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BOSULIF (Comprimés de bosutinib) Interactions Médicamenteuses

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Interactions Médicamenteuses

Interactions médicament-médicament et médicament-aliment graves

  • Les inhibiteurs puissants et modérés de la CYP3A augmentent l’exposition à BOSULIF. Éviter l’emploi concomitant de tels inhibiteurs.
  • Les inducteurs puissants et modérés de la CYP3A diminuent l’exposition à BOSULIF. Éviter l’emploi concomitant de tels inducteurs.

Aperçu

Selon des études in vitro sur des microsomes de foie humain, la CYP3A4 est la principale isoenzyme du cytochrome P450 qui assure la biotransformation du bosutinib. Les isoenzymes 1A2, 2A6, 2B6, 2C8, 2C9, 2C19, 2D6, 2E1 et 3A5 n’interviennent pas dans ce processus. Les mono-oxygénases à flavine FMO1, FMO3 et FMO5 peuvent catalyser la biotransformation du bosutinib en son dérivé N-oxyde.

Interactions médicament-médicament

Médicaments pouvant augmenter la concentration plasmatique du bosutinib

Inhibiteurs de la CYP3A : Éviter l’emploi concomitant d’inhibiteurs puissants de la CYP3A (comprenant, sans s’y limiter : bocéprévir, clarithromycine, conivaptan, indinavir, itraconazole, kétoconazole, lopinavir/ritonavir, mibéfradil, néfazodone, nelfinavir, posaconazole, ritonavir, saquinavir, télaprévir, télithromycine, troléandomycine, voriconazole) ou d’inhibiteurs modérés de la CYP3A (comprenant, sans s’y limiter : amprénavir, aprépitant, atazanavir, cimétidine, ciprofloxacine, crizotinib, darunavir/ritonavir, diltiazem, érythromycine, fluconazole, fosamprénavir, imatinib, vérapamil, produits renfermant des extraits de pamplemousse, de carambole, de grenade, d’orange de Séville ou d’autres fruits semblables dont on sait qu’ils inhibent la CYP3A4) avec BOSULIF, car il peut s’ensuivre une hausse de la concentration plasmatique du bosutinib.

Il est conseillé de faire preuve de prudence lorsqu’on administre en concomitance des inhibiteurs légers de la CYP3A et BOSULIF.

Il est recommandé, dans la mesure du possible, d’opter pour un médicament concomitant de rechange qui est exempt ou presque d’effet inhibiteur sur la CYP3A4.

Lors d’une étude menée auprès de 24 sujets en santé, dans le cadre de laquelle 5 doses quotidiennes de 400 mg de kétoconazole (un inhibiteur puissant de la CYP3A) ont été administrées en concomitance avec une dose unique de 100 mg de BOSULIF, le kétoconazole a entraîné une augmentation de la Cmax de BOSULIF par un facteur de 5,2 (IC à 90 % : 4,3 – 6,2) et de l’ASC plasmatique de BOSULIF par un facteur de 8,6 (IC à 90 % : 7,5 – 9,9), comparativement à BOSULIF administré seul, à jeun.

Dans une étude menée auprès de 20 sujets en santé durant laquelle une dose unique de 125 mg d’aprépitant (un inhibiteur modéré de la CYP3A) a été administrée en concomitance avec une dose unique de 500 mg de BOSULIF, l’aprépitant a entraîné une augmentation de la Cmax du bosutinib par un facteur de 1,5 (IC à 90 % : 1,3 – 1,8) et de l’ASC plasmatique du bosutinib par un facteur de 2,0 (IC à 90 % : 1,7 – 2,4) durant une période d’évaluation pharmacocinétique de 5 jours, comparativement à BOSULIF administré seul, avec des aliments.

D’après les résultats d’études in vitro sur les protéines de transport, le bosutinib est un substrat de la P-glycoprotéine, de la BCRP et de la MRP, qui agissent comme des pompes d’efflux. Des interactions entre BOSULIF et les inhibiteurs des protéines de transport qui agissent comme des pompes d’efflux sont possibles lorsqu’ils sont administrés en concomitance.

