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PREVNAR 13 (vaccin antipneumococcique triskaïdécavalent conjugué (protéine diphtérique CRM197))

Renseignements Pour Le Professionnel De La Santé

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie
d’administration

Présentation et teneur

Excipients
d’importance
clinique

Injection
intramusculaire

Suspension pour injection
1 dose (seringue préremplie de 0,5 mL) contient :
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 1      2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 3      2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 4      2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 5      2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 6A    2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 6B    4,4 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 7F    2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 9V    2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 14    2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 18C  2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 19A  2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 19F  2,2 µga
Polysaccharide pneumococcique de sérotype 23F  2,2 µga

Chlorure de
sodium, acide
succinique,
polysorbate 80,
eau pour injection

a Conjugué à la protéine vectrice CRM197 et adsorbé sur du phosphate d’aluminium (0,125 mg d’aluminium).

Indications Et Usage Clinique

Enfants de 6 semaines à 17 ans

Prevnar 13 est indiqué pour l’immunisation active des nourrissons et des enfants de 6 semaines à 17 ans (avant le 18e anniversaire de naissance), afin de prévenir les pneumococcies invasives, y compris la sepsie, la méningite, la pneumonie bactériémique, l’empyème pleural et la bactériémie, causées par les sérotypes 1, 3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F et 23F de Streptococcus pneumoniæ.

Adultes de 18 ans ou plus

Prevnar 13 est indiqué pour l’immunisation active des adultes de 18 ans ou plus, afin de prévenir la pneumonie et les pneumococcies invasives, y compris la sepsie, la méningite, la pneumonie bactériémique, l’empyème pleural et la bactériémie, causées par les sérotypes 1, 3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F et 23F de Streptococcus pneumoniæ.

Contre-Indications

Hypersensibilité à l’un des ingrédients du vaccin, y compris l’anatoxine diphtérique.

(Pour obtenir une liste complète, veuillez consulter la section PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT.)

Mises En Garde Et Précautions

Généralités

  • Chez les personnes immunodéprimées, la production d'anticorps en réponse au vaccin peut être réduite.
  • Il n’existe pas de données sur l’innocuité et l’immunogénicité de Prevnar 13 chez certaines personnes immunodéprimées (p. ex. ayant un cancer ou le syndrome néphrotique). Leur vaccination est à envisager au cas par cas. On dispose toutefois d’un petit corpus de données sur l’innocuité et l’immunogénicité du vaccin chez des personnes atteintes de drépanocytose ou d’infection par le virus de l’immunodéficience humaine, ou ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques (VIH; voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES). 
  • Comme pour tout vaccin injectable, une surveillance et un traitement médical approprié doivent toujours être disponibles au cas où une réaction anaphylactique, si rare soit-elle, se produirait après la vaccination.
  • Des maladies bénignes, comme une légère infection respiratoire accompagnée ou non d’un peu de fièvre, ne constituent généralement pas des contre-indications à la vaccination. La décision d’administrer ou de différer la vaccination à cause d’une maladie fébrile en cours ou récente dépend largement de la gravité des symptômes et de leur étiologie. Il faut différer l’administration de Prevnar 13 aux sujets gravement atteints d’une maladie fébrile aiguë.
  • Comme tel est le cas avec toute injection intramusculaire, Prevnar 13 doit être administré avec prudence aux nourrissons, aux enfants et aux adultes qui sont atteints de thrombocytopénie ou d’un trouble de la coagulation ou qui reçoivent un traitement anticoagulant.
  • Prevnar 13 ne protège pas les sujets vaccinés contre les sérotypes de Streptococcus pneumoniæ qui ne sont pas compris dans le vaccin. Il ne les protège pas contre d’autres microorganismes qui causent une maladie invasive, la pneumonie ou l’otite moyenne. Ce vaccin n’est pas destiné à l’usage thérapeutique pour combattre une infection évolutive.
  • Comme c’est le cas pour tous les vaccins, il se peut que Prevnar 13 ne protège pas toutes les personnes vaccinées contre les pneumococcies.

Nourrissons et enfants de 6 semaines à 5 ans

  • L’emploi du vaccin antipneumococcique conjugué ne remplace pas celui du vaccin polysaccharidique 23-valent contre le pneumocoque (VPP23) chez les enfants de 24 mois ou plus qui sont atteints de drépanocytose, d’asplénie, d’infection par le virus de l’immunodéficience humaine ou de maladie chronique, ou qui sont immunodéprimés pour une autre raison. Il n’existe pas de données sur la vaccination séquentielle par Prevnar 13 suivi du VPP23; les données sur la vaccination séquentielle par Prevnar heptavalent suivi du VPP23 sont limitées.
  • Comme pour tous les vaccins injectables pour enfants, on doit envisager le risque d’apnée lorsque l’on administre des doses de primovaccination à des prématurés. Dans le cas des enfants très prématurés (nés à ≤ 30 semaines de gestation) qui sont encore hospitalisés au moment recommandé pour la vaccination, on doit assurer un suivi d’au moins 48 heures après l’administration du vaccin. Les avantages de la vaccination étant marqués dans ce groupe d’enfants, l’administration du vaccin ne devrait être ni interrompue ni reportée.
  • L’immunisation par Prevnar 13 ne remplace pas la vaccination courante contre la diphtérie.
  • Lors de l'administration concomitante d'Infanrix hexa (DCaT-VHB-VPTI/Hib) et de Prevnar 13, aucune donnée ne porte à croire que le taux de réactions fébriles serait différent de celui observé lors de l'administration concomitante d'Infanrix hexa et d’un vaccin antipneumococcique heptavalent conjugué. Une fréquence plus élevée de fièvre (de ≥ 38,0 °C à ≤ 39,0 °C) a été signalée chez les nourrissons qui ont reçu Infanrix hexa et un vaccin antipneumococcique heptavalent conjugué que chez ceux qui ont reçu le vaccin hexavalent administré seul. Des taux accrus de convulsions (accompagnées ou non de fièvre) et d’épisode d’hypotonie-hyporéactivité ont été notés lors de l’administration concomitante de Prevnar 13 et d’Infanrix hexa (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Populations particulières

Femmes enceintes

Une étude sur la reproduction a été effectuée sur des lapines avec des doses de Prevnar 13 équivalentes aux doses administrées à des humains; elle n’a révélé ni altération de la fertilité ni effet embryotoxique. Par contre, il n’existe aucune étude comparative adéquate menée sur les femmes enceintes. Comme les études sur la reproduction animale ne permettent pas toujours de prédire les effets chez l’humain, ce vaccin ne doit être employé durant la grossesse que s’il est manifestement nécessaire.

Femmes qui allaitent

L’innocuité du vaccin pendant l’allaitement n’est pas établie.

On ne sait pas si les antigènes vaccinaux ou les anticorps passent dans le lait maternel.

Enfants

L’innocuité et l’immunogénicité de Prevnar 13 ne sont pas établies chez les enfants de moins de 6 semaines.

Personnes âgées

Prevnar 13 a fait l’objet d’études chez les personnes âgées (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES).

Effets Indésirables

Aperçu des effets indésirables du médicament

1. Nourrissons et enfants de 6 semaines à 5 ans

L’innocuité du vaccin a été évaluée dans le cadre de 13 essais cliniques comparatifs, durant lesquels environ 15 000 doses ont été administrées à 4 729 nourrissons en bonne santé, âgés de 6 semaines à 16 mois. Prevnar 13 était toujours administré en même temps que les vaccins pédiatriques habituels.

Son innocuité a également été évaluée dans le cadre d’une étude sur la vaccination de rattrapage, pendant laquelle 354 enfants âgés de 7 mois à 5 ans ont reçu au moins 1 dose de Prevnar 13.

