Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.

XALACOM (solution ophtalmique de latanoprost et de timolol (sous forme de maléate de timolol)

Renseignements Pour Le Professionnel De La Santé

Voie d’administration

Présentation et teneur

Excipients d’importance clinique

Ophtalmique

Association fixe de latanoprost à 50 μg/mL et de timolol à 5 mg/mL sous forme de maléate de timolol

XALACOM contient du chlorure de benzalkonium

Voir PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT pour connaître la liste complète des ingrédients.

Indications Et Usage Clinique

XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) est indiqué pour réduire la pression intraoculaire (PIO) chez les patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d’hypertension oculaire qui ne répondent pas aux inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques, aux prostaglandines ou à d’autres hypotenseurs ophtalmiques de façon satisfaisante ET chez qui l’emploi de XALACOM (l’association médicamenteuse) est indiqué.

XALACOM ne doit pas être utilisé en première intention.

Pour obtenir les résultats détaillés des essais cliniques sur XALACOM, se reporter à la rubrique ESSAIS CLINIQUES. Voir également la rubrique POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION.

Contre-indications

XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) est contre-indiqué en présence des troubles suivants :

  • affection respiratoire réactionnelle, y compris l’asthme, des antécédents d’asthme ou une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) grave;
  • bradycardie sinusale, maladie du sinus, bloc sino-auriculaire, bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou du troisième degré non maîtrisé par un stimulateur cardiaque, insuffisance cardiaque manifeste ou choc cardiogène;
  • hypersensibilité avérée au latanoprost, au timolol, au chlorure de benzalkonium ou à tout autre ingrédient contenu dans le médicament. Voir PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT pour connaître la liste complète des ingrédients.

Mises En Garde Et Précautions

Généralités

On a signalé des cas de kératite bactérienne associée à l'utilisation de flacons multidoses de produits ophtalmiques topiques. Ces flacons avaient été contaminés par inadvertance par des patients qui, dans la plupart des cas, présentaient une affection concurrente de la cornée ou une rupture de la surface épithéliale de l’œil (voir RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR).

On a peu d’expérience, sinon aucune, de l’emploi du latanoprost dans le traitement du glaucome néovasculaire ou inflammatoire congénital ou à angle fermé chronique, du glaucome à angle ouvert chez les patients pseudophaques ou du glaucome pigmentaire.

Traitements concomitants : XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) peut interagir avec d’autres médicaments (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). Ses effets sur la PIO ou les effets connus des inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques pour usage général peuvent s’intensifier exagérément lorsque XALACOM est administré aux patients qui prennent déjà un inhibiteur des récepteurs bêta-adrénergiques par voie orale. L’utilisation de deux inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques à action locale n’est pas recommandée. On a signalé des élévations paradoxales de la PIO après l’administration ophtalmique concomitante de deux analogues des prostaglandines. En conséquence, il est déconseillé d’employer simultanément deux agents ou plus de la classe des prostaglandines, des analogues des prostaglandines ou des dérivés des prostaglandines.

Effets généraux : Comme tous les agents ophtalmiques pour usage topique, XALACOM atteint la circulation générale. Étant donné la présence de timolol – en tant que composant bêta‑adrénergique –, des effets indésirables d’ordre cardiovasculaire, pulmonaire ou autre, semblables à ceux qui sont associés aux inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques à action générale, peuvent survenir, dont l’aggravation de l’angor de Prinzmetal, l’aggravation des troubles de la circulation périphérique ou centrale, la bradycardie et l’hypotension.

Les effets indésirables généraux sont moins fréquents après l’administration topique dans l’œil qu’après l’administration par voie générale. On peut réduire l’absorption générale du médicament en pratiquant une occlusion lacrymonasale ou en fermant les paupières pendant 2 minutes (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).

Système cardiovasculaire

Réactions cardiaques : On a signalé des cas de décès dus à une insuffisance cardiaque. Il faut maîtriser convenablement l’insuffisance cardiaque avant de commencer le traitement. On doit surveiller tout signe d’insuffisance cardiaque ainsi que la fréquence du pouls chez les patients ayant des antécédents de maladie cardiaque grave. Il faut cesser d’utiliser XALACOM au moindre signe d’insuffisance cardiaque. Compte tenu de leur effet négatif sur le temps de conduction, les inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques doivent être administrés avec prudence aux patients qui présentent un bloc cardiaque de premier degré.

Troubles vasculaires : Il convient d’utiliser le produit avec prudence chez les patients présentant un trouble ou une perturbation marqués de la circulation périphérique (comme les formes graves du phénomène de Raynaud ou du syndrome de Raynaud).

Système endocrinien et métabolisme

Diabète : Les inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques doivent être administrés avec prudence aux patients sujets à l’hypoglycémie spontanée ou diabétiques (particulièrement en cas de diabète instable) qui reçoivent de l’insuline ou des hypoglycémiants oraux. En effet, ils peuvent masquer les signes et les symptômes de l’hypoglycémie aiguë.