Médicaments pouvant diminuer la concentration plasmatique du bosutinib

Inducteurs de la CYP3A : Éviter l’emploi concomitant d’inducteurs puissants de la CYP3A (comprenant, sans s’y limiter : carbamazépine, millepertuis, phénytoïne, rifampicine)ou d’inducteurs modérés de la CYP3A (comprenant, sans s’y limiter : bosentan, éfavirenz, étravirine, modafinil, nafcilline) avec BOSULIF.

L’importante diminution de l’exposition au bosutinib résultant de l’administration de BOSULIF avec de la rifampicine (un inducteur puissant de la CYP3A) porte à penser que l’augmentation de la dose de BOSULIF lorsqu’il est administré avec des inducteurs puissants ou modérés de la CYP3A est peu susceptible de contrebalancer adéquatement cette diminution.

Il est conseillé de faire preuve de prudence lorsqu’on administre en concomitance des inducteurs légers de la CYP3A et BOSULIF.

L’administration concomitante d’une dose unique de 500 mg de BOSULIF et de six doses quotidiennes de 600 mg de rifampicine à 24 sujets en santé a entraîné une diminution de l’exposition au bosutinib; la Cmax et l’ASC plasmatiques ont diminué de 14 % (IC à 90 % : 12,0 – 16,0) et de 6 % (IC à 90 % : 5,0 – 7,0), respectivement, par rapport aux valeurs obtenues lorsque BOSULIF était administré seul avec de la nourriture.

Inhibiteurs de la pompe à protons : La prudence s’impose lorsque BOSULIF est administré en concomitance avec des inhibiteurs de la pompe à proton (IPP). L’emploi d’antiacides à courte durée d’action devrait être envisagé en remplacement des IPP, et les moments où chacun de ces agents est administré devraient être espacés (p. ex., prendre BOSULIF le matin et les antiacides en soirée), dans la mesure du possible. La solubilité aqueuse de BOSULIF in vitro dépend du pH. Lorsqu’une dose unique de 400 mg de BOSULIF a été administrée par voie orale avec des doses multiples de 60 mg de lansoprazole (un IPP) dans une étude menée auprès de 24 sujets en santé et à jeun, la Cmax et l’ASC du bosutinib ont diminué de 54 % (IC à 90 % : 42,0 – 70,0) et de 74 % (IC à 90 % : 60,0 – 90,0), respectivement, par rapport aux valeurs associées à l’administration de BOSULIF seul.

Médicaments dont la concentration plasmatique peut être modifiée par le bosutinib

Substrats des isoenzymes du cytochrome P450 : Les résultats d’une étude in vitro portent à croire qu’il est peu probable que des interactions médicament-médicament se produisent en raison d’un effet inducteur de BOSULIF sur la biotransformation des médicaments qui sont des substrats de la CYP1A2, de la CYP2B6, de la CYP2C9, de la CYP2C19 et de la CYP3A4.

In vitro, le bosutinib a inhibé la CYP2C19, la CYP2D6 et les CYP3A4/5 lorsque la concentration plasmatique du médicament était de 26 à 71 fois plus élevée que la Cmax obtenue chez l’humain après l’administration de 500 mg une fois par jour.

Les résultats d’études menées in vitro indiquent qu’il est peu probable que le bosutinib inhibe l’activité de la protéine de résistance du cancer du sein (BCRP, circulation générale), des polypeptides transporteurs d’anions organiques OATP1B1 et OATP1B3, des transporteurs d’anions organiques OAT1 et OAT3, et des transporteurs de cations organiques OCT1 et OCT2, lorsqu’il est utilisé à des concentrations qui sont pertinentes sur le plan clinique. Il est cependant possible qu’il inhibe l’activité de la protéine BCRP dans le tractus gastro-intestinal et du transporteur OCT1.