Dans une étude clinique (0887X-100811) portant sur l’administration du vaccin antipneumococcique heptavalent conjugué à des nourrissons âgés de 2, de 3 et de 4 mois, une fièvre ≥ 38 °C a été signalée à une fréquence plus élevée chez les enfants qui ont reçu le vaccin antipneumococcique heptavalent conjugué en même temps que Infanrix hexa (de 28,3 % à 42,3 %) que chez ceux qui ont reçu Infanrix hexa seul (de 15,6 % à 23,1 %). Après l’administration d’une dose de rappel à l’âge de 12 à 15 mois, une fièvre ≥ 38 °C a été signalée chez 50,0 % des nourrissons à qui l’on a administré en concomitance le vaccin antipneumococcique heptavalent conjugué et Infanrix hexa, et chez 33,6 % des enfants qui ont reçu Infanrix hexa seul. La fièvre était généralement modérée (≤ 39 °C) et passagère.

L’analyse des rapports de pharmacovigilance suggère, après comparaison des données sur l’emploi de Prevnar 13 en association à Infanrix hexa et de Prevnar 13 administré seul, que le risque de convulsions, accompagnées ou non de fièvre, et d’épisodes d’hypotonie-hyporéactivité est possiblement accru lorsque les deux vaccins sont inoculés de façon concomitante.

2. Enfants et adolescents de 5 ans à 17 ans

L’innocuité du vaccin a été évaluée auprès de 592 enfants et adolescents en bonne santé; de ce nombre, 17,4 % avaient des antécédents d’asthme. Parmi ces sujets, 294 enfants âgés de 5 à moins de 10 ans avaient déjà reçu au moins 1 dose du vaccin Prevnar heptavalent et 298 enfants et adolescents de 10 à 17 ans n’avaient jamais reçu un vaccin antipneumococcique.

3. Adultes de 18 ans ou plus

L’innocuité du vaccin a été évaluée dans le cadre de sept essais cliniques regroupant 91 593 adultes âgés de 18 à 101 ans. Prevnar 13 a été administré à 48 806 adultes : 2 616 avaient entre 50 et 64 ans, et 45 291 avaient 65 ans ou plus. Parmi les sujets ayant reçu Prevnar 13, 1 916 avaient déjà reçu le VPP23 depuis au moins 3 ans, tandis que 46 890 ne l’avaient jamais reçu. L’un de ces sept essais comprenait une cohorte d’adultes âgés de 18 à 49 ans (n = 899) qui n’avaient jamais reçu le VPP23 et auxquels on a inoculé Prevnar 13.

Études sur l’immunogénicité
Deux des six études cliniques appuyant l’innocuité du vaccin étaient des essais cliniques à répartition aléatoire comparant l’innocuité et l’immunogénicité de Prevnar 13 à celles du VPP23 administré en dose unique chez des adultes de 50 à 64 ans n’ayant jamais reçu le VPP23 (étude 6115A1-004) et chez des adultes de 70 ans ou plus ayant déjà reçu ce vaccin au moins 5 ans avant leur admission à l’étude (étude 6115A1-3005). L’étude 6115A1-004 comprenait également une cohorte d’adultes âgés de 18 à 49 ans qui n’avaient jamais été vaccinés par le VPP23. Une autre étude à répartition aléatoire a comparé l’innocuité et l’immunogénicité d’une dose unique de Prevnar 13 à celles d’une dose unique du VPP23 chez des adultes de 60 à 64 ans n’ayant jamais été vaccinés par le VPP23 (étude 6115A1-3010). Un essai clinique sur l’innocuité de Prevnar 13 (étude 6115A1-3000) a été mené chez un groupe d’adultes de 68 ans ou plus ayant reçu le VPP23 au moins 3 ans avant leur admission. Deux autres études portant sur des sujets n’ayant jamais été vaccinés par le VPP23 ont évalué l’administration concomitante de Prevnar 13 et du vaccin trivalent inactivé (VTI) contre la grippe saisonnière chez des adultes de 50 à 59 ans aux États-Unis (étude 6115A1-3001) et chez des adultes de 65 ans ou plus en Europe (étude 6115A1-3008).

La fréquence des effets indésirables tendait à diminuer avec l’âge; en effet, les adultes de plus de 65 ans (quels que soient leurs antécédents en matière de vaccination contre le pneumocoque) ont signalé moins d’effets indésirables que les adultes de moins de 65 ans, et en général, c’est dans le groupe d’âge de 18 à 29 ans que les effets indésirables ont été les plus fréquents.

Dans l’ensemble, les fréquences d’effets indésirables observées chez les adultes âgés de 18 à 49 ans et chez les adultes ayant plus de 50 ans étaient similaires, exception faite des vomissements, qui ont été classés dans la catégorie « très fréquent » (≥ 1/10) chez les adultes âgés de 18 à 49 ans et dans la catégorie « fréquent » (≥ 1/100 à < 1/10) chez les adultes ayant plus de 50 ans.

Étude sur l’efficacité
Menée aux Pays-Bas, l'étude 6115A1-3006, comparative avec placebo et menée à double insu après répartition aléatoire d’adultes de 65 ans ou plus, visait à comparer l’efficacité d’une seule dose de Prevnar 13 à celle d’un placebo dans la prévention d’un premier épisode de pneumonie extra-hospitalière et de pneumococcie invasive attribuables aux sérotypes du vaccin. Les sujets, au nombre de 84 496, ont reçu au hasard Prevnar 13 (42 240) ou un placebo (42 256) dans un rapport de 1:1.

Chez 1 006 sujets vaccinés par Prevnar 13, les effets indésirables sollicités ont fait l’objet d’un suivi en étant consignés dans un journal électronique des réactions au point d’injection et des réactions générales pendant les 7 jours qui ont suivi la vaccination,. Les effets indésirables ont été notés pendant 28 jours après la vaccination et les effets indésirables graves, pendant 6 mois. Les effets indésirables graves survenus chez les 41 234 autres sujets ayant reçu Prevnar 13 ont été notés pendant 28 jours après la vaccination.

Des sujets présentant une maladie préexistante (cardiopathie, pneumopathie ou asthme, diabète de type 2 nécessitant ou non un recours à l’insuline, hépatopathie et splénectomie) et des sujets ayant des antécédents de tabagisme ont été admis à l’étude, sauf s’ils présentaient un état d’immunodéficience.

Effets indésirables observés au cours des essais cliniques

1. Nourrissons et enfants de 6 semaines à 5 ans

Les données suivantes sont tirées d’essais cliniques au cours desquels Prevnar 13 a été administré simultanément avec d’autres vaccins pédiatriques habituels. Catégories du Conseil des organisations internationales des sciences médicales (CIOMS) pour la fréquence des effets indésirables :

Tableau 1 : Effets indésirables chez les nourrissons et les enfants de 6 semaines à 5 ans

Système, appareil ou organe

Très fréquent

≥ 1/10

Fréquent

≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent

≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare

≥ 1/10 000 à < 1/1 000

Troubles du système immunitaire

   

Réaction d’hypersensibilité, y compris œdème facial, dyspnée, bronchospasme

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Perte d’appétit

   

Troubles mentaux

Irritabilité

 

Pleurs

 

Troubles du système nerveux

Somnolence ou sommeil prolongé; sommeil agité ou réduit

 

Convulsions (y compris des convulsions fébriles)

Épisode d’hypotonie-hyporéactivité

Troubles digestifs

 

Diarrhée, vomissements

  

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

 

Éruption

Urticaire ou éruption urticarienne

 

Troubles généraux et réactions au point d’administration

Fièvre; érythème, induration ou enflure, ou douleur ou sensibilité quelconque au point de vaccination; érythème, induration ou enflure au point de vaccination sur 2,5 à 7,0 cm (après l’administration à un tout-petit ou à un enfant âgé de 2 à 5 ans)

Fièvre de plus de 39 °C; érythème, induration ou enflure au point de vaccination sur 2,5 à 7,0 cm (après l’administration à un nourrisson); douleur ou sensibilité au point de vaccination qui gêne le mouvement

Érythème, induration ou enflure au point de vaccination sur plus de 7,0 cm

 

Effets indésirables graves

Au cours des 13 essais cliniques comparatifs, des effets indésirables graves que l’investigateur jugeait liés au vaccin de l’étude ont été signalés pour 11 sujets sur 7 489 (0,1 %), c’est-à-dire 6 sujets sur 4 729 (0,1 %) ayant reçu Prevnar 13 et 5 sujets sur 2 760 (0,2 %) ayant reçu Prevnar heptavalent. Sur les 11 cas, il y avait 3 cas de convulsions fébriles et 4 cas de fièvre. Concernant ces 4 cas de fièvre, 1 sujet présentait des éruptions corporelles diffuses; 1 sujet, une détresse respiratoire et 1 sujet, une fontanelle tendue. Les autres effets indésirables graves étaient des pleurs (1), une bronchite (1), des spasmes infantiles (1) et un néphroblastome (1).