Thyrotoxicose : Le traitement par des inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques peut masquer certains symptômes d’hyperthyroïdie. Son arrêt brusque peut aggraver les symptômes de cette affection.

Fonction hépatique/biliaire/pancréatique

XALACOM n’a pas fait l’objet d’études chez des patients atteints d’insuffisance hépatique; il faut donc administrer ce produit avec prudence à ce type de patients.

Système nerveux

Faiblesse musculaire : Dans de rares cas, le traitement par des inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques a exacerbé la faiblesse musculaire de patients atteints de myasthénie grave ou présentant des symptômes de myasthénie (ex. : diplopie, ptosis, faiblesse généralisée).

Fonction visuelle

On a observé que le latanoprost rend les cils plus foncés, plus épais et plus longs qu’ils ne le sont normalement (voir RÉACTIONS INDÉSIRABLES).

Parmi les cas signalés spontanément, un nombre restreint de personnes utilisant la solution ophtalmique de latanoprost ont constaté que leurs paupières s’étaient assombries (voir RÉACTIONS INDÉSIRABLES).

À cause de la présence de latanoprost (analogue d’une prostaglandine) dans le produit, il faut faire preuve de prudence lorsqu’on administre XALACOM aux patients présentant des antécédents de kératite herpétique. On doit éviter son emploi chez les patients qui sont atteints de kératite herpétique et chez ceux qui ont des antécédents de kératite herpétique récurrente associée à l’administration d’analogues des prostaglandines.

Ce produit contient du chlorure de benzalkonium, un agent de conservation, qui peut être absorbé par les verres de contact souples. Les verres de contact doivent être retirés avant l’administration de XALACOM et peuvent être remis 15 minutes après l’instillation des gouttes oculaires.

Les inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques peuvent entraîner de la sécheresse oculaire. Il faut donc les utiliser avec prudence en présence d’affection cornéenne.

On a signalé des cas d’œdème maculaire, incluant l’œdème maculaire kystoïde, pendant l’emploi de la solution ophtalmique de latanoprost, principalement en présence d’aphakie, de pseudophakie jumelée à une déchirure de la capsule postérieure du cristallin ou de facteurs de risque connus d’œdème maculaire. Il faut employer XALACOM avec prudence dans ces cas.

On a rapporté des cas de décollement choroïdien consécutif à des interventions de filtration pendant l’administration d’hypotenseurs ophtalmiques.

Altération des tissus pigmentés : Le latanoprost, la composante prostaglandine contenue dans XALACOM, peut entraîner une modification progressive de la couleur de l’œil en augmentant la quantité de pigment brun dans l’iris. Le changement de couleur est dû à la présence d’une plus grande quantité de mélanine dans les mélanocytes du stroma de l’iris plutôt qu’à une augmentation du nombre de mélanocytes. Dans les cas typiques, le pigment brun s’étend de manière concentrique du centre vers la périphérie de l’iris, mais l’iris entier ou des parties de celui‑ci peuvent devenir plus bruns. La modification de la couleur de l’iris se produit lentement et peut ne devenir manifeste qu’au bout de plusieurs mois, voire de plusieurs années. On ignore actuellement les effets à long terme sur les mélanocytes et les conséquences d’éventuelles lésions des mélanocytes et/ou de l’accumulation possible de granules pigmentaires dans d’autres zones de l’œil. Il faut examiner régulièrement les patients et, suivant leur état clinique, interrompre le traitement si la pigmentation de l’iris s’accentue.

Cet effet est observé en particulier chez les patients ayant des yeux de couleur mixte (c.-à-d., bleu ou gris et brun, vert et brun, ou jaune et brun). Chez les patients aux yeux bleus, gris, verts ou bruns homogènes, on a observé de rares cas de changement de couleur au cours d’essais cliniques d’une durée de 2 ans. La modification de la couleur de l’iris se produit lentement et peut ne devenir manifeste qu’au bout de plusieurs mois, voire de plusieurs années. Il faut avertir les patients de la possibilité que l’iris change de couleur. Les patients dont on ne prévoit traiter qu’un œil doivent être avertis de la possibilité que l’œil traité devienne plus brun et, par conséquent, d’une hétérochromie permanente entre les deux yeux. L’accentuation de la pigmentation est permanente.

L’absence de mélanine des mélanocytes iridiens décelable dans le trabéculum pendant les essais cliniques appuie l’absence d’hyperpigmentation du trabéculum imputable au traitement par le latanoprost. De plus, on n’a observé aucune différence quant au taux de mélanine dans l’épithélium pigmentaire iridien entre les yeux traités par le latanoprost, dont l’iris était plus pigmenté, et les yeux non traités, lors de l’évaluation morphologique quantitative des échantillons iridiens réalisée après le changement de couleur. Du point de vue histopathologique, l’accentuation de la pigmentation iridienne se limitait à une légère augmentation de la taille des granules de mélanine dans le stroma de l’iris.

