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ALESSE (lévonorgestrel, éthinylœstradiol)

Renseignements Pour Le Professionnel De La Santé

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie
d’administration

Forme posologique

etteneur

Ingrédients non médicamenteux cliniquement importants

Orale

Comprimés, 100 mcg de lévonorgestrel et 20 mcg d’éthinylœstradiol

Lactose monohydraté

Pour la liste complète, voir la section Forme posologique, composition et conditionnement.

Indications Et Utilisation Clinique

Les comprimés ALESSEMD sont indiqués :

  • pour la prévention de la grossesse;
  • dans le traitement de l'acné vulgaire d'intensité modérée chez les femmes de 14 ans ou plus qui ne présentent aucune contre-indication aux contraceptifs oraux, qui désirent une mesure contraceptive et qui ont déjà eu leurs premières règles.

Personnes âgées (> 65 ans) :

ALESSE n’est pas indiqué chez les femmes ménopausées.

Enfants (< 16 ans) :

L'innocuité et l'efficacité des comprimés ALESSE ont été établies chez les femmes en âge de procréer. L’emploi de ce produit avant les premières règles n’est pas indiqué.

Contre-Indications

L’emploi de contraceptifs oraux combinés (COC) est contre-indiqué dans les cas suivants :

  • Épisode actuel ou antécédents de thrombophlébite ou de troubles thromboemboliques.
  • Épisode actuel ou antécédents de troubles cérébrovasculaires.
  • Épisode actuel ou antécédents d’infarctus du myocarde ou de coronaropathie.
  • Épisode actuel ou antécédents de thrombose veineuse profonde.
  • Épisode actuel ou antécédents de valvulopathies ou dysrythmies thrombogènes.
  • Thrombophilie héréditaire ou acquise.
  • Épisode actuel ou antécédents de migraines accompagnées de symptômes neurologiques en foyer, et notamment d’aura.
  • Hépatopathie évolutive ou résultats anormaux aux épreuves de fonctionnement hépatique
  • Épisode actuel ou antécédents de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes.
  • Cancer du sein avéré ou présumé.
  • Néoplasie œstrogénodépendante connue ou présumée.
  • Saignement vaginal anormal d’étiologie inconnue.
  • Ictère stéroïdo-dépendant, ictère cholestatique ou antécédents d’ictère gestationnel
  • Toute lésion oculaire provenant d’une affection vasculaire ophtalmique, comme la perte partielle ou totale de la vue ou une anomalie du champ visuel.
  • Grossesse confirmée ou soupçonnée.
  • Hypersensibilité à l’un des composants d’ALESSE. Pour la liste complète, voir la section Forme posologique, composition et conditionnement.
  • Diabète accompagné d’angiopathie.
  • Hypertension non maîtrisée.
  • Épisode actuel ou antécédents de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie grave

Mises En Garde Et Précautions

Mises en garde et précautions importantes

Le tabagisme augmente le risque d’effets indésirables cardiovasculaires graves. Le risque augmente avec l'âge et devient important chez les fumeuses âgées de plus de 35 ans qui utilisent des contraceptifs hormonaux. Il faudrait conseiller aux femmes de ne pas fumer. (Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Appareil cardiovasculaire.)

On doit informer les patientes que les contraceptifs oraux NE PROTÈGENT PAS contre les infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris l’infection à VIH et le sida. Pour se prémunir contre les ITS, il est recommandé d'utiliser des condoms en latex ou en polyuréthane EN MÊME TEMPS qu'un contraceptif oral.

Généralités

Quelle que soit l’association œstroprogestative, la préparation prescrite doit contenir la plus faible quantité d’œstrogène et de progestatif qui soit compatible avec un faible taux d’échec et les besoins particuliers de la patiente. Les nouvelles utilisatrices de contraceptifs oraux combinés devraient commencer par des préparations contenant moins de 50 mcg d’œstrogène.

Interrompre le traitement au premier signe de l'une des manifestations suivantes :

  1. Troubles thromboemboliques ou cardiovasculaires, tels que : thrombophlébite, embolie pulmonaire, trouble vasculaire cérébral, ischémie myocardique, ischémie mésentérique, thrombose mésentérique et thrombose rétinienne.
  2. États qui prédisposent à la stase veineuse et à la thrombose vasculaire (p. ex., immobilisation après un accident ou alitement imputable à une longue maladie). D’autres méthodes de contraception non hormonales doivent être employées jusqu’à ce que l’utilisatrice reprenne ses activités normales. En ce qui a trait à l’emploi des contraceptifs oraux lorsqu’on envisage une intervention chirurgicale, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Considérations périopératoires.
  3. Troubles visuels, partiels ou complets
  4. Œdème papillaire ou lésions vasculaires ophtalmiques
  5. Céphalée intense d’origine inconnue ou aggravation des migraines
  6. Augmentation des crises épileptiques

Les renseignements qui suivent sont issus d’études sur les contraceptifs oraux combinés.

La prise de contraceptifs hormonaux combinés est associée à une augmentation du risque de certaines affections graves, notamment : infarctus du myocarde, thromboembolie, accident vasculaire cérébral, néoplasie hépatique et maladie de la vésicule biliaire. Le risque de morbidité grave et de mortalité est toutefois faible chez les femmes en bonne santé ne présentant aucun facteur de risque sous-jacent, mais augmente de façon significative en présence de facteurs de risque tels que l’hypertension, l’hyperlipidémie, l’obésité ou le diabète.

Carcinogenèse et mutagenèse

Cancer du sein

Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a indiqué la présence d’une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein diagnostiqué chez les femmes qui prennent des COC comparativement à celles qui n’en ont jamais utilisé. Cette augmentation s’atténue graduellement au cours des 10 années suivant l’arrêt de l’utilisation du COC. Ces études ne fournissent pas de preuve de relation de cause à effet. Le modèle observé de l’augmentation du risque de cancer du sein peut être attribuable à un dépistage plus précoce de ce cancer chez les utilisatrices de COC, aux effets biologiques des COC, ou à ces deux facteurs réunis. Puisque le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre accru de diagnostics parmi les utilisatrices récentes ou actuelles de COC est minime par rapport au risque de cancer du sein au cours de la vie. Les cancers du sein diagnostiqués chez les femmes ayant déjà pris des contraceptifs oraux ont tendance à être moins avancés sur le plan clinique que ceux détectés chez les femmes n’ayant jamais pris de contraceptifs oraux.

L'âge et des antécédents familiaux très marqués sont les principaux facteurs de risque de cancer du sein. Parmi les autres facteurs de risque établis figurent l’obésité, la nulliparité et une première grossesse menée à terme à un âge avancé. Les groupes de femmes qui risqueraient davantage d’être atteintes d’un cancer du sein avant la ménopause sont les utilisatrices de longue date de COC (plus de huit ans) et celles qui ont commencé à les utiliser à un âge précoce. Chez un petit nombre de femmes, la prise de COC peut accélérer la croissance d’un cancer du sein existant, mais non diagnostiqué. Comme l’accroissement du risque potentiel lié à l’utilisation des COC est faible, il n’y a pas lieu pour l’instant de modifier les règles de prescription.

On devrait montrer aux femmes qui prennent des COC comment pratiquer l’auto-examen des seins et leur demander de prévenir leur médecin dès qu’elles décèlent une masse quelconque. On recommande également un examen clinique annuel des seins, car si un cancer du sein apparaît, la prise de médicaments contenant de l’œstrogène risque de faire progresser rapidement la tumeur.

Cancer du col utérin

Une infection persistante par le virus du papillome humain est le plus important facteur de risque de cancer du col utérin. Certaines études épidémiologiques ont indiqué que l’utilisation de longue durée de COC pourrait contribuer à augmenter ce risque. On ne s'entend cependant pas sur la portée que pourraient avoir certains facteurs de confusion, tels que le dépistage du cancer du col et le comportement sexuel, notamment l’utilisation de méthodes contraceptives de barrière.

Carcinomes hépatocellulaires

Alesse est contre-indiqué en présence ou en cas d’antécédents de tumeurs hépatiques bénignes ou malignes.

Des carcinomes hépatocellulaires peuvent être associés à l’utilisation de COC. Le risque semble s’accroître avec la durée de l’utilisation des COC. Toutefois, le risque de cancer du foie attribuable à l’utilisation de CO (l’incidence excédentaire) est extrêmement faible.