Décès
Au cours des 13 essais cliniques comparatifs, 4 nourrissons sur 7 489 sont décédés. Les 4 décès étaient attribuables au syndrome de mort subite du nourrisson. Trois décès sont survenus dans le groupe de Prevnar 13 (4 729 sujets ayant reçu 15 739 doses) et 1 décès est survenu dans le groupe de Prevnar heptavalent (2 760 sujets ayant reçu 9 030 doses). Aucun décès n’a été imputé à la vaccination par l’investigateur.

2. Enfants et adolescents de 5 à 17 ans

Les tableaux 2 et 3 présentent l’incidence et la gravité des effets indésirables sollicités qui sont survenus dans les 7 jours suivant l’administration d’une dose de Prevnar 13 à des enfants et des adolescents de 5 à 17 ans.

Tableau 2 : Pourcentage de sujets âgés de 5 à 17 ans ayant eu des réactions sollicitées au point d’injectiona dans les 7 jours qui ont suivi la vaccination par Prevnar 13

Réaction au point d’injection

Étude 6096A1-3011

Groupe vacciné (selon l’administration)

Prevnar 13 (de 5 à < 10 ans)

Prevnar 13 (de 10 à 17 ans)

Nb

nc

%

Nb

nc

%

Sensibilité

      

      Quelconque

265

230

86,8

283

252

89,0

      Significatived

221

43

19,5

242

106

43,8

Enflure

      

      Quelconque

226

85

37,6

233

86

36,9

      Légèree

220

48

21,8

221

50

22,6

      Modéréee

219

48

21,9

226

48

21,2

      Gravee

211

7

3,3

214

4

1,9

Rougeur

      

      Quelconque

233

100

42,9

232

70

30,2

      Légèree

226

63

27,9

226

48

21,2

      Modéréee

218

48

22,0

221

31

14,0

      Gravee

212

7

3,3

213

4

1,9

L’une ou l’autre de ces réactions

270

242

89,6

285

258

90,5

a Toutes les réactions au point d’injection signalées, sans égard au lien de causalité.

N = nombre de sujets ayant signalé « oui » pour au moins 1 jour ou « non » pour tous les jours.
n = nombre de sujets ayant signalé la caractéristique en particulier.
Significative = présente et gêne le mouvement du membre.
e Légère = 0,5-2,0 cm; modérée = 2,5-7,0 cm; grave = > 7,0 cm.

Tableau 3 : Pourcentage de sujets âgés de 5 à 17 ans ayant eu des réactions générales indésirables sollicitéesa et ayant eu recours à un antipyrétique dans les 7 jours qui ont suivi la vaccination par Prevnar 13

Réaction générale

Étude 6096A1-3011

Groupe vacciné (selon l’administration)

Prevnar 13 (de 5 à < 10 ans)

Prevnar 13 (de 10 à 17 ans)

Nb

nc

%

Nb

nc

%

Fièvre ≥ 38 °C mais ≤ 39 °C

212

9

4,2

214

11

5,1

Fièvre > 39 °C mais ≤ 40 °C

212

5

2,4

212

1

0,5

Fièvre > 40 °C

210

1

0,5

212

1

0,5

Perte d’appétit

227

52

22,9

223

51

22,9

Irritabilité

234

73

31,2

234

59

25,2

Sommeil prolongé

226

48

21,2

229

61

26,6

Sommeil réduit

212

12

5,7

224

42

18,8

Urticaire

213

4

1,9

214

3

1,4

Utilisation d’un médicament pour traiter les symptômes

232

88

37,9

232

66

28,4

Utilisation d’un médicament pour prévenir les symptômes

225

58

25,8

225

47

20,9

Utilisation d’un médicament pour traiter ou prévenir les symptômes

237

107

45,1

236

78

33,1

Utilisation d’un médicament pour traiter et prévenir les symptômes

220

35

15,9

221

29

13,1

Toute réaction généraled

250

118

47,2

253

130

51,4

a Toutes les réactions générales signalées, sans égard au lien de causalité.

b   N = nombre de sujets ayant signalé « oui » pour au moins 1 jour ou « non » pour tous les jours.
c   n = nombre de sujets ayant signalé la réaction.
d  Comprend une fièvre ≥ 38 °C, une perte d’appétit, une irritabilité, un sommeil prolongé, un sommeil réduit et une urticaire.

Les effets indésirables additionnels observés au sein des autres groupes d’âge peuvent aussi s’appliquer à ce groupe; ces effets n’ont peut-être pas pu être constatés en raison de la petite taille de l’échantillon de cette étude (6096A1-3011).

Renseignements supplémentaires sur l’emploi dans des populations particulières
Lors d’une étude à un seul groupe (6096A1-3014) menée auprès de 158 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans atteints de drépanocytose (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES), la fréquence des réactions au point d’injection survenues après la première ou la deuxième dose de Prevnar 13 dont le signalement a été sollicité était comparable à celle qu’on a relevée après l’administration d’une dose unique de Prevnar 13 à des enfants et des adolescents en bonne santé âgés de 5 à 17 ans lors de l’étude 6096A1-3011 (voir le tableau 2). Tous les effets généraux sollicités ont été signalés par ≥ 10 % des sujets de l’étude 6096A1-3014. Ils sont listés ci-après (fréquence après la première et après la deuxième dose de Prevnar 13) : myalgie (74,8 % et 75,5 %), fatigue (66,1 % et 62,5 %), céphalées (53,6 % et 59,3 %), arthralgie (39,8 % et 44,9 %), vomissements (15,4 % et 13,4 %) fièvre (≥ 38 °C mais ≤ 38,4 °C; 13,6 % et 9,5 %) et diarrhée (13,3 % et 25,0 %).

Lors d’une étude à un seul groupe (6115A1-3002) menée auprès de 150 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans infectés par le VIH qui n’avaient jamais reçu de vaccin antipneumococcique (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES), les taux de réactions au point d’injection survenues dans les 14 jours suivant la première, la deuxième ou la troisième dose de Prevnar 13 dont le signalement a été sollicité ont été les suivants (valeurs extrêmes pour les 3 doses confondues) : rougeur (8,3 à 20,7 %), enflure (18,0 à 29,9 %) et douleur au point d’injection (52,9 à 68,4 %). Les taux d’effets généraux sollicités ayant été signalés dans les 14 jours suivant l’administration de chacune des doses ont été les suivants (valeurs extrêmes pour les 3 doses confondues) : fièvre ≥ 38 ºC (10,6 à 19,1 %), fatigue (25,0 à 47,7 %), céphalées (18,2 à 39,3 %), vomissements (8,2 à 18,0 %), diarrhée (4,9 à 25,5 %), myalgie (37,4 à 48,1 %) et douleur articulaire (24,2 à 34,0 %).

Lors d’une étude à un seul groupe (6115A1-3003) menée auprès de 59 enfants et adolescents âgés de 2 à 17 ans ayant subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques et reçu jusqu’à 4 doses de Prevnar 13 (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES), les taux de réactions au point d’injection survenues dans les 14 jours suivant l’administration de chacune des doses du vaccin à l’étude dont le signalement a été sollicité ont été les suivants (valeurs extrêmes pour les 4 doses confondues) : rougeur (21,1 à 71,4 %), enflure (25,0 à 66,7 %) et douleur (70,3 à 86,7 %). Les taux d’effets généraux sollicités ont été les suivants (valeurs extrêmes pour les 4 doses confondues) : fièvre ≥ 38 ºC (12,8 à 27,8 %), fatigue (48,6 à 67,9 %), céphalées (32,3 à 52,4 %), vomissements (6,3 à 21,4 %), diarrhée (15,4 à 31,8 %), myalgie (44,4 à 58,3 %) et douleur articulaire (25,0 à 32,3 %).