Glaucome à angle fermé : XALACOM ne doit pas être employé seul pour le traitement du glaucome aigu à angle fermé. En présence de glaucome à angle fermé, on doit d’abord chercher à rouvrir l’angle. Il faut pour ce faire contracter la pupille. Or, le latanoprost et le maléate de timolol n’ont que peu, voire pas, d’effet sur la pupille.

Considérations périopératoires

Il convient d’envisager le retrait graduel des inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques avant une intervention chirurgicale majeure, car ces derniers gênent la faculté du cœur de répondre à la stimulation réflexe transmise par voie adrénergique, d’où une augmentation possible des risques associés à l’anesthésie générale. On a parfois noté une hypotension prolongée marquée durant l’anesthésie, de même qu’une difficulté à rétablir et à conserver les contractions cardiaques. Durant une intervention chirurgicale, les effets des inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques peuvent être inversés par des doses suffisantes d’agonistes des récepteurs bêta-adrénergiques.

Anesthésie : Les préparations ophtalmiques renfermant un inhibiteur des récepteurs bêta‑adrénergiques peuvent bloquer les effets généraux des agonistes bêta-adrénergiques, p. ex., l’adrénaline. Lorsqu’un patient reçoit du timolol, l’anesthésiste doit en être informé.

Fonction rénale

XALACOM n’a pas fait l’objet d’études chez des patients atteints d’insuffisance rénale; il faut donc administrer ce produit avec prudence à ce type de patients.

Fonction respiratoire

Réactions respiratoires : Des réactions graves touchant les voies respiratoires ont été rapportées après l’administration d’inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques, incluant la mort de patients asthmatiques imputée à un bronchospasme et, quoique rarement, la mort due à l’insuffisance cardiaque.

Troubles respiratoires : Vu la présence d’un agent à action bêta-adrénergique dans le produit (le maléate de timolol), il faut utiliser XALACOM avec prudence dans les cas de maladie pulmonaire obstructive chronique légère ou modérée, et seulement si les bienfaits escomptés l’emportent sur les risques éventuels.

Sensibilité/résistance

Réactions anaphylactiques : Les patients qui prennent des inhibiteurs des récepteurs bêta‑adrénergiques et qui ont des antécédents d’atopie ou de réaction anaphylactique grave à divers allergènes peuvent être plus sensibles à l’exposition répétée, qu’il s’agisse d’allergènes présents dans l’environnement ou dans des produits utilisés à des fins diagnostiques ou thérapeutiques. Ces patients peuvent être réfractaires à l’administration des doses d’adrénaline utilisées habituellement pour traiter les réactions anaphylactiques.

Fonction sexuelle et reproduction

Fertilité : Dans les études menées sur les animaux, le latanoprost n’a eu aucun effet sur la fertilité des mâles ni des femelles. Durant les études de reproduction et de fertilité menées chez le rat, l’administration de maléate de timolol à des doses pouvant produire jusqu’à 21 000 fois l’exposition générale obtenue avec la dose ophtalmique recommandée chez l’humain n’a pas affecté la fertilité des mâles ni des femelles.

Populations particulières

Femmes enceintes : Aucune étude de toxicité pour la reproduction n’a porté sur XALACOM. On a étudié le développement embryofœtal de petits de rates et de lapines exposées au latanoprost. Le latanoprost et/ou ses métabolites traversent le placenta de la rate. Chez la lapine, l’administration intraveineuse (i.v.) de 5 μg/kg/jour de latanoprost a causé des manifestations de toxicité embryofœtale caractérisées par une augmentation des fréquences de résorption tardive et de diminution du poids fœtal, tandis que celle de doses ≥ 50 μg/kg/jour a entraîné la résorption de toute la portée. On n’a noté aucun effet embryotoxique ou fœtotoxique chez les lapines qui avaient reçu 1 μg/kg/jour de latanoprost par voie i.v. et les rates qui avaient reçu des doses atteignant 250 μg/kg/jour par voie i.v.

Le maléate de timolol ne s’est pas révélé tératogène chez la souris, la rate et la lapine. Durant les études sur le développement embryofœtal comportant l’administration de maléate de timolol à des souris et à des lapines, l’administration de doses orales atteignant 50 μg/kg/jour n’a entraîné aucun signe de toxicité embryofœtale. À des doses plus élevées, on a noté une augmentation de la résorption et des anomalies fœtales (14 côtes et hypoplasie des sternèbres) chez la souris (1000 μg/kg/jour) et une augmentation de la résorption chez la lapine (≥ 90 μg/kg/jour). Chez la rate, l’administration d’au moins 50 μg/kg/jour a causé chez les ratons un retard de l’ossification et celle de 500 μg/kg/jour, une baisse du nombre de plateaux vertébraux et d’arcs neuraux dans la queue ainsi qu’une augmentation de la fréquence d’hypoplasie sternébrale.

Pour obtenir des renseignements additionnels, se reporter à la rubrique TOXICOLOGIE.

XALACOM ne doit être utilisé pendant la grossesse que si les bienfaits escomptés pour la mère l’emportent sur les risques auxquels le fœtus pourrait être exposé.