Appareil cardiovasculaire

Facteurs prédisposant à la coronaropathie

Le tabagisme augmente les risques de maladie cardiovasculaire grave et de mortalité reliés à l’usage des COC. Ces risques augmentent avec l’âge et selon l’intensité du tabagisme. Des données scientifiques probantes permettent d’établir à 35 ans la limite d’âge pour l’utilisation des contraceptifs oraux dans le cas des fumeuses.

D’autres femmes présentent indépendamment un risque élevé de maladie cardiovasculaire, notamment les femmes atteintes de diabète, d’hypertension, d’obésité ou d’anomalies du métabolisme des lipides, ou qui ont des antécédents familiaux de ces affections. On ne sait pas exactement si les COC augmentent ou non ce risque.

Chez les non-fumeuses à faible risque de n’importe quel âge, les avantages de l’utilisation des contraceptifs oraux l’emportent sur les risques possibles de maladie cardiovasculaire liés aux préparations à faible teneur hormonale. Par conséquent, on peut prescrire des contraceptifs oraux à ces femmes jusqu’à l’âge de la ménopause.

Hypertension

La prise de contraceptifs oraux combinés est contre-indiquée en présence d’hypertension non maîtrisée (voir CONTRE-INDICATIONS).

Les femmes atteintes d’hypertension essentielle bien maîtrisée peuvent prendre des COC à condition de faire l’objet d’une étroite surveillance. Une hausse importante de la tension artérielle à n’importe quel moment au cours de la prise de COC, chez une femme préalablement normotendue ou hypertendue, impose l’arrêt du traitement.

Des hausses de la tension artérielle ont été observées chez des utilisatrices de COC. En général, la hausse tensionnelle régresse et la tension artérielle retourne aux valeurs initiales après l’arrêt des COC. Il ne semble y avoir aucune différence dans l’incidence d’hypertension, que la femme ait déjà pris ou non des contraceptifs oraux.

Système endocrinien et métabolisme

Diabète

Des cas d’intolérance au glucose ont été rapportés parmi les utilisatrices de COC. Les COC actuels à faible dose n’exercent qu’un effet minime sur le métabolisme du glucose. Les diabétiques ou les femmes ayant des antécédents familiaux de diabète doivent faire l’objet d’une surveillance attentive pour déceler toute altération du métabolisme des glucides. Les femmes diabétiques, prédisposées au diabète ou présentant une intolérance au glucose doivent faire l’objet d’une étroite surveillance si elles prennent un COC. Les jeunes diabétiques dont la maladie est récente et bien maîtrisée, et qui ne présentent pas d’hypertension ni de manifestations d’atteinte vasculaire, comme des modifications du fond d’œil, doivent être examinées plus fréquemment lorsqu’elles utilisent des contraceptifs oraux.

Effets sur les lipides et autres effets métaboliques

Une faible proportion de femmes présenteront des anomalies du bilan lipidique pendant qu'elles prennent des CO. Une méthode de contraception non hormonale doit être envisagée chez les femmes présentant une dyslipidémie non maîtrisée. Une hypertriglycéridémie persistante peut survenir chez une faible proportion d'utilisatrices de COC. Des hausses des triglycérides plasmatiques peuvent entraîner une pancréatite ou d’autres complications.

Les femmes sous traitement hypolipidémiant doivent être suivies de près si elles choisissent de prendre des COC.

Appareil digestif

Les résultats publiés d’études épidémiologiques indiquent un lien possible entre l’utilisation de contraceptifs oraux combinés et la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse. Ce lien n’a toutefois pas été clairement établi.

Absorption

Les vomissements ou la diarrhée peuvent réduire l'absorption des contraceptifs oraux, ce qui entraîne une diminution des concentrations sériques et, par conséquent, peut réduire l’efficacité contraceptive. Les médecins devraient donc recommander à leurs patientes d’utiliser une méthode contraceptive auxiliaire si elles présentent ces troubles gastro-intestinaux.

Appareil génito-urinaire

Saignements vaginaux

Il faut rechercher la cause des saignements vaginaux irréguliers et persistants afin d’exclure une affection sous-jacente (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Fonction sexuelle et reproduction).

Fibromes

On doit surveiller de près les femmes ayant des fibromes (léiomyomes). Une augmentation soudaine du volume des fibromes, la douleur et la sensibilité au toucher nécessitent l’interruption de l’usage des COC.

Hématologie

Thrombose ou thromboembolie veineuses ou artérielles

L’usage des contraceptifs oraux combinés est lié à un risque accru de thrombose et de thromboembolie veineuses et artérielles.

Thrombose ou thromboembolie veineuses

Selon les résultats d’études épidémiologiques, l’incidence de thromboembolie veineuse chez les femmes utilisant des contraceptifs oraux renfermant une faible dose d’œstrogène (moins de 50 mcg d’éthinylœstradiol) est de 20 à 40 cas par 100 000 années-femmes; le risque évalué varie en fonction du progestatif. Cette incidence est comparable à celle que l’on observe chez les femmes qui n’ont jamais utilisé de contraceptifs oraux, soit 5 à 10 cas par 100 000 années- femmes.

Les utilisatrices de COC s’exposent à un risque accru de thrombose et de thromboembolie veineuses comparativement aux femmes qui n’en utilisent pas. On a signalé des cas de thrombose veineuse profonde, de thrombophlébite, d’embolie pulmonaire et de thrombose mésentérique. L’augmentation du risque est plus forte au cours de la première année d’utilisation d’un COC. Ce risque demeure toutefois inférieur à celui qui est associé à la grossesse, ce dernier étant évalué à 60 cas par 100 000 années-femmes. La thromboembolie veineuse est mortelle dans 1 à 2 % des cas.

Autres facteurs de risque de thromboembolie veineuse

Les facteurs de risque de thromboembolie veineuse comprennent entre autres des antécédents personnels, des antécédents familiaux (la survenue d'un cas chez un proche parent à un âge relativement jeune évoque une prédisposition génétique), une obésité sévère (indice de masse corporelle ≥ 30 kg/m2) et le lupus érythémateux disséminé. Le risque de thromboembolie veineuse augmente également avec l’âge. Par ailleurs, une immobilisation prolongée, une intervention chirurgicale majeure, un traumatisme, un accouchement récent ou un avortement au cours du deuxième trimestre de la grossesse peuvent augmenter temporairement le risque de thromboembolie veineuse. Les patientes ayant une jambe dans le plâtre devraient faire l'objet d'un suivi étroit.

Si une prédisposition héréditaire ou acquise à la thromboembolie veineuse est soupçonnée, on devrait adresser la patiente à un spécialiste qui l’aidera à décider si elle devrait ou non utiliser un COC.

Thrombose et thromboembolie artérielles

L’usage d’un contraceptif oral combiné accroît le risque de thrombose et de thromboembolie artérielles. On a signalé des cas d’infarctus du myocarde et d’accidents vasculaires cérébraux (accidents ischémiques et hémorragiques, ischémie cérébrale transitoire). Pour des renseignements sur la thrombose vasculaire rétinienne, voir la section MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Yeux.

Le risque de thrombose et de thromboembolie artérielles s’accroît encore plus chez les femmes qui présentent des facteurs de risque sous-jacents. Les facteurs de risque de thrombose et de thromboembolie artérielles sont entre autres le tabagisme, l’hypertension, les hyperlipidémies, l’obésité et le vieillissement. Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on prescrit des contraceptifs oraux combinés à ces femmes.

Fonctions hépatique, biliaire et pancréatique

Fonction hépatique

ALESSE est contre-indiqué en présence d’hépatopathie évolutive ou de résultats anormaux aux épreuves du fonctionnement hépatique (voir CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES : Effets du médicament observés au cours des analyses de laboratoire).

Les patientes qui présentent une perturbation de la fonction hépatique aiguë ou chronique devront cesser d’utiliser des COC jusqu’au retour à la normale des marqueurs de la fonction hépatique.

Maladie de la vésicule biliaire

Chez les femmes atteintes d’une maladie de la vésicule biliaire qui présentent des symptômes, on doit s’assurer que les bienfaits du traitement l’emportent sur les risques; l’utilisation d’un contraceptif oral combiné peut aggraver une maladie existante.

Ictère

On devrait prescrire avec une grande prudence et sous une étroite surveillance des contraceptifs oraux aux femmes ayant des antécédents d’ictère. Des cas de cholostase liée à l’emploi de contraceptifs oraux ont été signalés chez des femmes ayant des antécédents de cholostase gravidique. L’utilisation de contraceptifs hormonaux pourrait déclencher un nouvel épisode de cholostase chez les femmes qui en ont déjà souffert. Le cas échéant, elles doivent cesser de prendre ALESSE.