3. Adultes de 18 ans ou plus

Effets indésirables sollicités dans les études cliniques chez l’adulte
Les tableaux 4 et 5 présentent l’incidence et la gravité des effets indésirables sollicités qui sont survenus dans les 14 jours suivant l’administration de chacune des doses de Prevnar 13 ou du VPP23 à des adultes dans le cadre de quatre études sur l’immunogénicité (les données d’innocuité proviennent de deux études sur des sujets non vaccinés antérieurement par le VPP23 et de deux études sur des sujets ayant déjà reçu ce vaccin) et dans les 7 jours suivant l’administration de Prevnar 13 ou du placebo à des adultes non vaccinés antérieurement par le VPP23 dans le cadre de l’étude sur l’efficacité.

Tableau 4 : Pourcentage de sujets ayant eu des réactions sollicitées au point d’injectiona dans les 7 ou 14 jours qui ont suivi la vaccination

 

Étude 6115A1-004

(adultes non vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3010

(adultes non vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3006

(adultes non vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3005

(adultes vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3000b (adultes vaccinés par le VPP23)

Groupe d’âge

18-49

50-59

60-64

60-64

≥ 65 ans

≥ 70

≥ 68

Réaction au point d’injection

Prevnar 13b

Nc = 

266-787

%

Prevnar 13b

N

152-322

%

Prevnar 13
N

193-331

%

VPP23
N

190-301

%

Prevnar 13
N

270-370

%

VPP23
N

134-175

%

Prevnar 13
N

886-914

%

Placebo
N

859-865

%

Prevnar 13
N

306-362

%

VPP23
N

324-383

%

Prevnar 13
N

664-777

%

Rougeurd

           

        Quelconque

30,5

15,8

20,2

14,2

12,2

11,2

4,9*

1,2

10,8

22,2*

14,3

        Légère

26,4

15,2

15,9

11,2

8,3

9,7

3,7*

0,8

9,5

13,5

12,6

        Modérée

11,9

5,0

8,6

4,9

6,4

3,9

1,7*

0,3

4,7

11,5*

6,5

        Grave

2,8

0,7

1,7

0,0

1,2

0,8

0,5

0,1

1,7

4,8*

1,1

Enflured

           

        Quelconque

39,4

21,7

19,3

13,1

10,0

10,4

6,8*

1,2

10,4

23,1*

12,8

        Légère

37,2

20,6

15,6

10,1

8,2

6,1

5,5*

0,7

8,9

14,0*

10,9

        Modérée

15,1

4,3

8,2

4,4

3,8

7,6

2,6*

0,6

4,0

13,6*

5,5

        Grave

1,4

0,0

0,6

1,1

0,0

0,0

0,1

0,1

0,0

4,8*

0,6

Douleure

           

        Quelconque

96,7

88,8

80,1

73,4

69,2*

58,3

36,1*

6,1

51,7

58,5

51,0

        Légère

93,2

85,9

78,6*

68,6

66,1*

52,9

32,9*

5,6

50,1

54,1

49,4

        Modérée

77,1

39,5

23,3

30,0

20,1

21,7

7,7*

0,6

7,5

23,6*

9,0

        Grave

16,0

3,6

1,7

8,6*

2,3

0,8

0,3

0,1

1,3

2,3

0,2

Diminution de l’amplitude du mouvement du brasf

           

        Quelconque

75,2

40,7

28,5

30,8

23,5

28,2

14,1*

3,2

10,5

27,6*

16,2

        Légère

71,5

38,6

26,9

29,3

22,7

26,1

12,4*

2,5

10,3

25,2*

14,8

        Modérée

18,5

2,9

2,2

3,8

1,2

3,1

1,7*

0,5

0,3

2,6*

1,6

        Grave

15,6

2,9

1,7

4,3

1,1

2,3

1,2

0,7

0,7

3,0*

1,6

Dans toutes les études présentées dans ce tableau, les réactions au point d’injection ont été signalées dans les 14 jours suivant la vaccination, sauf lors de l’étude 6115A1-3006, où elles ont été signalées dans les 7 jours après l’administration du vaccin. 

* Différence statistiquement significative, p < 0,05.

 a Toutes les réactions au point d’injection signalées, sans égard au lien de causalité.

 b Administration sans insu de Prevnar 13.

 c Nombre de sujets dont on sait qu’ils ont eu une réaction quelconque au point d’injection.

 d Légère = 2,5-5,0 cm; modérée = 5,1-10,0 cm; grave = > 10,0 cm.
 e Légère = le symptôme est ressenti, mais il est bien toléré; modérée = le symptôme cause suffisamment d’inconfort pour perturber les activités habituelles; grave = le symptôme est invalidant et empêche le sujet de vaquer à ses occupations habituelles.
 f Légère = légère diminution de l’amplitude du mouvement du bras; modérée = le sujet peut lever le bras au-dessus de l’épaule, mais pas au-dessus de sa tête; grave = le sujet ne peut lever le bras au-dessus de l’épaule.

Tableau 5 : Pourcentage de sujets ayant eu des réactions générales sollicitéesa dans les 7 ou 14 jours qui ont suivi la vaccination

 

Étude 6115A1-004

(adultes non vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3010

(adultes non vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3006

(adultes non vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3005

(adultes vaccinés par le VPP23)

Étude 6115A1-3000b (adultes vaccinés par le VPP23)

Groupe d’âge

18-49

50-59

60-64

60-64

≥ 65

≥ 70

≥ 68

Réaction générale

Prevnar 13b

Nc = 

221-561

%

Prevnar 13b

N

137-248

%

Prevnar 13

N

180-277

%

VPP23

N

185-273

%

Prevnar 13

N

263-324

%

VPP23

N

127-173

%

Prevnar 13

Nc =

881-896

%

Placebo

Nc =

859-878

%

Prevnar 13

N

299-350

%

VPP23

N

304-367

%

Prevnar 13

N

638-733

%

Fièvre

           

Quelconque (≥ 38 °C)

7,2

1,5

4,0

1,1

4,2

1,6

2,9*

1,3

1,0

2,3

1,1

≥ 38 °C à < 38,5 °C

4,2

1,5

4,0

1,1

3,8

0,8

1,1

0,6

1,0

2,0

0,8

≥ 38,5 °C à < 39 °C

1,9

0,0

0,6

0,0

0,8

0,0

0,6

0,2

0,0

0,0

0,0

≥ 39 °C à ≤ 40 °C

1,4

0,0

0,0

0,0

0,4

0,8

0,7

0,2

0,0

0,3

0,3

> 40 °C

0,5

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,8

0,3

0,0

0,0

0,0

Fatigue

80,5

63,3

63,2

61,5

50,5

49,1

18,8*

14,8

34,0

43,3*

34,4

Céphalée

81,4

65,9

54,0

54,4

49,7

46,1

15,9

14,8

23,7

26,0

26,1

Frissons

38,1

19,6

23,5

24,1

19,9

26,9

9,4

8,4

7,9

11,2

7,5

Éruption

21,3

14,2

16,5

13,0

8,6

13,4

3,3*

0,8

7,3

16,4*

8,4

Vomissements

15,0

6,9

3,9

5,4

3,1

3,1

0,3

0,9

1,7

1,3

0,9

Diarrhée

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

5,7

8,7

S.O.

S.O.

14,5

Perte d’appétit

55,6

25,3

21,3

21,7

14,7

23,0*

5,3

3,7

10,4

11,5

11,2

Apparition de douleurs musculaires généralisées

82,0

61,8

56,2

57,8

46,9

51,5

18,4*

8,4

36,8

44,7*

25,3

Aggravation de douleurs musculaires généralisées

55,9

39,9

32,6

37,3

22,0

32,5*

9,1*

4,4

20,6

27,5*

12,3

Apparition de douleurs articulaires généralisées

41,7

31,5

24,4

30,1

15,5

23,8*

7,4

5,4

12,6

14,9

12,8

Aggravation de douleurs articulaires généralisées

28,6

25,6

24,9

21,4

14,0

21,1

5,2

4,2

11,6

16,5

9,7

Dans toutes les études présentées dans ce tableau, les réactions au point d’injection ont été signalées dans les 14 jours suivant la vaccination, sauf lors de l’étude 6115A1-3006, où elles ont été signalées dans les 7 jours après l’administration du vaccin.