Femmes qui allaitent : On ne dispose que de peu de données provenant d’essais sur les animaux et d’aucune donnée clinique sur le comportement pharmacocinétique du latanoprost pendant l’allaitement. Le latanoprost et ses métabolites sont susceptibles de passer dans le lait maternel. On a décelé du maléate de timolol dans le lait humain après l’administration par voie orale ou oculaire du médicament. Étant donné le risque d’effets indésirables graves chez le nourrisson exposé à XALACOM, ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les femmes qui allaitent.

Enfants : L’administration de XALACOM n’est pas recommandée chez l’enfant. L’innocuité et l’efficacité de XALACOM chez l’enfant n’ont pas été établies.

Réactions Indésirables

Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des effets indésirables qui sont observés peuvent ne pas refléter les taux observés en pratique et ne doivent pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les effets indésirables d’un médicament qui sont tirés d’essais cliniques s’avèrent utiles pour la détermination des manifestations indésirables liées aux médicaments et pour l’estimation des taux.

XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) a été généralement bien toléré. On n’a observé aucun effet indésirable spécifique de XALACOM lors des essais cliniques. Les effets indésirables se sont limités à ceux qui ont été rapportés précédemment après l’emploi de latanoprost et/ou de maléate de timolol.

L’innocuité de XALACOM a été évaluée chez 394 patients atteints de glaucome à angle ouvert ou d’hypertension oculaire dans le cadre de trois études cliniques de longue durée. Les effets indésirables ont entraîné l’abandon du traitement par XALACOM chez 2 % des sujets.

Les effets indésirables survenus chez au moins 1 % des participants aux trois études comparatives (004, 005 et 053) à double insu et avec répartition aléatoire sont présentés aux tableaux 1 et 2.

Tableau 1
Effets indésirables oculaires survenus chez au moins 1 % des patients*, dans tous les groupes de traitement, selon le terme normalisé†
*
Malgré le nombre peu fréquent de cas signalés, certains effets indésirables sont inclus dans la liste en raison de la survenue possible d’une affection menaçant l’acuité visuelle.
**
Chaque patient n’est compté qu’une fois par terme normalisé.
Les études 004 et 005 comportaient une période à double insu de 6 mois et l’étude 053, une période à double insu de 12 mois.
Incluant l’assombrissement, l’épaississement et l’allongement des cils.
 

Appareil ou système/terme normalisé

Nombre (%) de patients par groupe de traitement

XALACOM

N = 394

Latanoprost

N = 414

Timolol

N = 415

Appareil oculaire

     

Blépharite

10 (2,5)

10 (2,4)

7 (1,7)

Cataracte

11 (2,8)

18 (4,3)

10 (2,4)

Trouble de la conjonctive

4 (1,0)

3 (0,7)

4 (1,0)

Conjonctivite

12 (3,0)

11 (2,7)

13 (3,1)

Trouble cornéen

12 (3,0)

11 (2,7)

14 (3,4)

Ulcération de la cornée

1 (0,3)*

1 (0,2)*

-

Œdème maculaire kystoïde

1 (0,3)**

1 (0,2)*

-

Épiphora

3 (0,8)

5 (1,2)

7 (1,7)

Vice de réfraction

7 (1,8)

13 (3,1)

12 (2,9)

Hyperémie de l’œil

29 (7,4)

40 (9,7)

12 (2,9)

Douleur oculaire

9 (2,3)

6 (1,4)

8 (1,9)

Augmentation de la pression

intraoculaire

1 (0,3)

5 (1,2)

7 (1,7)

Hyperpigmentation

de l’iris

6 (1,5)

13 (3,1)

4 (1,0)

Iritis

-

1 (0,2)*

2 (0,5)*

Irritation oculaire (brûlements, démangeaisons, picotements, sensation de sable ou de corps étranger dans les yeux)

49 (12,4)

54 (13,0)

29 (7,0)

Kératite

4 (1,0)

3 (0,7)

1 (0,2)

Œdème palpébral

2 (0,5)

4 (1,0)

2 (0,5)

Photophobie

6 (1,5)

1 (0,2)

3 (0,7)

Trouble rétinien

1 (0,3)

3 (0,7)

6 (1,4)

Uvéite

1 (0,3)*

-

-

Anomalie de la vue

26 (6,6)

29 (7,0)

22 (5,3)

Peau et annexes

     

Hypertrichose

9 (2,3)

6 (1,4)

2 (0,5)

Anomalie pigmentaire

1 (0,3)*

-

-

Séborrhée

2 (0,5)

4 (1,0)

-

Coloration anormale de la peau

1 (0,3)*

-

-

Trouble cutané

8 (2,0)

4 (1,0)

-

Systèmes nerveux central et périphérique

     

Atrophie optique

2 (0,5)

3 (0,7)

6 (1,4)

Anomalie du champ visuel

18 (4,6)

19 (4,6)

18 (4,3)

Tableau 2
Effets indésirables généraux survenus chez au moins 1 % des patients*, dans tous les groupes de traitement, selon la structure organique et le terme normalisé†
*
Chaque patient n’est compté qu’une fois par terme normalisé. Les effets indésirables survenus chez moins de 1 % des patients, mais très similaires à ceux survenus chez au moins 1 % des patients (comme « hypertension » et « aggravation de l’hypertension ») figurent dans la présente liste. De plus, les groupes d’effets indésirables mutuellement apparentés dans lesquels chaque effet indésirable est survenu chez moins de 1 % des patients, mais qui, une fois regroupés, ont touché au moins 1 % des patients (comme « aggravation du diabète » et « hyperglycémie » jumelée à « glycosurie ») ont été condensés.
Les études 004 et 005 comportaient une période à double insu de 6 mois et l’étude 053, une période à double insu de 12 mois.