L’apparition d’un prurit généralisé intense ou d’un ictère commande l’interruption des contraceptifs oraux jusqu’à ce que le trouble ait disparu.

Si une femme développe un ictère qui se révèle de type cholestatique, elle ne devrait pas recommencer à prendre des contraceptifs oraux. Chez les femmes qui prennent des contraceptifs hormonaux, des modifications de la composition de la bile peuvent survenir, et on a fait état d'une incidence accrue de calculs biliaires.

Nodules hépatiques

On a signalé des nodules hépatiques (adénomes et hyperplasie nodulaire focale), surtout après une utilisation prolongée des contraceptifs oraux. Bien que ces nodules soient extrêmement rares, ils ont déjà causé des hémorragies intra-abdominales fatales et doivent être pris en considération en présence d'une masse abdominale, d'une douleur aiguë à l'abdomen ou de signes d'hémorragie intra-abdominale.

Des lésions hépatocellulaires ont été signalées avec l’utilisation de contraceptifs oraux combinés. L’identification précoce de ces lésions iatrogéniques peut contribuer à réduire l’hépatotoxicité quand la patiente cesse de prendre les contraceptifs oraux. Dans les cas où un diagnostic de lésion hépatocellulaire est posé, les patientes doivent cesser de prendre les contraceptifs oraux combinés, utiliser une méthode contraceptive non hormonale et consulter leur médecin.

Fonction pancréatique

Voir les sections MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS : Système endocrinien et métabolisme, Effets sur les lipides et autres effets métaboliques.

Système immunitaire

Œdème angioneurotique

Les œstrogènes exogènes peuvent provoquer ou aggraver des symptômes d’œdème angioneurotique, en particulier chez les femmes atteintes d’œdème angioneurotique héréditaire.

Système nerveux

Migraines et céphalées

L'apparition ou l'exacerbation de migraines ou l'apparition de céphalées inhabituelles, récurrentes, persistantes ou intenses commandent l'interruption de la prise des COC et l’évaluation des causes (voir CONTRE-INDICATIONS).

Le risque d'accident vasculaire cérébral peut être plus élevé lorsque la femme atteinte de migraines prend des contraceptifs oraux (voir CONTRE-INDICATIONS).

Yeux

Les femmes enceintes ou qui prennent des COC peuvent faire de l’œdème de la cornée, ce qui peut entraîner des troubles de la vue et modifier la tolérance à l’égard des lentilles cornéennes, surtout si ces dernières sont de type rigide. Les lentilles souples ne posent habituellement pas de difficulté. En présence de troubles oculaires ou d’une tolérance réduite à l’égard des lentilles cornéennes, on peut conseiller un arrêt temporaire ou permanent du port des lentilles.

Lors de l’usage de COC, on a signalé des cas de thrombose des vaisseaux rétiniens pouvant entraîner une perte partielle ou complète de la vue. En présence de signes ou de symptômes tels que changements de la vue, début de proptose ou de diplopie, œdème papillaire ou lésions des vaisseaux rétiniens, il y a lieu d’interrompre les COC et de chercher immédiatement la cause du trouble.

Considérations périopératoires

Complications thromboemboliques postchirurgicales

Chez les utilisatrices de COC, il y a un risque accru de complications thromboemboliques à la suite d’une intervention chirurgicale majeure. Il faut, si possible, interrompre l’utilisation des COC et recourir à une autre méthode de contraception au moins un mois avant une intervention chirurgicale élective majeure et pendant les périodes d’immobilisation prolongée. Il faut attendre au moins deux semaines après l’intervention chirurgicale et la première menstruation qui suit le départ de l’hôpital avant de reprendre la contraception orale.

Santé mentale

Les femmes ayant des antécédents de troubles de l'émotivité, surtout de type dépressif, sont plus sujettes à une rechute si elles prennent des COC. Il faut surveiller de près les utilisatrices de COC ayant des antécédents de dépression et interrompre le médicament en cas de manifestation grave d'un nouvel épisode de dépression. Lorsqu’une dépression importante survient pendant la prise de COC, il faut interrompre la médication et recourir à une autre méthode contraceptive afin de déterminer si le trouble est relié au médicament. Les femmes atteintes du syndrome prémenstruel peuvent avoir une réaction variable aux contraceptifs oraux, allant de l’atténuation des symptômes à l’aggravation du trouble.

Fonction rénale

Rétention aqueuse

Les contraceptifs hormonaux peuvent provoquer une certaine rétention aqueuse.

Fonction sexuelle et reproduction

Retour à la fécondité

Après avoir cessé de prendre des contraceptifs oraux, la femme devrait attendre au moins une première menstruation normale avant de chercher à devenir enceinte, afin que l’âge gestationnel puisse être déterminé. Dans l’intervalle, une autre méthode de contraception devrait être utilisée.

Saignements vaginaux

Des épisodes de métrorragie ou de microrragie peuvent survenir lors de la prise de COC, en particulier durant les trois premiers mois du traitement. Si les saignements persistent ou réapparaissent, on doit envisager les causes non hormonales et prendre les mesures diagnostiques nécessaires pour écarter la possibilité de grossesse, d’infection, de tumeur maligne ou de toute autre affection. Il faut rechercher la cause des saignements vaginaux irréguliers et persistants afin d’exclure une affection sous-jacente. Si toute possibilité d'atteinte sous-jacente a été éliminée (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Cancer du col utérin), l'usage soutenu du COC ou le changement pour une autre préparation est susceptible de résoudre le problème.

Aménorrhée

Chez certaines femmes, l’hémorragie de retrait peut ne pas survenir durant l’intervalle sans prise de comprimés. Si la femme a pris le COC conformément aux directives, il est peu probable qu’elle soit enceinte. Toutefois, si la femme n’a pas pris le COC conformément aux directives avant la première absence d’hémorragie de retrait ou manifeste deux absences d’hémorragie de retrait consécutives, elle doit cesser de prendre les comprimés et employer une méthode de contraception non hormonale jusqu’à ce que la possibilité d’une grossesse soit écartée. Il faut éliminer la possibilité de grossesse avant de reprendre l’utilisation du COC.

Les femmes ayant des antécédents d’oligoménorrhée, d’aménorrhée secondaire ou d’irrégularité menstruelle peuvent continuer d’avoir des cycles anovulatoires ou devenir aménorrhéiques après un traitement œstroprogestatif.

L’aménorrhée qui persiste six mois ou plus après l’arrêt du traitement nécessite un examen attentif de la fonction hypothalamo-hypophysaire, surtout si elle s’accompagne d’une sécrétion mammaire.

Réduction de l’efficacité

L’efficacité des COC peut être réduite en cas d’oubli de comprimés, de troubles gastro- intestinaux ou d'utilisation concomitante de certains médicaments (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Peau

L’utilisation de contraceptifs hormonaux peut parfois causer un chloasma, particulièrement chez les femmes ayant des antécédents de masque de grossesse. Les femmes qui sont plus susceptibles d’être atteintes d’un chloasma devraient éviter d’exposer les régions normalement touchées au soleil et aux rayons ultraviolets pendant qu’elles prennent des contraceptifs hormonaux.

Populations particulières

Femmes enceintes

La femme enceinte ne doit pas prendre de contraceptifs oraux. Si une femme devient enceinte au cours de son traitement par ALESSE, elle devrait cesser ce dernier. Toutefois, lorsqu'une grossesse accidentelle survient durant la prise d'un contraceptif oral, rien n'indique de façon concluante que l'œstrogène et le progestatif contenus dans le contraceptif nuiront au développement de l'enfant.

Femmes qui allaitent10,13,18,22,23,31

On sait que les constituants hormonaux des contraceptifs oraux passent dans le lait maternel et peuvent en réduire la quantité et la qualité. Des études dont les résultats ont été publiés indiquent qu’au cours de la lactation, 0,1 % de la dose quotidienne de lévonorgestrel maternel et 0,02 % de la dose quotidienne d’éthinylœstradiol maternel peuvent passer dans le lait ingéré par le nourrisson.

On a signalé des effets indésirables chez le nourrisson, dont la jaunisse et la distension mammaire. On doit conseiller à la femme qui allaite d’utiliser une autre méthode contraceptive que les contraceptifs oraux, et ce, tant que le nourrisson n'a pas été sevré.