* Différence statistiquement significative, p < 0,05.

 a Toutes les réactions générales signalées, sans égard au lien de causalité.

 b Administration sans insu de Prevnar 13.

 c Nombre de sujets dont on sait qu’ils ont eu une réaction générale quelconque.

S.O. = sans objet

Effets indésirables sollicités dans les études sur Prevnar 13 et le vaccin trivalent inactivé contre la grippe saisonnière chez l’adulte

L’innocuité de l’administration concomitante de Prevnar 13 et du vaccin trivalent inactivé (VTI) contre la grippe saisonnière a été évaluée dans le cadre de deux études menées chez des adultes n’ayant jamais été vaccinés par le VPP23. Les tableaux 6 et 7 présentent, respectivement, les taux d’incidence des réactions indésirables au point d’injection et des réactions indésirables générales qui sont survenues dans les 14 jours suivant l’administration concomitante de Prevnar 13 et du VTI, comparativement à celle de ces vaccins seuls.

Tableau 6 : Pourcentage de sujets* ayant eu des réactions au point d’injectiona dans les 14 jours qui ont suivi l’administration concomitante de Prevnar 13 et du VTI, comparativement à celle de Prevnar 13 seul

Réaction au point d’injection

Adultes de 50 à 59 ans

(étude 6115A1-3001)

Adultes de 65 ans ou plus

(étude 6115A1-3008)

Prevnar 13 + VTI

N= 262-469

%

Prevnar 13b

N= 241-453

%

Prevnar 13 + VTI

N= 428-480

%

Prevnar 13b

N= 420-470

%

Rougeurd

    

Quelconque

16,3

12,1

16,6

12,3

Légère

15,7

10,2

14,4*

9,7

Modérée

4,2

5,6

6,0

6,1

Grave

0,4

1,2

0,7

1,0

Enflured

    

Quelconque

18,4

14,7

13,8

10,2

Légère

17,0

12,3

11,8

8,1

Modérée

5,7

6,4

4,2

5,0

Grave

0,4

0,4

0,2

0,0

Douleure

    

Quelconque

86,8

84,5

40,0

43,4

Légère

82,8

82,1

34,3

37,9

Modérée

39,2

41,1

14,8

19,7

Grave

4,1

4,8

1,4

2,6

Diminution de l’amplitude du mouvement du brasf

    

Quelconque

35,6

42,5

13,9

14,8

Légère

32,6*

41,1

13,1

13,4

Modérée

5,2

5,2

1,4

1,0

Grave

 3,4

2,9

1,9

1,4

* Différence statistiquement significative, p < 0,05 – Prevnar 13 + VTI vs Prevnar 13.

 a Toutes les réactions au point d’injection signalées, sans égard au lien de causalité.

 b Le VTI et le placebo ont été administrés un mois avant Prevnar 13.

 c Nombre de sujets dont on sait qu’ils ont eu une réaction quelconque au point d’injection.

 d Légère = 2,5-5,0 cm; modérée = 5,1-10,0 cm; grave = > 10,0 cm.

e Légère = le symptôme est ressenti, mais il est bien toléré; modérée = le symptôme cause suffisamment d’inconfort pour perturber les activités habituelles; grave = le symptôme est invalidant et empêche le sujet de vaquer à ses occupations habituelles.
 f Légère = légère diminution de l’amplitude du mouvement du bras; modérée = le sujet peut lever le bras au-dessus de l’épaule, mais pas au-dessus de sa tête; grave = le sujet ne peut lever le bras au-dessus de l’épaule.

Tableau 7 : Pourcentage de sujets* ayant eu des réactions généralesa dans les 14 jours qui ont suivi l’administration concomitante de Prevnar 13 et du VTI, comparativement à celle de Prevnar 13 et du VTI seuls

Réaction générale

Adultes de 50 à 59 ans

(étude 6115A1-3001)

Adultes de 65 ans ou plus

(étude 6115A1-3008)

Prevnar 13 + VTI

N= 261-399

%

Prevnar 13c

N= 240-350

%

VTIb

N= 257‑382

%

Prevnar 13 + VTI

N= 428-476

%

Prevnar 13c

N= 420-456

%

VTIb

N= 431‑

483

%

Fièvre

      

Quelconque (≥ 38 °C)

3,4

2,5

1,2

4,2

3,6

3,2

≥ 38 °C à < 38,5 °C

1,5

1,2

1,2

3,0

3,1

1,9

≥ 38,5 °C à < 39 °C

1,5

0,8

0,0

1,4

1,0

1,2

≥ 39 °C à < 40 °C

0,4

0,4

0,0

0,0

0,0

0,2

> 40 °C

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

0,0

Fatigue

58,1

51,8

52,4

37,4*

28,5

31,9

Céphalée

65,9*,†

50,9

56,5

32,6*

24,7

29,7

Frissons

31,4

24,6

21,0

13,8*,†

9,1

9,1

Éruption

12,6

9,5

4,9

6,9

6,8

3,4

Vomissements

5,3

6,1

3,4

3,0

1,7

3,4

Perte d’appétit

30,2

25,8

22,6

16,9*

11,3

14,6

Apparition de douleurs musculaires généralisées

65,5

59,1

37,7

26,9

23,4

16,7

Aggravation de douleurs musculaires généralisées

34,7

36,7

24,1

18,7

15,0

14,0

Apparition de douleurs articulaires généralisées

33,0

27,4

24,7

16,2*

11,5

13,1

Aggravation de douleurs articulaires généralisées

21,2

23,8

18,0

15,7*

8,6

13,0

* Différence statistiquement significative, p < 0,05 – Prevnar 13 + VTI vs Prevnar 13.

Différence statistiquement significative, p < 0,05 – Prevnar 13 + VTI vs VTI.

a Toutes les réactions générales signalées, sans égard au lien de causalité.

b Le VTI a été administré avec un placebo.

c Le VTI et le placebo ont été administrés un mois avant Prevnar 13.

d Nombre de sujets dont on sait qu’ils ont eu une réaction générale quelconque.

Renseignements supplémentaires sur l’emploi dans des populations particulières
Lors d’une étude à un seul groupe (6115A1-3017) menée auprès de 329 adultes (≥ 18 ans) infectés par le VIH qui avaient déjà reçu le VPP23 et d’une autre étude à un seul groupe (6115A1-3002) menée auprès de 151 adultes (≥ 18 ans) infectés par VIH qui n’avaient jamais reçu le VPP23 (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES), la fréquence des réactions au point d’injection et des effets indésirables généraux survenus après la première, la deuxième ou la troisième dose de Prevnar 13 dont le signalement a été sollicité était comparable à celle qu’on a relevée après l’administration d’une dose unique de Prevnar 13 à des adultes (≥ 18 ans) en bonne santé lors de l’étude 6115A1-004 (voir les tableaux 4 et 5), sauf pour ce qui est de la fièvre, qui était très fréquente (11,0 à 17,9 % pour les 3 doses confondues) dans l’étude 6115A1-3002.

Lors d’une étude à un seul groupe (6115A1-3003) menée auprès de 188 adultes (≥ 18 ans) ayant subi une greffe de cellules souches hématopoïétiques et reçu jusqu’à quatre doses de Prevnar 13 (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES), la fréquence des réactions au point d’injection et des effets généraux survenus après la première, la deuxième, la troisième ou la quatrième dose de Prevnar 13 dont le signalement a été sollicité était comparable à celle qu’on a relevée après l’administration d’une dose unique de Prevnar 13 à des adultes (≥ 18 ans) en bonne santé lors de l’étude 6115A1-004 (voir les tableaux 4 et 5), sauf pour ce qui est de la fièvre, qui était très fréquente (4,3 à 15,4 % pour les 4 doses confondues) dans l’étude 6115A1-3003.