Nombre (%) de patients par groupe de traitement

Appareil ou système/terme normalisé

XALACOM

N = 394

Latanoprost

N = 414

Timolol

N = 415

Appareil respiratoire

Bronchite

3 (0,8)

4 (1,0)

1 (0,2)

Toux

1 (0,3)*

-

2 (0,5)*

Dyspnée

2 (0,5)*

2 (0,5)*

2 (0,5)*

Pneumonie

1 (0,3)

3 (0,7)

4 (1,0)

Sinusite

6 (1,5)

11 (2,7)

3 (0,7)

Infection des voies respiratoires supérieures

24 (6,1)

18 (4,3)

22 (5,3)

Organisme entier

Dorsalgie

4 (1,0)

6 (1,4)

4 (1,0)

Douleurs thoraciques

4 (1,0)

1 (0,2)

2 (0,5)

Symptômes pseudo‑grippaux

10 (2,5)

4 (1,0)

3 (0,7)

Appareil cardiovasculaire

Hypertension

15 (3,8)

6 (1,4)

10 (2,4)

Aggravation de l’hypertension

2 (0,5)*

1 (0,2)*

1 (0,2)*

Métabolisme et nutrition

Diabète

5 (1,3)

2 (0,5)

1 (0,2)

Aggravation du diabète

-

1 (0,2)

-

Glycosurie

2 (0,5)

1 (0,2)

-

Hyperglycémie

1 (0,3)*

2 (0,5)*

2 (0,5)*

Hypercholestérolémie

6 (1,5)

4 (1,0)

1 (0,2)

Systèmes nerveux central et périphérique

Étourdissements

2 (0,5)

4 (1,0)

1 (0,2)

Céphalées

9 (2,3)

15 (3,6)

5 (1,2)

Appareil locomoteur

Arthrite

8 (2,0)

5 (1,2)

4 (1,0)

Santé mentale

Dépression

6 (1,5)

7 (1,7)

4 (1,0)

Insomnie

1 (0,3)*

1 (0,2)*

1 (0,2)*

Troubles du sommeil

1 (0,3)

-

4 (1,0)

Peau et annexes

Éruption bulleuse

-

1 (0,2)

-

Éruption cutanée

5 (1,3)

3 (0,7)

2 (0,5)

Système immunitaire

Infection

4 (1,0)

6 (1,4)

(1,4)

Appareil digestif

Dyspepsie

2 (0,5)

4 (1,0)

1 (0,2)

Appareil urinaire

Cystite

1 (0,3)

5 (1,2)

-

Infection des voies urinaires

1 (0,3)

2 (0,5)

4 (1,0)

Après la prise de clichés en série, on a observé une accentuation de la pigmentation de l’iris chez 16 à 20 % des patients traités par XALACOM pendant une période maximale de 1 an. Cet effet a été observé en particulier chez les patients exposés à un risque élevé (c.-à-d., ceux ayant des yeux de couleur mixte : vert et brun, jaune et brun, ou bleu ou gris et brun). Un tel changement de couleur a été rare chez les patients aux yeux bleus, gris, verts ou bruns homogènes. Les cils sont devenus plus foncés, plus épais et plus longs chez 37,4 % des patients.

Effets indésirables du médicament signalés après la commercialisation du produit

Voici les autres effets indésirables qui ont été rapportés par suite de l’administration des gouttes ophtalmiques de latanoprost et de timolol :

Latanoprost

Classes de systèmes d’organes

Effets indésirables

Infections et infestations

Kératite herpétique

Troubles cardiaques

Angine instable; angine; palpitations

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Prurit

Troubles des tissus musculosquelettiques et conjonctifs

Myalgie et arthralgie

Troubles du système nerveux

Étourdissements

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Douleur thoracique

Troubles oculaires

Sensation de corps étranger; œdème maculaire, incluant œdème maculaire kystoïde; érosion de la cornée; kératite ponctuée; œdème de la cornée; uvéite; iritis; pseudo-pemphigoïde de la conjonctive oculaire; trichiasis; photophobie; vision trouble; modifications des cils et du duvet sur la paupière (cils plus longs et plus épais, pigmentation des cils, nombre accru de cils); réaction cutanée localisée sur la paupière; kyste de l’iris; modification du tissu périorbital et palpébral entraînant un creusement du sillon des paupières; assombrissement de l’épiderme palpébral