Enfants (< 16 ans)

L'innocuité et l'efficacité des comprimés ALESSE ont été établies chez les femmes en âge de procréer. L’emploi de ce produit avant les premières règles n’est pas indiqué.

Personnes âgées (> 65 ans)

ALESSE n’est pas indiqué chez les femmes ménopausées.

Surveillance et analyses de laboratoire

Examen physique et suivi

Avant de prescrire un contraceptif oral, il faut effectuer une anamnèse, en notant soigneusement les antécédents familiaux, ainsi qu’un examen physique complet, y compris une mesure de la tension artérielle. De plus, la possibilité d’une perturbation du système de coagulation doit être écartée si un membre de la famille a déjà souffert d’un trouble thromboembolique (p. ex. thrombose veineuse profonde, accident vasculaire cérébral ou infarctus du myocarde) à un jeune âge. On doit également examiner les seins, le foie, les extrémités et les organes pelviens. On réalisera un test de Papanicolaou (PAP) si l’examen est indiqué, notamment chez les femmes ayant une vie sexuelle active.

Le premier examen de suivi doit être réalisé trois mois après la prescription des contraceptifs oraux. Par la suite, on effectuera un examen au moins une fois par année, ou plus souvent, s’il y a lieu. L’examen annuel doit comporter les mêmes éléments que l’examen initial (décrit ci- dessus) ou être conforme aux recommandations du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs.

Prélèvements de tissus

L'anatomopathologiste qui examine un frottis vaginal ou un fragment de tissu prélevé par chirurgie doit savoir que le spécimen provient d'une femme sous contraceptif oral.

Effets Indésirables

Aperçu des effets indésirables du médicament

L'utilisation des COC a été associée à une augmentation du risque des effets indésirables graves suivants :

  • Thromboembolie artérielle
  • Cancer du sein
  • Tumeurs bénignes du foie (p. ex. hyperplasie nodulaire focale ou adénomes hépatiques)
  • Hémorragie cérébrale
  • Thrombose cérébrale
  • Cancer du col de l'utérus
  • Néoplasie intraépithéliale du col de l’utérus
  • Affections de la vésicule biliaire, y compris les calculs biliaires*
  • Carcinomes hépatocellulaires
  • Hypertension
  • Maladie inflammatoire de l’intestin (maladie de Crohn, colite ulcéreuse)
  • Thrombose mésentérique
  • Infarctus du myocarde
  • Lésions neuro-oculaires, p. ex. thrombose rétinienne
  • Embolie pulmonaire
  • Accident vasculaire cérébral
  • Ischémie cérébrale transitoire
  • Thrombophlébite
  • Thrombose veineuse

* Les COC peuvent aggraver des calculs biliaires existants ou accélérer la constitution de ce trouble chez des femmes qui ne présentaient aucun symptôme avant le début du traitement.

Les réactions indésirables suivantes ont également été signalées chez des femmes prenant des COC :
Des nausées et des vomissements, habituellement les réactions indésirables les plus fréquentes, surviennent à une fréquence d'environ 10 % ou moins au cours du premier cycle. Les autres réactions sont en général moins fréquentes ou occasionnelles.

Les réactions indésirables suivantes, que l’on croit reliées à la prise du médicament, ont également été signalées chez des femmes prenant des COC :

  • Aménorrhée
  • Métrorragie
  • Changements mammaires : douleur, sensibilité, distension, sécrétion
  • Ectropion du col utérin et changement de la sécrétion cervicale
  • Accentuation de la courbure de la cornée
  • Changement du flux menstruel
  • Modifications du poids (gain ou perte)
  • Chloasma (mélasme) pouvant persister
  • Ictère cholostatique
  • Diminution de la lactation lors de l’administration immédiatement après l’accouchement
  • Dysménorrhée
  • Rétention aqueuse ou œdème
  • Symptômes gastro-intestinaux (tels que douleur abdominale, crampes et ballonnement)
  • Céphalées, y compris migraines
  • Lésion hépatocellulaire (p. ex. hépatite, dysfonctionnement hépatique)
  • Intolérance aux lentilles cornéennes
  • Troubles de l’humeur, y compris dépression
  • Éruption cutanée (allergique)
  • Diminution de la tolérance aux glucides
  • Thrombose rétinienne
  • Microrragie
  • Stérilité temporaire après arrêt du traitement
  • Vaginite, y compris candidose

Les réactions indésirables suivantes ont également été signalées chez des utilisatrices de COC, mais leur association avec le médicament n’a été ni confirmée ni écartée :

  • Acné
  • Aggravation des varices
  • Réactions anaphylactiques (réactions anaphylactoïdes, dont de très rares cas d’urticaire, d’œdème de Quincke et de réactions graves accompagnées de symptômes respiratoires et circulatoires)
  • Syndrome de Budd-Chiari
  • Cataractes
  • Maladies cérébrovasculaires associées à un prolapsus de la valve mitrale
  • Modifications de l’appétit (augmentation ou diminution)
  • Changement de la libido
  • Changements des taux de lipides sériques, dont hypertriglycéridémie
  • Colite
  • Anomalies congénitales
  • Syndrome rappelant une cystite
  • Diminution du taux sérique de folates**
  • Étourdissements
  • Érythème polymorphe
  • Érythème noueux
  • Exacerbation de la chorée
  • Exacerbation de la porphyrie
  • Exacerbation du lupus érythémateux aigu disséminé
  • Syndrome hémolytique et urémique
  • Éruption hémorragique
  • Adénomes hépatiques
  • Carcinomes hépatocellulaires
  • Hirsutisme
  • Altération de la fonction rénale
  • Colite ischémique
  • Perte de cheveux
  • Syndrome lupoïde
  • Nervosité
  • Névrite optique***
  • Pancréatite
  • Syndrome prémenstruel
  • Drépanocytose
  • Vaginite

**Le traitement par des COC peut diminuer les taux sériques de folates.
***La névrite optique peut entraîner une perte partielle ou complète de la vue.

Effets indésirables signalés au cours des essais cliniques

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des réactions indésirables qui sont observés ne reflètent pas nécessairement ceux observés en pratique et ne doivent pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les réactions indésirables d’un médicament qui sont tirés d’essais cliniques s’avèrent utiles pour la détection des réactions indésirables liées aux médicaments et pour l’approximation des taux.

Contraception orale

Dans le cadre d’une étude, les effets apparus pendant le traitement ont été analysés chez 1 477 patientes recevant le médicament étudié pendant un total de 7 870 cycles. On a signalé au moins un effet chez 1 106 patientes (75 %). Le tableau 1 indique la fréquence des effets signalés chez au moins 2 % des participantes.

Tableau 1

FRÉQUENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES APPARUS PENDANT LE TRAITEMENT CHEZ AU MOINS 2 % DES PARTICIPANTES

Effet

Nombre (%) de participantes (n = 1 477)

Céphalée

400 (27 %)

Dysménorrhée

210 (14 %)

Infection

200 (14 %)

Pharyngite

146 (10 %)

Douleur abdominale

134 (9 %)

Nausées

134 (9 %)

Métrorragie

123 (8 %)

Sinusite

90 (6 %)

Syndrome grippal

84 (6 %)

Candidose vaginale

71 (5 %)

Douleur

71 (5 %)

Dorsalgie

66 (4 %)

Mastalgie

65 (4 %)

Blessure accidentelle

64 (4 %)

Acné

62 (4 %)

Rhinite

54 (4 %)

Labilité émotionnelle

50 (3 %)

Vaginite

48 (3 %)

Infection des voies urinaires

41 (3 %)

Étourdissements

40 (3 %)

Diarrhée

40 (3 %)

Bronchite

37 (3 %)

Dépression

36 (2 %)

Asthénie

35 (2 %)

Vomissements

34 (2 %)

Réaction allergique autre qu’au médicament à l’étude

33 (2 %)

Aménorrhée

30 (2 %)

Un total de 133 (9 %) participantes ont cessé de prendre le médicament en raison des effets indésirables. Certains effets durant l’étude ayant mené à l’abandon de la participante ont été considérés par un moniteur d’étude comme potentiellement graves : céphalée (21), hypertension (7), migraine (3), phlébite (1), palpitations (1), varices (1), troubles vasculaires (1), hypercholestérolémie ou hyperlipidémie (6), dépression ou labilité émotionnelle (16), hypo-esthésie (1), vision anormale (2), anomalie du champ visuel (1), aménorrhée (8), dysménorrhée (4), ménorragie (6), saignement irrégulier (1), ballonnement menstruel (1), métrorragie (1), développement d’un fibrome (1).