Effets indésirables graves

Études sur l’immunogénicité : adultes de 50 ans ou plus
Dans les six études, le taux d’effets indésirables graves à 1 mois variait de 0,2 % à 1,7 % chez les 5 667 sujets vaccinés à un moment ou à un autre par Prevnar 13, et de 0,4 % à 1,7 % chez les 1 391 sujets vaccinés à un moment ou à un autre par le VPP23. De 1 à 6 mois après la vaccination, des effets indésirables graves ont été signalés chez 1,2 % à 5,8 % des sujets vaccinés à un moment ou à un autre par Prevnar 13, contre 2,4 % à 5,5 % des sujets vaccinés à un moment ou à un autre par le VPP23.

Douze (0,21 %) des 5 667 sujets vaccinés par Prevnar 13 et quatre (0,29 %) des 1 391 sujets vaccinés par le VPP23 sont décédés, mais aucun de ces décès n’a été associé à la vaccination. Les décès sont survenus entre 3 et 309 jours après la vaccination par Prevnar 13 ou le VPP23. Deux de ces douze sujets sont décédés dans les 30 jours suivant la vaccination et avaient plus de 65 ans. Un de ces décès, imputé à une insuffisance cardiaque, s’est produit 3 jours après l’administration du placebo. Le sujet en question avait reçu Prevnar 13 et le VTI 1 mois plus tôt. L’autre décès, imputé à une péritonite, s’est produit 20 jours après l’administration de Prevnar 13 seul. Les 10 autres décès, qui sont survenus plus de 30 jours après l’administration de Prevnar 13, ont été attribués aux causes suivantes : trouble cardiaque (4 cas), néoplasme (4 cas), infection pulmonaire à Mycobacterium avium (1 cas) et choc septique (1 cas).

Étude sur l’immonogénicité : adultes de 18 à 49 ans
Le taux d’effets indésirables graves qui sont survenus durant le mois qui a suivi la vaccination et qui ont été considérés comme ayant un lien possible avec cette dernière s’est établi à 0,1 % chez les 899 sujets vaccinés. On n’a enregistré aucun décès ni aucun abandon pour cause d’effet indésirable.

Étude sur l’efficacité : adultes de 65 ou plus
Dans le mois suivant la vaccination, des effets indésirables graves ont été signalés chez 0,8 % des 42 237 sujets ayant reçu Prevnar 13 et chez 0,7 % des 42 225 sujets ayant reçu le placebo qui composaient la population retenue aux fins d’analyse de l’innocuité. Dans le sous-groupe de sujets chez lequel les effets indésirables graves ont été recensés pendant 6 mois, 7 % des 1 006 sujets vaccinés par Prevnar 13 et 6 % des 1 005 sujets ayant reçu le placebo ont signalés des effets indésirables graves.

Effets indésirables observés depuis la commercialisation de Prevnar 13

Même si les effets indésirables qui suivent n’ont pas été observés pendant les essais cliniques, ils sont considérés comme des effets indésirables de Prevnar 13, car ils ont fait l’objet de rapports de postcommercialisation. Comme ils ont été relevés dans le cadre de déclarations spontanées d’effets indésirables, leur fréquence est inconnue.

Tableau 8 : Effets indésirables observés depuis la commercialisation de Prevnar 13

Système, appareil ou organe

Fréquence indéterminée

(ne peut être estimée sur la base des données disponibles)*

Troubles du sang et du système lymphatique

Lymphadénopathie localisée autour du point de vaccination

Troubles du système immunitaire

Réaction anaphylactique ou anaphylactoïde, y compris état de choc

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Œdème de Quincke; érythème polymorphe

Troubles généraux et réactions au point d’administration

Dermatite au point de vaccination; urticaire au point de vaccination; prurit au point de vaccination

*Effet indésirable observé depuis la commercia

Interactions Médicamenteuses

Interactions médicament-médicament

Des vaccins injectables différents doivent toujours être injectés à des endroits différents.

Nourrissons et enfants de 6 semaines à 5 ans

Prevnar 13 peut être administré à un point de vaccination différent avec n’importe lequel des antigènes vaccinaux suivants, qu’il s’agisse d’un vaccin monovalent ou d’association : anatoxine diphtérique, anatoxine tétanique, vaccin anticoquelucheux acellulaire, Hæmophilus influenzæ de type b, poliovirus inactivé, virus de l’hépatite B, méningocoque du sérogroupe C ainsi que les virus de la rougeole, des oreillons, de la rubéole et de la varicelle.

Dans le cadre des essais cliniques, certains nourrissons et certains enfants ont reçu un vaccin contre le rotavirus (par voie orale) ou l’hépatite A (à un point d’injection différent) en même temps que Prevnar 13. Les marges d’innocuité étaient comparables pour ces enfants, mais aucune donnée d’immunogénicité n’est disponible.

Selon les données issues d’une étude clinique menée après la commercialisation de Prevnar 13, qui visait à évaluer l’incidence de l’emploi prophylactique d’antipyrétiques (ibuprofène et acétaminophène) sur la réponse immunitaire au vaccin, l’administration prophylactique d’acétaminophène pourrait réduire la réponse immunitaire à Prevnar 13 après la primovaccination chez le nourrisson. Elle n’a toutefois pas affecté la réponse à la dose de rappel administrée à l’âge de 12 mois. La portée clinique de cette observation est inconnue.

Enfants et adolescents de 6 à 17 ans
En ce qui concerne les enfants et les adolescents, les données sont insuffisantes pour évaluer l’injection de Prevnar 13 en concomitance avec les autres vaccins habituellement administrés à ce groupe d’âge, notamment le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), le vaccin conjugué contre le méningocoque (MCV4), le vaccin antigrippal et le vaccin contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos (dcaT).

Adultes de 18 à 49 ans
Pour l’instant, on ne dispose d’aucune donnée sur l’administration concomitante de Prevnar 13 et d’autres vaccins chez cette population de patients.

Adultes de 50 ans ou plus
L’administration concomitante de Prevnar 13 et du vaccin trivalent inactivé (VTI) contre la grippe saisonnière a été étudiée chez des adultes de 50 ans ou plus (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES).

Effets du médicament sur le style de vie

Certains des effets mentionnés dans la section EFFETS INDÉSIRABLES peuvent influer temporairement sur la capacité de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des machines.

Posologie Et Mode D’administration

Ce vaccin est réservé à la voie intramusculaire.

On doit administrer la dose de 0,5 mL par voie intramusculaire, en prenant soin d’éviter de l’injecter dans un nerf ou un vaisseau sanguin ou à proximité. Les points d’injection privilégiés sont la face antérolatérale de la cuisse pour les nourrissons et le muscle deltoïde au haut du bras pour les enfants plus vieux et les adultes. Ne pas injecter le vaccin dans la région fessière. Ne pas administrer Prevnar 13 dans un vaisseau sanguin.

Ce vaccin ne doit pas être administré par voie intradermique, sous-cutanée ou intraveineuse, son innocuité et son immunogénicité par ces voies n’ayant pas été évaluées.

Les produits pour usage parentéral doivent faire l’objet, avant leur administration, d’une inspection visuelle pour s’assurer de l’absence de particules et de tout changement de couleur.

Ne pas mélanger ce vaccin avec un autre vaccin ou produit dans la même seringue.

On ne dispose d’aucune donnée sur l’interchangeabilité de Prevnar 13 avec d’autres vaccins antipneumococciques conjugués contenant une protéine vectrice différente de CRM197.

1. Nourrissons et enfants de 6 semaines à 5 ans (avant le 6e anniversaire)

Il est recommandé que tout nourrisson ayant reçu une dose de Prevnar 13 termine la série complète avec Prevnar 13.

Calendrier de vaccination

Primovaccination

Pour les nourrissons, le calendrier de vaccination recommandé de Prevnar 13 consiste en 3 doses de 0,5 mL chacune, à environ 2 mois d’intervalle, suivies d’une quatrième dose (dose de rappel) de 0,5 mL à l’âge de 12 à 15 mois (calendrier dit 3 + 1). La première dose est habituellement administrée à l’âge de 2 mois, mais le vaccin peut être administré dès l’âge de 6 semaines. L’intervalle posologique recommandé est de 4 à 8 semaines. La quatrième dose doit être administrée au moins 2 mois après la troisième dose, vers l’âge de 12 à 15 mois.