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Crise d’asthme aiguë, aggravation de l’asthme; asthme; dyspnée

 

Maléate de timolol (préparation topique)

Classes de systèmes d’organes

Effets indésirables

Troubles cardiaques

Arrêt cardiaque; insuffisance cardiaque; bloc cardiaque; bloc auriculoventriculaire; insuffisance cardiaque congestive; aggravation de l’angine de poitrine; arythmie; bradycardie; palpitations

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Éruption cutanée; éruption psoriasiforme; pseudo-pemphigoïde; poussée de psoriasis; alopécie

Troubles de l’appareil reproducteur et des seins

Dysfonctionnement sexuel; baisse de la libido; impuissance; maladie de La Peyronie

Troubles de l’oreille et du labyrinthe

Acouphènes

Troubles des tissus musculosquelettiques et conjonctifs

Myalgie; lupus érythémateux disséminé

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Masquage des symptômes d’hypoglycémie chez des patients diabétiques; anorexie

Troubles du système immunitaire

Signes et symptômes de réactions allergiques généralisées, incluant anaphylaxie; œdème angioneurotique; urticaire; prurit; éruption cutanée localisée et généralisée

Troubles du système nerveux

Accident vasculaire cérébral; ischémie cérébrale; étourdissements; aggravation des signes et des symptômes de myasthénie grave; paresthésie; somnolence; céphalées; syncope

Troubles gastro-intestinaux

Fibrose rétropéritonéale; douleur abdominale; vomissements; diarrhée; sécheresse de la bouche; dysgueusie; dyspepsie; nausées

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Douleurs thoraciques; œdème; asthénie; fatigue

Troubles oculaires

œdème maculaire kystoïde; décollement choroïdien (consécutif à une chirurgie de filtration); érosion cornéenne; kératite; diplopie; baisse de la sensibilité cornéenne; signes et symptômes d’irritation oculaire (sensation de brûlure, picotement, prurit, larmoiement, rougeur); sécheresse oculaire; ptosis; blépharite; troubles de la vue, incluant vices de réfraction (en raison de l’arrêt du traitement miotique dans certains cas); vision trouble

Troubles psychiatriques

Modification du comportement et perturbations psychiques, incluant confusion, hallucinations, anxiété, désorientation, nervosité, dépression, insomnie, cauchemars, perte de mémoire

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Insuffisance respiratoire; œdème pulmonaire; bronchospasme (principalement en présence d’affection bronchospasmodique préexistante); toux; dyspnée; congestion nasale

Troubles vasculaires

Claudication; froideur des mains et des pieds; hypotension; phénomène de Raynaud

Des cas de calcification de la cornée ont été signalés en de très rares occasions chez des patients ayant des lésions notables de la cornée qui ont utilisé des gouttes ophtalmiques contenant du phosphate.

Interactions Médicamenteuses

Interactions médicament-médicament

Aucune étude sur les interactions entre XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) et d’autres médicaments n’a été menée.

On doit surveiller l’effet additif de l’inhibition des récepteurs bêta-adrénergiques sur la tension artérielle et la PIO chez le patient qui reçoit XALACOM et un inhibiteur des récepteurs bêta-adrénergiques à prise orale. Il est déconseillé d’employer deux inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques à usage topique en concomitance.

On a signalé des élévations paradoxales de la PIO après l’administration ophtalmique concomitante de deux analogues des prostaglandines. En conséquence, il est déconseillé d’employer simultanément deux agents ou plus de la classe des prostaglandines, des analogues des prostaglandines ou des dérivés de prostaglandines.

Des effets additifs pourraient apparaître et entraîner une hypotension et/ou une bradycardie marquée lorsque les gouttes ophtalmiques de timolol sont administrées en association avec des bloqueurs des canaux calciques oraux, des médicaments provoquant une déplétion des catécholamines ou des inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques, des antiarythmiques (incluant l’amiodarone et la quinidine), des dérivés digitaliques, des agents parasympathomimétiques, des narcotiques, de la guanéthidine et des inhibiteurs de la monoamine-oxydase.

On a observé une potentialisation de l’inhibition générale des récepteurs bêta-adrénergiques (se manifestant par exemple par une diminution de la fréquence cardiaque et une dépression fonctionnelle) durant le traitement concomitant par un inhibiteur de la CYP 2D6 (comme la quinidine, la fluoxétine et la paroxétine) et le timolol.

Bien que XALACOM administré seul n’ait que très peu d’effet, voire aucun, sur le diamètre pupillaire, on a rapporté des cas occasionnels de mydriase lorsque le timolol est administré avec de l’épinéphrine.

Les inhibiteurs des récepteurs bêta-adrénergiques peuvent potentialiser l’effet hypoglycémiant des antidiabétiques.

