ sont résumés à la figure 3 où sont présentées aussi les recommandations sur les réglages posologiques.

 
IC = intervalle de confiance; PC = pharmacocinétique
 
Note : Les valeurs de référence de comparaison relatives au poids, à l’âge, au sexe et à la race sont 70 kg, 55 ans, le sexe masculin et la race blanche, respectivement; les groupes de référence pour les données sur l’insuffisance rénale et hépatique sont les sujets ayant une fonction rénale et une fonction hépatique normales.
a
Chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. Chez les patients atteints de colite ulcéreuse, la dose recommandée est la moitié de la dose totale quotidienne indiquée chez les patients ayant une fonction rénale et une fonction hépatique normales, c. à d. que la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 2 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction rénale et d’une fonction hépatique normales est de 10 mg 2 f.p.j. et que la posologie recommandée de XELJANZ est de 5 mg 1 f.p.j. lorsque la posologie indiquée en présence d’une fonction rénale et d’une fonction hépatique normales est de 5 mg 2 f.p.j.
b
L’administration de doses additionnelles après la dialyse n’est pas nécessaire.

Arthrite psoriasique

Les résultats de l’analyse pharmacocinétique populationnelle réalisée chez des patients atteints d’arthrite psoriasique évolutive concordaient avec les résultats observés chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde.

Stabilité Et Conservation

Conservez le produit entre 15 et 30 °C.

Présentation, Composition Et Conditionnement

XELJANZ

Comprimés : 5 mg de tofacitinib (sous forme de citrate de tofacitinib) (comprimés ronds, blancs et pelliculés portant l’inscription « Pfizer » d’un côté et « JKI 5 » de l’autre).
Flacons de polyéthylène de haute densité contenant un dessiccatif, munis d’un bouchon à l’épreuve des enfants et renfermant 60 comprimés pelliculés.
Plaquettes alvéolées en aluminium de 56 comprimés pelliculés.

Un comprimé contient : croscarmellose sodique, lactose monohydraté, stéarate de magnésium et cellulose microcristalline. L’enrobage contient : HPMC 2910/hypromellose 6cP, lactose monohydraté, macrogol/PEG3350, dioxyde de titane et triacétine (triacétate de glycérol).

Comprimés : 10 mg (comprimés ronds, bleus et pelliculés portant l’inscription « Pfizer » d’un côté et « JKI 10 » de l’autre).
Flacons de polyéthylène de haute densité contenant un dessiccatif, munis d’un bouchon à l’épreuve des enfants et renfermant 60 comprimés pelliculés.
Plaquettes alvéolées en aluminium de 56 comprimés pelliculés.

Un comprimé contient : cellulose microcristalline, lactose monohydraté, croscarmellose sodique et stéarate de magnésium. L’enrobage contient : HPMC 2910/hypromellose 6cP, lactose monohydraté, macrogol/PEG3350, dioxyde de titane, triacétine (triacétate de glycérol), bleu no 2 FD&C/carmin d’indigo sur substrat d’aluminium et bleu no 1 FD&C/bleu brillant FCF sur substrat d’aluminium.

XELJANZ XR

Comprimés : 11 mg de tofacitinib (sous forme de citrate de tofacitinib) (comprimés ovales roses, pelliculés, à libération prolongée).
Flacons de polyéthylène de haute densité contenant un dessiccatif et munis d’un bouchon à l’épreuve des enfants. Flacons de 14 ou de 30 comprimés pelliculés à libération prolongée.

Un comprimé contient : sorbitol, hydroxyéthylcellulose, copovidone et stéarate de magnésium. L’enrobage contient : acétate de cellulose, hydroxypropylcellulose, HPMC 2910/hypromellose, dioxyde de titane, triacétine et oxyde de fer rouge. L’encre d’imprimerie contient : gomme-laque, hydroxyde d’ammonium, propylèneglycol et oxyde ferrosoferrique/oxyde de fer noir.


Numéro de contrôle : 222743
4 février 2019

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