Tableau 9 : Calendrier de vaccination systématique de Prevnar 13 pour les nourrissons et les tout-petits

Dose

1re dosea

2e doseb

3e doseb

4e dosec

Âge

 

2 mois

4 mois

6 mois

12-15 mois

a.     La première dose peut être administrée dès l’âge de 6 semaines.

b.     L’intervalle posologique recommandé est de 4 à 8 semaines.

c.     La quatrième dose doit être administrée au moins 2 mois après la troisième dose, vers l’âge de 12 à 15 mois.

Calendrier de vaccination de Prevnar 13 pour les nourrissons prématurés (< 37 semaines de gestation) :
Les nourrissons prématurés dont l’état est stable doivent recevoir Prevnar 13 au même âge chronologique et suivant le même calendrier que les bébés nés à terme (voir le tableau 9, MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS – Nourrissons et enfants de 6 semaines à 5 ans et PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES – Nourrissons prématurés).

Nourrissons et enfants non vaccinés antérieurement âgés de 7 mois à 5 ans
Passé l’âge du calendrier de vaccination systématique des nourrissons, appliquer le calendrier suivant:

Tableau 10 : Calendrier de Prevnar 13 pour les enfants non vaccinés antérieurement, âgés de 7 mois à 5 ans (avant le 6e anniversaire)

Âge à la 1re dose

Nombre total de doses de 0,5 mL

7-11 mois

3a

12-23 mois

2b

≥ 24 mois jusqu’à 5 ans

1

a.     Deux doses à au moins 4 semaines d’intervalle; troisième dose après le premier anniversaire, au moins 2 mois après la deuxième dose.

b.     Deux doses à au moins 2 mois d’intervalle.

Quand Prevnar 13 est administré dans le cadre du calendrier de vaccination systématique pour les nourrissons, un calendrier comportant 3 doses (2 + 1) peut également être envisagé. La première dose peut être administrée dès l’âge de 2 mois; la seconde, 2 mois plus tard et la dose de rappel est recommandée à l’âge de 11 à 12 mois. Des réponses immunogènes plus faibles aux sérotypes 6B et 23F ont été observées chez des nourrissons de 6 mois ou moins quand le calendrier de primovaccination de Prevnar 13 comportait 2 doses (p. ex. à l’âge de 2 et 4 mois ou de 3 et 5 mois). Après la dose de rappel, la réponse immunitaire à tous les sérotypes du vaccin était adéquate avec ce calendrier à 2 doses (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES).

Nourrissons et enfants ayant reçu Prevnar heptavalent (sérotypes 4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23F de Streptococcus pneumoniæ)
Prevnar 13 contient les sept sérotypes de Prevnar heptavalent et est fabriqué avec la même technologie de conjugaison et la même protéine vectrice, CRM197. L’administration d’une dose de rappel de Prevnar 13 à 100 enfants qui avaient été vaccinés avec 3 doses de Prevnar heptavalent a produit des titres d’anticorps anticapsulaires (moyennes géométriques) pour chacun des sept sérotypes en commun qui étaient comparables à ceux constatés après l’administration de 4 doses de Prevnar heptavalent (voir PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES, tableau 15).

Les nourrissons qui ont terminé la primovaccination par Prevnar heptavalent peuvent recevoir une seule dose de Prevnar 13 pendant la deuxième année de vie. L’administration d’une seule dose de Prevnar 13 aux enfants âgés de 1 an ou plus produit des réponses immunitaires aux 6 sérotypes additionnels qui sont comparables à celles produites par 3 doses de primovaccination par Prevnar 13 chez les nourrissons, mais qui sont généralement inférieures à celles observées après l’administration de la quatrième dose aux tout-petits.

2. Enfants et adolescents de 6 à 17 ans (avant le 18e anniversaire)

Les enfants et les adolescents de 6 à 17 ans peuvent recevoir une seule dose de Prevnar 13. Si Prevnar heptavalent a déjà été administré auparavant, il faut alors compter 8 semaines avant l’injection de Prevnar 13.

3. Adultes de 18 ans ou plus

Prevnar 13 est administré en une dose unique de 0,5 mL chez les adultes de 18 ans ou plus, y compris les patients ayant reçu le vaccin antipneumococcique polysaccharidique.

Peu importe les antécédents en matière de vaccination contre le pneumocoque, si l’on envisage la vaccination séquentielle par Prevnar 13 et par le vaccin antipneumococcique polysaccharidique, Prevnar 13 devrait être administré en premier.

La nécessité d’administrer une dose de rappel de Prevnar 13 n’a pas encore été établie.

4. Populations particulières

(Voir aussi MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS – Généralités et PARTIE II, ESSAIS CLINIQUES – Réponse immunitaire chez des populations particulières).

Les personnes qui sont exposées à un risque accru d’infection à pneumocoque (p. ex., celles qui sont atteintes de drépanocytose ou d’infection par le VIH), y compris celles qui ont reçu 1 ou plusieurs doses du vaccin antipneumococcique polysaccharidique 23-valent (VPP23), peuvent recevoir 1 dose de Prevnar 13.

Pour les personnes ≥ 2 ans qui ont reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH), le calendrier de vaccination recommandé de Prevnar 13 consiste en 4 doses de 0,5 mL chacune. La primovaccination consiste en 3 doses, dont la première est administrée de 3 à 6 mois après la GCSH, et il faut prévoir un délai d’au moins 1 mois entre chaque dose. Il est recommandé d’administrer une dose de rappel 6 mois après la troisième dose.

D’après les recommandations du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI), si l’on envisage la vaccination séquentielle par Prevnar 13 et par le vaccin antipneumococcique polysaccharidique, Prevnar 13 devrait être administré en premier11.

Surdosage

Une surdose de Prevnar 13 est peu probable à cause de sa présentation en seringues préremplies. Des rapports ont toutefois fait état de surdoses définies comme l’administration d’une dose trop rapprochée de la dose précédente chez des nourrissons et des enfants. En général, les effets indésirables signalés dans les cas de surdosage concordent avec ceux qui ont été signalés pour les doses administrées conformément aux calendriers de Prevnar 13 recommandés chez les enfants.

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Mode D’action Et Pharmacologie Clinique

Mode d’action

Prevnar 13 contient les 7 polysaccharides capsulaires de pneumocoque présents dans Prevnar heptavalent (4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F, 23F) de même que 6 autres polysaccharides (1, 3, 5, 6A, 7F, 19A), tous conjugués à la protéine vectrice CRM197. Les cellules B produisent des anticorps en réponse à la stimulation antigénique par des mécanismes qui dépendent des cellules T et par des mécanismes indépendants de ces cellules. La réponse immunitaire à la plupart des antigènes dépend des cellules T et repose sur la collaboration entre des cellules T CD4+ et des cellules B, qui reconnaissent l’antigène après sa liaison. Les cellules T CD4+ (cellules T auxiliaires) envoient des signaux aux cellules B directement en interagissant avec des protéines membranaires et indirectement en libérant des cytokines. Ces signaux donnent lieu à la prolifération et à la différenciation des cellules B, et à la production d’anticorps de haute affinité. Les signaux des cellules T CD4+ sont essentiels à la différenciation des cellules B en plasmocytes ayant une longue durée de vie, qui produisent continuellement des anticorps de plusieurs isotypes (y compris de classe IgG), et en cellules B mémoire, qui se mobilisent rapidement et sécrètent des anticorps après une nouvelle exposition au même antigène.