D’après les résultats d’études in vitro, le fait de mélanger des gouttes ophtalmiques contenant du thimérosal avec du chlorure de benzalkonium, un agent de conservation présent dans la solution XALACOM, entraîne une précipitation. Si le patient doit utiliser ces deux types de médicaments, il doit laisser s'écouler au moins 5 minutes entre chaque application. De même, plusieurs solutions désinfectantes pour verres de contact contiennent du thimérosal (voir Effets du médicament sur le style de vie, Port de verres de contact).

Effets du médicament sur le style de vie

Effets sur la capacité de conduire ou de faire fonctionner une machine : Comme c’est le cas pour les autres préparations pour usage ophtalmique, l’instillation de gouttes ophtalmiques peut causer une vision trouble passagère.

Port de verres de contact : XALACOM contient du chlorure de benzalkonium, qui peut être absorbé par les verres de contact. Plusieurs solutions désinfectantes pour verres de contact contiennent du thimérosal qui peut également former un précipité en présence de chlorure de benzalkonium (voir Interactions médicament-médicament). Par conséquent, il faut retirer les verres de contact avant l’administration des gouttes ophtalmiques, pour les remettre 15 minutes plus tard.

Posologie Et Mode D’administration

La posologie recommandée chez l’adulte (y compris le sujet âgé) est de 1 goutte de XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) dans l’œil ou les yeux affectés, 1 fois par jour. Si le patient oublie une dose à l’heure habituelle, il doit attendre l’heure de la dose suivante pour poursuivre le traitement.

L’utilisation de XALACOM peut être envisagée chez les patients qui doivent recevoir un traitement par le timolol et le latanoprost. On n’a pas pleinement évalué si l’administration de ce médicament 1 fois par jour est aussi efficace que celle du timolol 2 fois par jour et du latanoprost 1 fois par jour. Selon les résultats d’une étude clinique de courte durée, l’effet hypotensif consécutif à l’administration uniquotidienne de XALACOM pourrait être moindre que celui observé après l’administration concomitante du timolol 2 fois par jour et du latanoprost 1 fois par jour. Pour obtenir les résultats détaillés de cet essai clinique, se reporter à la rubrique ESSAIS CLINIQUES.

Lorsqu’on fait suivre l’instillation d’une occlusion lacrymonasale ou de la fermeture des paupières pendant 2 minutes, l’absorption générale du produit est réduite. Il peut en résulter une diminution des effets indésirables généraux et une augmentation de l’activité locale.

Surdosage

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Il n’existe aucune donnée sur le surdosage de XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) chez l’être humain.

Les symptômes du surdosage général du timolol sont la bradycardie, l’hypotension, le bronchospasme et l’arrêt cardiaque. Si de tels symptômes surviennent, le traitement doit être symptomatique et de soutien. D’après les résultats d’études, le timolol n’est pas facilement dialysable.

Hormis l'irritation oculaire et l'hyperémie conjonctivale ou épisclérale, on ne connaît pas d'autres effets oculaires liés à l'administration de fortes doses de latanoprost. La perfusion d’une dose atteignant 3 μg/kg à des volontaires en bonne santé n’a entraîné aucun symptôme, mais celle de doses allant de 5,5 à 10μg/kg a causé des nausées, des douleurs abdominales, des étourdissements, de la fatigue, des bouffées de chaleur et une transpiration excessive. Ces effets indésirables étaient d’intensité faible à modérée et ont cédé sans traitement dans les 4 heures qui ont suivi la perfusion.

Chez le singe, la perfusion de latanoprost à des doses allant jusqu'à 500 μg/kg n’a eu aucun effet important sur l’appareil cardiovasculaire. L’administration de latanoprost par voie i.v. chez cet animal a été associée à une bronchoconstriction transitoire.

En cas de surdosage de XALACOM, le traitement doit être symptomatique.

Si XALACOM est ingéré par accident, les renseignements qui suivent peuvent être utiles : un flacon contient 125 μg de latanoprost et 12,5 mg de timolol. Le timolol et le latanoprost sont largement métabolisés dans le foie. En fait, plus de 90 % du latanoprost est métabolisé à son premier passage dans le foie.

Mode D’action Et Pharmacologie Clinique

Mode d’action

XALACOM se compose de deux agents : le latanoprost et le maléate de timolol. Chaque millilitre (mL) de XALACOM contient 50 μg de latanoprost et 6,8 mg de maléate de timolol correspondant à 5 mg de timolol. Ces deux constituants abaissent la pression intraoculaire (PIO) grâce à des modes d’action différents.

Le latanoprost est un agoniste sélectif des récepteurs prostanoïdes FP qui réduit la PIO en augmentant l’écoulement de l’humeur aqueuse. Le principal mode d’action de cet agent est l’accroissement de l’écoulement uvéoscléral. En outre, une certaine augmentation de la circulation de l’humeur aqueuse (diminution de la résistance du trabéculum à l’écoulement) a été observée chez l’être humain. Le maléate de timolol est un inhibiteur non sélectif des récepteurs bêta1 et bêta2 adrénergiques à peu près dépourvu d’activité sympathomimétique intrinsèque, d’action dépressive directe sur le myocarde ou d’action anesthésique locale (activité stabilisatrice de la membrane). Le timolol abaisse la PIO en diminuant la production d’humeur aqueuse dans l’épithélium ciliaire. On n’a pas encore réussi à établir clairement le mode d’action de cet agent. L’effet conjugué de ces deux agents administrés 1 fois par jour sous l’appellation XALACOM entraîne une réduction de la PIO plus importante que la réduction observée avec l’un ou l’autre de ces agents administrés seuls. Pour obtenir les résultats détaillés des essais cliniques sur XALACOM, se reporter à la rubrique ESSAIS CLINIQUES.