Aucun décès n’est survenu au cours de l’étude multicentrique.

Acné

Dans le cadre de deux études sur l'acné (voir ESSAIS CLINIQUES), le profil d'innocuité d'ALESSE a été comparé à celui d'un placebo. Le tableau 2 énumère les effets indésirables apparus pendant le traitement et signalés par au moins 2 % des participantes de l'un ou l'autre groupe de traitement.

Tableau 2. Effets indésirables apparus pendant le traitement chez au moins 2 % des participantes de l'un ou l'autre groupe de traitement des études 0858A1-900 et -901

Effet indésirable

Nombre(%) de participantes

ALESSE (n = 349)

Placebo (n = 355)

Céphalée

110 (31,5)

107 (30,1)

Métrorragie*

77 (21,8)

14 (3,9)

Nausées

49 (14,0)

40 (11,3)

Infection

48 (13,8)

49 (13,8)

Pharyngite

46 (13,2)

58 (16,3)

Douleur

31 (8,9)

36 (10,1)

Douleur abdominale

27 (7,7)

24 (6,8)

Dysménorrhée

27 (7,7)

39 (11,0)

Blessure accidentelle

21 (6,0)

16 (4,5)

Troubles menstruels*

21 (6,0)

8 (2,3)

Syndrome grippal

19 (5,4)

20 (5,6)

Réaction allergique*

16 (4,6)

6 (1,7)

Mastalgie

16 (4,6)

11 (3,1)

Rhinite

15 (4,0)

13 (3,7)

Sinusite

14 (4,0)

2,0 (8)

Asthénie

13 (3,7)

5 (1,4)

Dorsalgie

12 (3,4)

12 (3,4)

Dyspepsie

12 (3,4)

2,3 (8)

Gain pondéral

17 (3,4)

12 (2,3)

Labilité émotionnelle*

12 (3,4)

4 (1,1)

Acné

13 (3,4)

6 (1,4)

Migraine

11 (3,2)

8 (2,3)

Étourdissements

11 (3,2)

10 (2,8)

Toux accrue

10 (2,9)

8 (2,3)

Vomissements

10 (2,6)

6 (1,7)

Dépression

9 (2,6)

11 (2,5)

Candidose

7 (2,0)

8 (2,3)

Myalgie

7 (2,0)

5 (1,4)

Bronchite

7 (2,0)

7 (2,0)

Éruptions cutanées

7 (2,0)

7 (2,0)

Urticaire*

7 (2,0)

0

Réaction allergique autre qu’au médicament

7 (2,0)

7 (2,0)

Diarrhée

6 (1,7)

10 (2,8)

Grossesse non désirée*

2 (0,6)

12 (3,1)

* Différence statistiquement significative entre les groupes de traitement (p < 0,05).

Comme on s’y attendait, les effets reliés aux menstruations ont été plus fréquents chez les femmes traitées par ALESSE que chez celles sous placebo. Par contre, d’autres effets indésirables souvent associés aux contraceptifs oraux, comme les nausées, les vomissements, la mastalgie, les céphalées, la migraine et le gain pondéral, sont survenus à des taux similaires dans les deux groupes de traitement.

Anomalies dans les résultats hématologiques et biochimiques

Voir ESSAIS CLINIQUES.

Interactions Médicamenteuses

Aperçu

L’administration simultanée de COC et d’autres substances peut modifier la réaction prévue envers l’un ou l’autre des agents. Une diminution de la concentration sérique d’éthinylœstradiol (EE) peut faire augmenter l’incidence de métrorragie et d’irrégularités menstruelles et pourrait réduire l’efficacité du COC. Pendant la coadministration de produits renfermant de l'EE et de substances pouvant entraîner une diminution de la concentration sérique d'EE, on recommande d'utiliser une méthode contraceptive auxiliaire non hormonale (comme des condoms et un spermicide) en plus de la prise régulière d’ALESSE. En cas d'usage prolongé de telles substances, il ne faudrait pas considérer les COC comme agent contraceptif principal.

Après l’arrêt de substances pouvant entraîner une diminution de la concentration sérique d’EE, on recommande l’utilisation d’une méthode contraceptive auxiliaire non hormonale pendant au moins 7 jours. L’usage plus long d’une méthode contraceptive auxiliaire est souhaitable après l’arrêt de substances ayant entraîné l’induction d’enzymes microsomales hépatiques et, de ce fait, la diminution de la concentration sérique d’EE. Selon la posologie, la durée d'utilisation et la vitesse d'élimination de la substance inductrice, la suppression complète de l'induction enzymatique peut parfois prendre plusieurs semaines.

La réduction de l’efficacité des COC, si elle se produit, touchera plus vraisemblablement les préparations à faible teneur hormonale. Il est important de vérifier tous les médicaments d’ordonnance ou en vente libre que prend une femme avant de lui prescrire des COC.

Exemples de substances pouvant diminuer la concentration sérique d’EE :

  • Toute substance qui accélère le transit intestinal.
  • Le millepertuis (Hypericum perforatum) et le ritonavir, peut-être par induction d'enzymes microsomales hépatiques.
  • Les substances inductrices d'enzymes microsomales hépatiques, comme la rifampicine, la rifabutine, les barbituriques, la primidone, la phénylbutazone, la phénytoïne, la dexaméthasone, la griséofulvine, le topiramate, certains antiprotéases et le modafinil.
  • Certains antibiotiques (p. ex. ampicilline et autres pénicillines, tétracyclines), en réduisant la circulation entérohépatique des œstrogènes.

Exemples de substances pouvant augmenter la concentration sérique d’EE :

  • L’atorvastatine.
  • Les substances qui inhibent par compétition la sulfatation dans la paroi gastro-intestinale, comme l'acide ascorbique (vitamine C) et l’acétaminophène (paracétamol).
  • Les substances qui inhibent les isoenzymes 3A4 du cytochrome P450, comme l’indinavir, le fluconazole et la troléandomycine.
  • L'administration concomitante de troléandomycine et d'un COC peut accroître le risque de cholostase intrahépatique.

L'éthinylœstradiol peut entraver le métabolisme d'autres médicaments en inhibant les enzymes microsomales du foie ou en provoquant une conjugaison hépatique, en particulier une glucuroconjugaison. Par conséquent, les concentrations plasmatiques ou tissulaires de certains médicaments peuvent augmenter (p. ex. cyclosporine, théophylline, corticostéroïdes) ou diminuer (p. ex. lamotrigine).

Chez les patientes traitées par la flunarizine, l’emploi de contraceptifs oraux a été associé à une augmentation du risque de galactorrhée.

On doit consulter les renseignements thérapeutiques des médicaments que l’on prescrit en même temps pour connaître les interactions possibles.

Pour connaître les interactions médicamenteuses possibles avec les COC, voir les tableaux 3 et 4 sous EFFETS INDÉSIRABLES : Interactions médicament-médicament.

Interactions médicament-aliment

Tableau 3*: Médicaments susceptibles de réduire l'efficacité des contraceptifs oraux (CO)

Classe
thérapeutique

Médicament

Mécanisme présumé

Mesure proposée

Antibiotiques

Ampicilline Cotrimoxazole Pénicilline

Perturbation de la circulation entéro-hépatique, hyperactivité intestinale.

Pour un traitement de courte durée, utiliser une méthode contraceptive d’appoint ou un autre médicament. Pour un traitement de longue durée, opter pour une autre méthode contraceptive.

Rifabutine Rifampicine

Accélération du métabolisme des progestatifs. Accélération soupçonnée du métabolisme des œstrogènes.

Utiliser une autre méthode contraceptive.

Chloramphénicol Métronidazole Néomycine Nitrofurantoïne Sulfonamide Tétracyclines

Induction des enzymes microsomales hépatiques. Perturbation de la circulation entéro-hépatique.

Pour un traitement de courte durée, utiliser une méthode contraceptive d’appoint ou un autre médicament.

Pour un traitement de longue durée, opter pour une autre méthode contraceptive.

Troléandomycine

Peut retarder le métabolisme des CO et augmenter le risque d’ictère cholostatique.

 

Anticonvulsi- vants

Carbamazépine Éthosuximide Felbamate Lamotrigine Oxcarbazine Phénobarbital Phénytoïne Primidone Topiramate

Induction des enzymes microsomales hépatiques. Accélération du métabolisme des œstrogènes et augmentation de la liaison des progestatifs et de l’éthinylœstradiol à la globuline liant les stéroïdes sexuels.