Les polysaccharides capsulaires bactériens n’ont pas tous la même structure chimique, mais ils ont une propriété immunologique en commun, celle d’être des antigènes très indépendants des cellules T. En l’absence de l’aide des cellules T, les cellules B stimulées par des polysaccharides sécrètent principalement des anticorps de classe IgM; en général, il n’y a aucune maturation de l’affinité des anticorps, et aucune cellule B mémoire n’est produite. L’administration de polysaccharides comme vaccins est associée à une immunogénicité médiocre, voire nulle, chez les nourrissons de moins de 24 mois et à l’absence de mémoire immunitaire chez les personnes de tout âge. La conjugaison des polysaccharides à un support protéique surmonte l’indépendance de ces antigènes à l’égard des cellules T. Des cellules T spécifiques du support protéique envoient les signaux nécessaires à la maturation des cellules B et à la production de cellules B mémoire. La transformation des polysaccharides de Streptococcus pneumoniæ en antigènes dépendant des cellules T par un lien covalent avec la CRM197, une protéine vectrice immunogène, rehausse la réponse humorale et déclenche une mémoire immunitaire. Il a été démontré que cela provoque des réponses de rappel chez les nourrissons et les jeunes enfants qui sont exposés de nouveau aux polysaccharides du pneumocoque.

Fardeau de la maladie

Nourrissons et enfants

Avant l’homologation du vaccin antipneumococcique heptavalent conjugué (Prevnar) au Canada en 2001, les taux d’incidence observés de pneumococcie invasive chez les enfants de moins de 2 ans et de moins de 5 ans étaient respectivement de 58,8-112,2 pour 100 000 et de 35,0-63,8 pour 100 000 par année. Le taux de létalité global était de 2,0 %. Quant à la méningite à pneumocoque chez les enfants de moins de 2 ans, le taux d’incidence était de 9,0 pour 100 000 par année et le taux de létalité, de 5,9 %.

Depuis le lancement de Prevnar heptavalent au Canada en 2001, l’incidence des pneumococcies invasives causées par les sérotypes présents dans ce vaccin a diminué de 92 % à Vancouver, de 94 % à Calgary et de 72 % au Québec.

Si l’effet de l’administration systématique de Prevnar heptavalent aux nourrissons et aux jeunes enfants a été spectaculaire, étant donné l’élimination quasi totale des pneumococcies invasives dues aux sérotypes contenus dans le vaccin, une augmentation des pneumococcies invasives dues à d’autres sérotypes a été observée (vu leur pourcentage croissant). Les données des systèmes de surveillance canadiens (National Centre for Streptococcus [NCS], Programme de surveillance active des effets secondaires associés aux vaccins [IMPACT] et Institut national de santé publique du Québec [INSPQ]) montrent que les sérotypes 19A, 6A et 3 sont devenus les principaux sérotypes de pneumocoque causant des pneumococcies invasives chez les enfants du Canada, étant responsables d’environ un tiers de ces infections en 2007 chez les enfants de moins de 5 ans. Ce qui complique l’importance récente du sérotype 19A est le fait qu’il résiste de plus en plus souvent aux antimicrobiens de première intention couramment employés.

En 2010, le laboratoire national de microbiologie a mis en place un projet de surveillance des sérotypes qui causent des infections invasives à S. pneumoniæ lors du lancement de Prevnar 13, afin de brosser un tableau initial de la distribution de ces sérotypes au Canada. Ce projet a révélé que les sérotypes les plus fréquents chez les enfants étaient les sérotypes 19A, 7F et 3, qui ont été identifiés dans 57 %, 62 % et 45 % des isolats prélevés respectivement chez les enfants de moins de 2 ans, chez les enfants de 2 à 4 ans et chez les enfants de 5 à 14 ans ayant contracté une pneumococcie invasive. En outre, les sérotypes contenus dans Prevnar 13 représentaient 65 % des sérotypes isolés chez les enfants de moins de 2 ans, 71 % des sérotypes isolés chez les enfants de 2 à 4 ans et 61 % des sérotypes isolés chez les enfants de 5 à 14 ans.

Depuis l’arrivée de Prevnar 13 dans la région de Calgary, au milieu de 2010, le taux global de colonisation rhinopharyngée par le pneumocoque chez les enfants en santé est passé de 19 % entre 2003 et 2006 à 13 % entre 2010 et 2012 (p < 0,001). Quant au sérotype 19A, il est passé de 18 % des colonisations par tous les sérotypes en 2010 à 4 % en 2012. Chez les enfants qui ont reçu 2 doses ou plus de Prevnar heptavalent ou de Prevnar 13, une réduction du risque de colonisation par n’importe quel pneumocoque a été constatée lors d’une analyse de régression logistique ajustée (risque relatif : 0,75; IC à 95 % : 0,63-0,9).

Adultes

Avant l’ajout de Prevnar heptavalent au Programme national de vaccination, l’incidence des pneumococcies invasives chez les Canadiens âgés de 65 ans ou plus variait de 16 à 31 pour 100 000. Une étude de surveillance épidémiologique de tous les cas de pneumococcie invasive menée pendant une période de dix ans dans la région sanitaire de Calgary a permis de constater, entre les années 1998-2001 et l’année 2007, une réduction de 92 % des pneumococcies invasives causées par les sérotypes de Prevnar heptavalent chez les adultes de 65 ans ou plus, ce qui évoque une immunité collective, un phénomène qui est associé à l’arrêt de la transmission de la maladie à une fraction réceptive de la population. Néanmoins, l’incidence des pneumococcies invasives est demeurée élevée chez les adultes, particulièrement les personnes âgées, variant de 23 à 29,4 pour 100 000. Bien que les estimations de l’incidence soient plus élevées chez les adultes de plus de 65 ans que chez ceux de moins de 65 ans, les pneumococcies invasives représentent également un fardeau important en matière de santé publique chez ces derniers.

Le projet de surveillance des sérotypes de pneumocoque circulant au Canada mis en place en 2010 par le laboratoire national de microbiologie a révélé que les sérotypes les plus fréquents chez les adultes étaient les sérotypes 19A, 7F et 3, qui ont été identifiés dans 44 %, 41 % et 36 % des isolats prélevés respectivement chez les adultes de 15 à 49 ans, chez les adultes de 50 à 64 ans et chez les adultes de 65 ans ou plus ayant contracté une pneumococcie invasive. Par ailleurs, les sérotypes contenus dans Prevnar 13 représentaient 60 % des sérotypes isolés chez les adultes de 15 à 49 ans, 53 % des sérotypes isolés chez les adultes de 50 à 64 ans et 49 % des sérotypes isolés chez les adultes de 65 ans ou plus.

Stabilité Et Conservation

Conserver le vaccin au réfrigérateur, entre 2 et 8 ºC.

Ne pas congeler. Jeter le vaccin s’il a gelé.

Conserver le vaccin dans son emballage original.

Prevnar 13 s’est avéré stable pendant 4 jours à des températures atteignant 25 °C. Des expositions répétées à une température variant de 8 °C à 25 °C sont acceptables, pourvu que leur durée totale ne dépasse pas 4 jours (96 heures). De telles conditions ne sont pas recommandées pour l’expédition et l’entreposage du produit, mais ces données peuvent faciliter la prise de décision en cas d’écarts de température temporaires.

Ne pas utiliser après la date de péremption indiquée sur l’étiquette.

Directives Particulières De Manipulation

Prevnar 13 est une suspension contenant un adjuvant. Il faut bien agiter le vaccin pour obtenir une suspension blanche homogène avant d’expulser l’air de la seringue, et il faut l’inspecter visuellement pour s’assurer de l’absence de particules ou de changement d’aspect physique avant de l’administrer. Si le contenu semble différent, ne pas utiliser le produit.

Ne pas mélanger ce vaccin avec un autre vaccin ou produit dans la même seringue.

Présentation, Composition Et Conditionnement

Chaque dose de 0,5 mL est formulée de manière à contenir environ 2,2 µg de saccharide pour chacun des sérotypes 1, 3, 4, 5, 6A, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F et 23F de Streptococcus pneumoniæ, 4,4 µg de saccharide pour le sérotype 6B, 34 µg de protéine vectrice CRM197, 4,25 mg de chlorure de sodium, 100 µg de polysorbate 80, 295 µg d’acide succinique et 125 µg d’aluminium sous forme de phosphate, à titre d’adjuvant.

Le vaccin est une suspension blanche pour injection, fournie en seringues préremplies unidoses (0,5 mL); aiguilles non fournies. Il se présente en boîtes de 1 seringue et de 10 seringues. Le capuchon et le piston de caoutchouc de la seringue préremplie ne contiennent pas de latex.

 

Numéro de contrôle : 189931
22 décembre 2015

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