Pharmacocinétique

Latanoprost : Le latanoprost est un bioprécurseur, sous forme d’ester d’isopropyle, qui est inactif, mais qui devient biologiquement actif après avoir été hydrolysé en acide de latanoprost. Le bioprécurseur est bien absorbé par la cornée, et tout médicament qui pénètre dans l’humeur aqueuse est hydrolysé par les estérases quand il traverse la cornée. D’après les résultats des essais cliniques, le latanoprost atteint sa concentration maximale dans l’humeur aqueuse, soit approximativement 30 ng/mL, environ 2 heures après avoir été administré seul par voie topique. L’acide de latanoprost a une clairance plasmatique de 0,40 L/h/kg et un faible volume de distribution de 0,16 L/kg, d’où sa courte demi‑vie plasmatique (17 minutes). La biodisponibilité générale de l’acide de latanoprost administré par voie topique oculaire est de 45 %. L’acide de latanoprost se lie aux protéines plasmatiques dans une proportion de 87 %. La biotransformation se produit principalement dans le foie. L'acide de latanoprost n'est pratiquement pas métabolisé dans l'œil. Au cours des études sur l'animal, les principaux métabolites étaient le 1,2-dinor et le 1, 2, 3, 4-tétranor, qui ont une activité biologique faible, voire nulle, et qui sont excrétés principalement dans l’urine.

Timolol : Le timolol atteint sa concentration maximale dans l’humeur aqueuse environ 1 heure après son administration par voie topique oculaire. Une fraction de la dose passe dans la circulation générale, pour atteindre une concentration plasmatique maximale de 1 ng/mL dans les 10 à 20 minutes qui suivent l’instillation de 1 goutte dans chaque œil, 1 fois par jour (300 μg/jour). La demi‑vie plasmatique du timolol est d’environ 6 heures. Le timolol est largement métabolisé dans le foie. Les métabolites et le timolol inchangé sont excrétés dans l’urine.

XALACOM : Aucune interaction pharmacocinétique entre le latanoprost et le timolol n’a été observée, même si le taux d’acide de latanoprost dans l’humeur aqueuse tendait à être plus élevé de 1 à 4 heures après l’administration de l’association médicamenteuse qu’après celle du latanoprost ou du timolol seuls.

Populations particulières et états pathologiques

Personnes âgées, enfants, sexe et race : Les différences pharmacocinétiques de XALACOM chez ces populations de patients n’ont pas été évaluées.

Maladies et caractéristiques démographiques : Aucun essai n’a été effectué pour évaluer l’influence d’autres maladies ou caractéristiques démographiques sur la pharmacocinétique de XALACOM, en raison des difficultés propres à la mesure des concentrations du médicament après l’administration topique oculaire.

Stabilité Et Conservation

Conserver le flacon non entamé au réfrigérateur (entre 2 et 8 °C), à l’abri de la lumière. Une fois ouvert, le flacon de 2,5 mL peut être conservé à une température ambiante maximale de 25 oC pendant 10 semaines, à l’abri de la lumière.

Présentation, Composition Et Conditionnement

XALACOM (latanoprost et maléate de timolol) est une solution aqueuse, stérile, isotonique, tamponnée, transparente et incolore. Une goutte contient environ 1,5 μg de latanoprost et 150 μg de timolol. XALACOM est réservé à l'administration topique oculaire.

XALACOM est offert en flacons de plastique de 5 mL pourvus d’un compte‑gouttes ophtalmique, d’un capuchon à vis et d’un bouchon protecteur inviolable en polyéthylène.

Un flacon contient 2,5 mL de XALACOM correspondant environ à 80 gouttes de solution.

XALACOM est offert sous forme de solution aqueuse, stérile, isotonique, tamponnée, transparente et incolore, dont le pH est d’environ 6,0 et l’osmolalité, d’environ 290 mOsmol/kg. Un mL contient 50 microgrammes (μg) de latanoprost et 5 mg de timolol (6,83 mg de maléate de timolol).

Ingrédients non médicinaux : chlorure de sodium, dihydrogénophosphate de sodium monohydraté, phosphate disodique anhydre et eau pour injection. Le chlorure de benzalkonium à 0,02 % est ajouté à titre d’agent de conservation. Au besoin, le pH de la solution est ajusté avec de l’acide chlorhydrique et/ou de l’hydroxyde de sodium.

 

Numéro de contrôle : 207642
7 septembre 2017

Communiquer avec l'Information pharmaceutique de Pfizer

Signalez un effet indésirable
1 866 723-7111