Utiliser des contraceptifs oraux à plus forte dose (50 mcg d'éthinylœstradiol), un autre médicament ou une autre méthode contraceptive.

Antifongiques

Griséofulvine

Stimulation possible du métabolisme hépatique des stéroïdes contraceptifs.

Utiliser une autre méthode contraceptive.

Hypocholestéro- lémiants

Clofibrate

Diminution des triglycérides et du cholestérol sériques entraînant une réduction de l’efficacité des CO.

Utiliser une autre méthode.

Inhibiteurs de la protéase du VIH

Ritonavir

Induction des enzymes microsomales hépatiques.

Utiliser un autre médicament ou une autre méthode contraceptive.

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse

Névirapine

Induction des enzymes microsomales hépatiques

Utiliser un autre médicament ou une autre méthode contraceptive.

Sédatifs et hypnotiques

Benzodiazépines Barbituriques Hydrate de chloral Glutéthimide Méprobamate

Induction des enzymes microsomales hépatiques.

Pour un traitement de courte durée, utiliser une méthode contraceptive d’appoint ou un autre médicament.
 

Pour un traitement de longue durée, opter pour une autre méthode contraceptive ou un contraceptif oral à plus forte dose.

Antacides

 

Diminution de l’absorption intestinale des progestatifs.

Espacer de 2 heures la prise de ces médicaments.

Autres médicaments

Phénylbutazone** Antihistaminiques** Analgésiques** Antimigraineux** Vitamine E

Réduction signalée de l’efficacité des contraceptifs oraux (à confirmer).

 

*  Adapté de Dickey, R.P. (éd.) : «Managing Contraceptive Pill Patients», 5e édition, Creative Informatics Inc., Durant, Oklahoma, 1987.

** Voir Contraceptifs oraux, rapport 1994, Rapport du Comité consultatif spécial sur la physiologie de la reproduction présenté à la Direction des médicaments, Direction générale de la protection de la santé, Santé Canada.

Tableau 4*: Médicaments dont l'activité est modifiée par les contraceptifs oraux (CO)

Classe thérapeutique

Médicament

Mécanisme présumé

Mesure proposée

Alcool

 

Augmentation possible des taux d’éthanol et d’acétaldéhyde.

Utiliser avec prudence.

Agonistes alpha2- adrénergiques

Clonidine

Augmentation de l’effet sédatif.

Utiliser avec prudence.

Anticoagulants

Tous

Les CO augmentent les facteurs de coagulation et réduisent l’efficacité des anticoagulants. Ils peuvent toutefois en potentialiser l’action chez certaines patientes.

Utiliser une autre méthode contraceptive.

Anticonvulsivants

Tous

Les œstrogènes peuvent accroître le risque de crises convulsives.

Utiliser une autre méthode contraceptive.

 

Lamotrigine

La diminution du taux de lamotrigine peut occasionner des crises convulsives.

Utiliser une autre méthode contraceptive.

Antidiabétiques

Hypoglycémiants oraux et insuline

Les CO peuvent diminuer la tolérance au glucose et augmenter la glycémie.

Utiliser un œstroprogestatif à faible dose ou une autre méthode contraceptive. Mesurer la glycémie.

Antihypertenseurs

Guanéthidine et méthyldopa

Les œstrogènes favorisent la rétention sodée; les progestatifs n’ont aucun effet.

Utiliser des CO à faible dose d’œstrogène ou utiliser une autre méthode.

Bêta-bloquants

Augmentation de l’effet du médicament (ralentissement du métabolisme)

Modifier la dose du médicament au besoin. Surveiller l’état cardiovasculaire.

Antipyrétiques

Acétaminophène

Accélération du métabolisme et de la clairance rénale.

Il faudra peut-être augmenter la dose du médicament.

Antipyrine

Perturbation du métabolisme.

Réduire la dose du médicament.

AAS

L'AAS peut avoir moins d'effet chez les femmes recevant un traitement de courte durée par un contraceptif oral.

Lors d’un traitement de longue durée par l’AAS, il faudra peut- être en augmenter la dose.

Acide aminocaproïque

 

Théoriquement, on peut observer un état d’hypercoagulabilité parce que les CO augmentent les facteurs de coagulation.

Éviter d’utiliser ces deux médicaments en même temps.

Bêtamimétiques

Isoprotérénol

Les œstrogènes réduisent la réponse à ces médicaments.

Ajuster la dose du médicament au besoin. Le retrait du CO peut occasionner une activité excessive du médicament.

Caféine

 

Les CO peuvent amplifier les effets de la caféine car ils perturbent le métabolisme hépatique de la caféine.

Utiliser avec prudence.

Hypocholestéro- lémiants

Clofibrate

Les CO peuvent agir comme antagonistes. Ils peuvent également accélérer le métabolisme du clofibrate.

Il faudra peut-être augmenter la dose de clofibrate.

Corticostéroïdes

Prednisone

Augmentation marquée de la concentration sérique.

Il faudra peut-être diminuer la dose.

Cyclosporine

 

Il peut y avoir augmentation de la concentration de cyclosporine et hépatotoxicité.

Surveiller la fonction hépatique. Il faudra peut-être diminuer la dose de cyclosporine.

Acide folique

 

On a signalé que les CO altéraient le métabolisme des folates.

Il faudra peut-être augmenter l’apport alimentaire ou prendre un supplément.

Mépéridine

 

Possibilité d’une augmentation de l’effet analgésique et d’une dépression du SNC par suite d’un ralentissement du métabolisme de la mépéridine.

Utiliser cette association avec prudence.

Tranquillisants de type phénothiazine

Toutes les phénothiazines, la réserpine et les médicaments semblables.

L’œstrogène potentialise l’effet hyperprolactinémique de ces médicaments.

Utiliser d’autres médicaments ou un CO à plus faible dose.

Advenant une galactorrhée ou une hyperprolactinémie, employer une autre méthode.

Sédatifs et hypnotiques

Chlordiazépoxyde Lorazépam Oxazépam Diazépam

Effet accru (accélération du métabolisme)

Utiliser avec prudence.

Théophylline

Tous

Diminution de l’oxydation pouvant entraîner une toxicité.

Utiliser avec prudence. Surveiller les taux de théophylline.

Antidépresseurs tricycliques

Clomipramine

(d'autres éventuellement)

Accroissement des effets secondaires,

p. ex. dépression. Augmentation de la concentration sérique à cause du ralentissement de la clairance.

Utiliser avec prudence.

Vitamine B12

 

On a signalé que les CO réduisent le taux sérique de vitamine B12.

Il faudra peut-être augmenter l’apport alimentaire ou prendre un supplément.

* Adapté de Dickey, R.P., (éd.) : «Managing Contraceptives Pill Patients», 5e édition, Creative Informatics Inc., Durant, Oklahoma, 1987.

Interactions médicament-aliment

Aucune donnée publiée.

Interactions médicament-plante médicinale

Le millepertuis (Hypericum perforatum) réduit la concentration sérique d'éthinylœstradiol, probablement par induction des enzymes microsomales hépatiques.

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

L’interprétation des résultats de laboratoire doit tenir compte de la prise de COC. Les paramètres suivants sont modifiés :

Fonction hépatique 
Épreuve à la bromosulfophtaléine (BSP)Augmentation modérée
ASAT (SGOT) et GGTFaible augmentation
Phosphatase alcalineAugmentation variable
Bilirubine sériqueAugmentation, particulièrement dans les états prédisposant ou associés à l’hyperbilirubinémie
  
Coagulation 
Facteurs II, VII, IX, X, XII et XIIIAugmentation
Facteur VIIILégère augmentation
Agrégation et adhésion des plaquettesLégère augmentation en réponse aux agents agrégants courants
FibrinogèneAugmentation
PlasminogèneLégère augmentation
Antithrombine IIILégère diminution
Temps de Quick Diminution
  
Fonction thyroïdienne 
Iode protéique sanguinAugmentation
Thyroxine sérique totale (T3 et T4)Augmentation
Thyrotropine (TSH)Aucun changement
Fixation de la T3 libre aux résinesDiminution
  
Fonction corticosurrénalienne 
Cortisol plasmatiqueAugmentation
TranscortineAugmentation
Sulfate de déhydroépiandrostérone (DHEAS)Diminution
  
Divers 
Folate sériqueDiminution occasionnelle
Hyperglycémie provoquéeDiminution variable et normalisation après une période de 6 à 12 mois
Réponse insulinémique au glucoseDiminution légère ou modérée
Réponse du peptide CDiminution légère ou modérée

Interactions médicament-mode de vie

Voir l'encadré sur le tabagisme sous la rubrique MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS. Les contraceptifs oraux peuvent amplifier les effets de la caféine car ils perturbent le métabolisme hépatique de la caféine. Utiliser avec prudence. Une augmentation des concentrations d’éthanol ou d’acétaldéhyde est possible lors de la prise concomitante d’alcool. La prudence est de mise.