Antiarythmiques et autres médicaments pouvant allonger l’intervalle QT

L’emploi concomitant de BOSULIF et d’un autre médicament qui allonge l’intervalle QT/QTc est à proscrire. Les médicaments ayant été associés à un allongement de QT/QTc et/ou à des torsades de pointes sont énumérés ci-dessous (liste non exhaustive). Les classes chimiques ou pharmacologiques sont citées quand certains médicaments de ces classes, mais pas nécessairement tous, ont été mis en cause dans l’allongement de QT ou de QTc et/ou l’apparition de torsades de pointes :

  • antiarythmiques de classe IA (p. ex., quinidine, procaïnamide, disopyramide)
  • antiarythmiques de classe III (p. ex., amiodarone, sotalol, dronédarone, ibutilide)
  • antiarythmiques de classe 1C (p. ex., flécaïnide, propafénone)
  • antipsychotiques (p. ex., chlorpromazine, pimozide, halopéridol, dropéridol, ziprasidone)
  • antidépresseurs (p. ex., fluoxétine, citalopram, venlafaxine, antidépresseurs tricycliques/tétracycliques [p. ex., amitriptyline, imipramine, maprotiline])
  • opioïdes (p. ex., méthadone)
  • antibiotiques de la famille des macrolides et analogues (p. ex., érythromycine, clarithromycine, télithromycine, tacrolimus)
  • quinolones (p. ex., moxifloxacine, lévofloxacine, ciprofloxacine)
  • antipaludéens (p. ex., quinine, chloroquine)
  • antifongiques azolés (p. ex., kétoconazole, fluconazole, voriconazole)
  • dompéridone
  • antagonistes du récepteur de la 5-hydroxytryptamine (5-HT3) (p. ex., dolasétron, ondansétron)
  • inhibiteurs de tyrosine kinase (p. ex., vandétanib, sunitinib, nilotinib, lapatinib)
  • inhibiteurs de l’histone déacétylase (p. ex., vorinostat)
  • agonistes des récepteurs bêta-2-adrénergiques (p. ex., salmétérol, formotérol) (voir Mises en gardes et précautions, Système cardiovasculaire, MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Allongement de l’intervalle QT/QTc)

L’emploi concomitant de BOSULIF* et de médicaments pouvant perturber les taux d’électrolytes, dont voici quelques exemples, est à proscrire :

  • diurétiques de l’anse, thiazidiques et apparentés
  • laxatifs et lavements
  • amphotéricine B
  • corticostéroïdes à fortes doses

Les listes ci-dessus de médicaments pouvant interagir avec BOSULIF ne sont pas complètes. Il faut consulter des sources d’information à jour afin de se renseigner sur les médicaments récemment homologués qui allongent l’intervalle QT/QTc, inhibent l’activité d’enzymes métabolisantes ou de protéines de transport, ou causent des déséquilibres électrolytiques, de même que sur la découverte récente de tels effets exercés par des médicaments plus anciens.

Interactions médicament-aliment

L’administration à des sujets en santé de 400 mg de BOSULIF avec un repas a fait augmenter la Cmax et l’ASC de BOSULIF par un facteur de 1,8 et de 1,7, respectivement (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Pharmacocinétique, Absorption et Populations particulières et états pathologiques). La prise de BOSULIF sans nourriture peut faire diminuer la biodisponibilité du médicament.

La consommation de produits et de jus renfermant du pamplemousse, de la carambole, de la grenade, de l’orange de Séville ou d’autres fruits semblables dont on sait qu’ils inhibent la CYP3A4 doit être évitée en tout temps, car il pourrait s’ensuivre une augmentation de la concentration plasmatique de BOSULIF.

Interactions médicament-herbe médicinale

Le millepertuis est un inducteur puissant de la CYP3A4. Éviter l’emploi concomitant d’inducteurs puissants de la CYP3A et de BOSULIF, car cela pourrait entraîner une diminution de la concentration plasmatique de BOSULIF (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Interaction médicament-médicament et POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION).

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

Les effets de BOSULIF sur les résultats des épreuves de laboratoire n’ont pas été étudiés.

Effets du médicament sur le style de vie

Effet sur la capacité de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine

L’effet du bosutinib sur la capacité de conduire et de faire fonctionner des machines n’a fait l’objet d’aucune étude. Les patients qui éprouvent des étourdissements ou d’autres effets indésirables pouvant influer sur leur capacité de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des machines de façon sécuritaire ne devraient pas pratiquer ces activités tant et aussi longtemps que ces effets indésirables persistent (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Alcool

Les interactions possibles entre le bosutinib et l’alcool n’ont fait l’objet d’aucune étude.

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