AVANTAGES NON CONTRACEPTIFS DES CONTRACEPTIFS ORAUX

Outre la contraception, on a signalé plusieurs autres avantages associés à l’utilisation des contraceptifs oraux.

  1. Les contraceptifs oraux combinés réduisent l'incidence du cancer de l'endomètre et des ovaires.
  2. Les contraceptifs oraux réduisent la probabilité des affections bénignes du sein et, par le fait même, la fréquence de biopsies mammaires.
  3. Les contraceptifs oraux réduisent la probabilité de kystes ovariens fonctionnels.
  4. Les utilisatrices des contraceptifs oraux perdent moins de sang au cours de leurs menstruations et ont des cycles plus réguliers, ce qui réduit les risques d'anémie ferriprive. L'utilisation des contraceptifs oraux peut réduire la gravité de la dysménorrhée et du syndrome prémenstruel, et atténuer l'acné vulgaire, l'hirsutisme et d'autres affections liées aux hormones androgènes.
  5. Les contraceptifs oraux réduisent l'incidence des infections pelviennes aiguës et des grossesses ectopiques.
  6. Les contraceptifs oraux auraient des effets sur l'endométriose.

Posologie Et Administration

Posologie recommandée et ajustement posologique

CONTRACEPTION :
ALESSEMD – RÉGIME DE 21 JOURS

Chaque cycle consiste en 21 jours de médication et en un intervalle de 7 jours sans médication (3 semaines de comprimés, une semaine sans comprimés).

Le régime de 21 jours consiste en un comprimé par jour pendant 21 jours consécutifs pour chaque cycle menstruel, tel que prescrit. Pour le premier cycle de médication, on avise la patiente de prendre un comprimé ALESSE par jour durant 21 jours consécutifs, en commençant le Jour 1 de son cycle menstruel, le Jour 5 ou le premier dimanche après le début des menstruations. (Pour le premier cycle seulement, le premier jour du flux menstruel est considéré comme le Jour 1.) Les comprimés sont ensuite interrompus pendant 7 jours (une semaine). L'hémorragie de retrait se produit habituellement dans les 3 jours qui suivent l'arrêt du traitement par ALESSE.

La patiente commencera sa prochaine série de 21 comprimés ALESSE, ainsi que tous les traitements successifs, le même jour de la semaine que pour sa première série et en suivant le même schéma de 21 jours de comprimés et de 7 jours sans comprimés. Elle devra commencer à prendre ses comprimés 7 jours après l'interruption du traitement, que l’hémorragie de retrait soit terminée ou non.

ALESSEMD – RÉGIME DE 28 JOURS
Chaque cycle consiste en 21 jours de comprimés roses ALESSE (comprimés actifs), suivis par 7 jours de comprimés inactifs blancs (3 semaines de comprimés ALESSE, une semaine de comprimés inactifs).

Le régime de 28 jours consiste en un comprimé actif par jour pendant 21 jours consécutifs pour chaque cycle menstruel, tel que prescrit, suivis par la prise d’un comprimé inactif pendant 7 jours consécutifs, tel que prescrit. Pour le premier cycle de médication, on avise la patiente de prendre un comprimé rose par jour durant 21 jours consécutifs, en commençant le Jour 1 de son cycle menstruel, le Jour 5 ou le premier dimanche après le début des menstruations. (Pour le premier cycle seulement, le premier jour du flux menstruel est considéré comme le Jour 1.) Il faudra ensuite prendre un comprimé blanc par jour pendant les 7 jours consécutifs suivants. L'hémorragie de retrait se produit habituellement dans les 3 jours qui suivent l’arrêt des comprimés roses ALESSE, c’est-à- dire durant la semaine où la patiente prend les comprimés inactifs blancs.

La patiente commencera sa prochaine série de 28 jours de comprimés, ainsi que tous les traitements successifs, le même jour de la semaine que pour sa première série. Elle continuera sa prochaine série de 28 comprimés immédiatement après la dernière série, que l’hémorragie de retrait soit terminée ou non. Puisqu'il n'existe pas de jours sans comprimé, la patiente n'a pas besoin de compter les jours entre les cycles.

ACNÉ
Le moment du début du traitement de l'acné par ALESSE doit être conforme aux directives sur l'emploi d'ALESSE à des fins contraceptives (voir l'information sur la contraception orale donnée sous POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Dose oubliée

Les femmes sont priées de suivre les instructions énoncées ci-dessous si elles ont oublié de prendre un ou plusieurs comprimés. Il faut leur dire de faire correspondre le nombre de comprimés omis et le moment où elles commencent à prendre les comprimés en fonction du type de régime qu’elles utilisent (21 ou 28 jours).

CYCLE DÉBUTANT UN DIMANCHE

CYCLE DÉBUTANT UN AUTRE JOUR QU’UN DIMANCHE

Oubli d’un comprimé

Oubli d’un comprimé

Prenez-le aussitôt que vous vous apercevez de l’oubli et prenez le comprimé suivant à l'heure habituelle. Cela signifie que vous pourriez prendre deux comprimés le même jour.

Prenez-le aussitôt que vous vous apercevez de l’oubli et prenez le comprimé suivant à l'heure habituelle. Cela signifie que vous pourriez prendre deux comprimés le même jour.

Oubli de deux comprimés de suite

Oubli de deux comprimés de suite

Deux premières semaines

1.      Prenez deux comprimés le jour où vous constatez l’oubli, et deux comprimés le jour suivant.

2.      Ensuite, prenez un comprimé par jour jusqu'à ce que vous ayez fini le distributeur.

3.      Utilisez une méthode de contraception auxiliaire non hormonale si vous avez des relations sexuelles moins de

sept jours après l’oubli.

Troisième semaine

1.      Continuez à prendre un comprimé par jour jusqu'au dimanche.

2.      Le dimanche, jetez de façon sécuritaire le reste du distributeur et commencez-en un nouveau le même jour.

3.      Utilisez une méthode de contraception auxiliaire non hormonale si vous avez des relations sexuelles moins de

sept jours après l’oubli.

4.      Vous pourriez ne pas être menstruée ce mois-là.

Si vous n’êtes pas menstruée deux mois de suite, contactez votre médecin ou votre clinique.

Deux premières semaines

1.      Prenez deux comprimés le jour où vous constatez l’oubli, et deux comprimés le jour suivant.

2.      Ensuite, prenez un comprimé par jour jusqu'à ce que vous ayez fini le distributeur.

3.      Utilisez une méthode de contraception auxiliaire non hormonale si vous avez des relations sexuelles moins de

sept jours après l’oubli.

Troisième semaine

1.      Jetez de façon sécuritaire le reste du distributeur et commencez-en un nouveau le même jour.

2.      Utilisez une méthode de contraception auxiliaire non hormonale si vous avez des relations sexuelles moins de

sept jours après l’oubli.

3.      Vous pourriez ne pas être menstruée ce mois-là.

Si vous n’êtes pas menstruée deux mois de suite, contactez votre médecin ou votre clinique.

Oubli de trois comprimés de suite ou plus

Oubli de trois comprimés de suite ou plus

N’importe quand au cours du cycle

1.  Continuez à prendre un comprimé par jour jusqu'au dimanche.

2. Le dimanche, jetez de façon sécuritaire le reste du distributeur et commencez-en un nouveau le même jour.
3. Utilisez une méthode de contraception auxiliaire non hormonale si vous avez des relations sexuelles moins de sept jours après l’oubli.
4. Vous pourriez ne pas être menstruée ce mois-là.

Si vous n’êtes pas menstruée deux mois de suite, contactez votre médecin ou votre clinique.

N’importe quand au cours du cycle

1.  Jetez de façon sécuritaire le reste du distributeur et commencez-en un nouveau le même jour.
2. Utilisez une méthode de contraception auxiliaire non hormonale si vous avez des relations sexuelles moins de sept jours après l’oubli.
3. Vous pourriez ne pas être menstruée ce mois-là.

Si vous n’êtes pas menstruée deux mois de suite, contactez votre médecin ou votre clinique.

La fiabilité des contraceptifs peut être réduite s’il y a omission de comprimés actifs et, en particulier, si l’omission se trouve à accroître l’intervalle sans médication. S’il y a coït au cours de la semaine précédant l’omission de comprimés actifs, il convient d’envisager la possibilité d’une grossesse.

Administration

Comprimés oraux.

RECOMMANDATIONS SPÉCIALES CONCERNANT L’ADMINISTRATION
Administration
On recommande de prendre les comprimés ALESSEMD à la même heure tous les jours, de préférence après le souper ou au coucher.

ALESSE est efficace à partir du premier jour de traitement si les comprimés sont pris dès le premier jour du cycle menstruel.

Si la prise des comprimés ALESSE débute en postpartum (elle ne devrait pas débuter avant le 28e jour suivant l’accouchement, chez une mère qui n’allaite pas) ou après le premier jour du premier cycle menstruel, il ne faut pas se fier à l’action contraceptive d’ALESSE tant que ne sont pas terminés les 7 premiers jours consécutifs d'administration. La possibilité d’ovulation et de conception avant le début du traitement est à envisager. Par conséquent, des méthodes contraceptives non hormonales (comme les condoms avec spermicide) devraient être utilisées au cours des 7 premiers jours de la prise des comprimés.

La patiente est priée de poursuivre le traitement si elle présente une métrorragie ou une microrragie. Ce type de saignement est habituellement transitoire et négligeable; toutefois, si le saignement persiste ou se prolonge, elle devrait consulter son médecin.

Conseils en cas de vomissements

Lors de vomissements ou de diarrhée survenant dans les 4 heures suivant la prise d’un comprimé, l’absorption pourrait être incomplète. Dans un tel cas, la marche à suivre indiquée au tableau précédent s’applique. La femme doit prendre les comprimés actifs additionnels nécessaires dans un autre distributeur.

Lorsqu'aucun contraceptif hormonal n'était employé au cours du mois précédent

La femme devrait commencer la prise des comprimés le premier jour de son cycle menstruel normal (c.-à-d. le premier jour des règles). Elle peut commencer à prendre les comprimés du 2e au 7e jour de son cycle menstruel, mais il est alors conseillé d'utiliser une méthode de contraception auxiliaire non hormonale telle qu'un condom avec spermicide pendant les 7 premiers jours de prise des comprimés.

Pour remplacer un autre COC

La femme devrait commencer la prise d’ALESSE de préférence le lendemain de l’administration du dernier comprimé actif de son COC antérieur, ou au plus tard, le lendemain de la fin de l’intervalle habituel sans médication ou avec comprimés inactifs.

Pour remplacer une méthode à base de progestatif seulement (pilule, injection ou implant renfermant uniquement un progestatif)
La femme peut interrompre n’importe quand une méthode à base de comprimés renfermant uniquement un progestatif et commencer dès le lendemain la prise d’ALESSE. Elle devrait commencer à prendre ALESSE le jour même du retrait d’un implant ou d’un dispositif intra- utérin (DIU) ou, si elle utilise un contraceptif injectable, le jour où devrait avoir lieu l’injection suivante. Dans tous les cas, il faut conseiller à la femme d’utiliser une méthode contraceptive auxiliaire non hormonale pendant les 7 premiers jours de prise des comprimés.

Après un avortement au cours du premier trimestre de la grossesse
La femme peut commencer immédiatement la prise d’ALESSE. Des mesures contraceptives additionnelles ne sont pas nécessaires.

Après un accouchement ou un avortement au cours du deuxième trimestre de la grossesse
Puisque la période qui suit immédiatement l’accouchement est associée à une augmentation du risque de thromboembolie, la prise de contraceptifs oraux ne devrait pas débuter avant le 28e jour suivant l’accouchement, chez une mère qui n’allaite pas, ou suivant un avortement au cours du deuxième trimestre de la grossesse. Il faut conseiller à la femme d’utiliser une méthode contraceptive auxiliaire non hormonale pendant les 7 premiers jours de prise des comprimés. Si, toutefois, la femme a déjà eu des rapports sexuels, il faut éliminer la possibilité de grossesse avant le début de la prise de COC ou attendre la manifestation de la première menstruation.

Surdosage

Les symptômes d’un surdosage de COC chez l’adulte et chez l’enfant peuvent comprendre : nausées, vomissements, douleur mammaire, étourdissements, douleur abdominale, somnolence et fatigue; une hémorragie de retrait peut survenir chez la femme. Il n’existe aucun antidote spécifique et le traitement complémentaire d’un surdosage, le cas échéant, porte sur les symptômes.

Si un surdosage est soupçonné, on doit communiquer avec le centre antipoison régional.

Mode D’action Et Pharmacologie Clinique

Mode d’action

Contraception orale

Bien que le principal mécanisme d’action soit l’inhibition de l’ovulation, l’efficacité des comprimés ALESSE peut aussi provenir d’autres modes d’action, tels que l’opposition du mucus cervical à la pénétration du sperme et à la migration des spermatozoïdes.

Acné

L’acné est une maladie du follicule pilosébacé caractérisée par l’hyperkératinisation, l’hypersécrétion sébacée et la prolifération bactérienne. L’étiologie de l’acné est multifactorielle, mais il y a lieu de croire qu’une action androgène, notamment la stimulation des glandes sébacées, est nécessaire à l’apparition de l’acné. La suppression des gonadotrophines par ALESSE entraîne une réduction de la sécrétion ovarienne d’androgènes, y compris l’androstènedione. De plus, ALESSE réduit significativement la quantité de testostérone sérique biodisponible en maintenant les élévations de la protéine porteuse des stéroïdes sexuels (SHBG, Sex Hormone Binding Globulin) causées par les œstrogènes14,30. ALESSE diminue en outre les taux sériques du glucuronide de 3b-androstanédiol (un marqueur de l'activité périphérique de la 5b-réductase)14,30. Ces changements biochimiques produits par l'administration simultanée de lévonorgestrel et d'éthinylœstradiol sont compatibles avec une atténuation de l'acné chez les femmes par ailleurs en bonne santé.

Populations particulières et états pathologiques

Personnes âgées (> 65 ans)

ALESSE n’est pas indiqué chez les femmes ménopausées.

Enfants (< 16 ans)

L'innocuité et l'efficacité des comprimés ALESSE ont été établies chez les femmes en âge de procréer. L’emploi de ce produit avant les premières règles n’est pas indiqué.

Stabilité Et Conservation

Conserver dans l’emballage d’origine entre 15 °C et 30 °C. Garder hors de la portée des enfants et des animaux de compagnie.

Une fois entamées, les plaquettes d'ALESSEMD 21 et d’ALESSEMD 28 doivent être protégées de la lumière au moyen de l'étui protecteur fourni.

Les médicaments ne doivent pas être jetés dans les eaux d'égout ou les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien comment vous débarrasser des médicaments dont vous n'avez plus besoin. Ces mesures visent à protéger l’environnement.

Directives Particulières De Manipulation

Aucune.

Forme Posologique, Composition Et Conditionnement

Les comprimés PrALESSEMD sont présentés en plaquettes alvéolées de 21 comprimés (ALESSEMD 21) et de 28 comprimés (ALESSEMD 28).

Chaque plaquette contient 21 comprimés roses ALESSEMD, chacun renfermant 100 mcg de lévonorgestrel et 20 mcg d'éthinylœstradiol. La plaquette pour le régime de 28 jours contient en outre 7 comprimés blancs renfermant des ingrédients inactifs.

Chaque comprimé actif contient les ingrédients suivants : lactose, cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, polacriline, hydroxypropylméthylcellulose, polyéthylèneglycol, dioxyde de titane et oxyde de fer rouge. Les comprimés peuvent également contenir de la cire de montanglycol (cire E pharmaceutique).

Chaque comprimé inactif (ALESSEMD 28) contient les ingrédients suivants :

  • Lactose, cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, polacriline, hydroxypropylméthylcellulose, polyéthylèneglycol, dioxyde de titane et cire de montanglycol (cire E pharmaceutique).

OU

  • Lactose, amidon de maïs, stéarate de magnésium, hydroxypropylméthylcellulose, polyéthylèneglycol et dioxyde de titane.

 

Numéro de contrôle : 186115
18 Septembre 2015

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